C’est le *6* je balance tout #10 (novembre 2017)

 

Mais !! Je suis encore en retard ! J’en suis troublée, cela ne m’arrive jamais dans la vraie vie.

L’excuse du mois :

Durant le mois de Novembre, je participe au NaNoWriMo, un défi d’écriture frappadingue dont je vous reparle tout en bas, et qui épuise bien 50% de mes capacités littéraires. Sachant que les 50% restants sont consacrés à l’exercice d’un métier lui aussi littéraire, c’est donc avec 0% de mon cerveau, mais beaucoup d’émotion, que j’entame aujourd’hui la rédaction de cet article.

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Dixième édition de ce nouveau rendez-vous mensuel, qui rime avec « C’est lundi, que lisez-vous ? », et peut se voir comme un complément ou un petit frère dérangé, comme il vous plaira. Je vous invite à l’adopter, il ne mord pas.

Le principe ? Quatre trucs à balancer !

  1. Le Top & Flop de ce que j’ai lu le mois dernier
  2. Au moins 1 chronique d’ailleurs lue le mois dernier
  3. Au moins 1 lien qui m’a fait « Wahou » le mois dernier (hors chronique littéraire)
  4. Et enfin : ce que j’ai fait de mieux le mois dernier

Ce mois-ci, en tout, j’ai lu 20 livres, dont : 10 romans graphiques…

…7 romans, 2 essais (pluzoumoin) et 1 recueil de nouvelles :
(Je les réunis car leur addition donne 10 , ce qui me permet d’avoir 2 rangées égales, et j’aime quand c’est tout bien aligné.)

 

1) TOP & FLOP

Alerte : entre les nombreux Top et les nombreux Meh, ce mois-ci, la catégorie « Top & Flop » est un peu longue. Aussi, TOI là, qui ne liras pas tout, voici mon Top 4 absolu, toutes catégories confondues. Ne les rate pas :

TOP 4

Vas-y tu peux sauter tout le reste et retourner hiberner, petit ourson mal léché. Car ceci is the best of the best, top of the hip, king of the pop. Oh yeah.

C’est parti pour les catégories : Lire la suite

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Le Prix Vendredi, Goncourt de la littérature Jeunesse – Et tout le monde s’en fout

Lundi dernier, le 9 septembre 2017, c’était la remise du…

Je vois une partie d’entre vous cligner des yeux. Le pri-quoi ?

Le Prix Vendredi. Lancé cette année, c’est le premier prix national indépendant de Littérature Jeunesse. Il entend récompenser un roman francophone de littérature ado-adulte (13 ans et +) paru entre le 1er janvier et le 30 septembre 2017.

C’est Anne-Laure Bondoux, avec son excellent L’aube sera grandiose, chez Gallimard Jeunesse, qui a remporté cette première édition. Deux autres romans ont reçu des mentions spéciales :

  • Colorado Train, de Thibault Vermot, chez Sarbacane (que je vous recommande pour son style ambitieux et son sens du frisson, et dont une critique paraîtra bientôt ici)
  • Naissance des cœurs de pierre, d’Antoine Dole, chez Actes Sud Junior (que je n’ai pas lu, mais ça ne saurait tarder !)

J’étais très excitée à l’annonce du lancement. Mais ce qui m’intéresse, dans ce prix, plus que ses lauréats, c’est ce qu’il dit de la littérature jeunesse… à commencer par la façon dont elle est relayée dans les médias.

C’est-à-dire, MAL.

On lance le Goncourt de la Littérature Jeunesse

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C’est le 1er je balance tout #9 (octobre 2017)

Qui-qui-c’est qui croyait qu’il y avait 31 jours en septembre ?

#genius

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Neuvième édition de ce nouveau rendez-vous mensuel, qui rime avec « C’est lundi, que lisez-vous ? », et peut se voir comme un complément ou un petit frère dérangé, comme il vous plaira. Je vous invite à l’adopter, il ne mord pas.

Le principe ? Quatre trucs à balancer !

  1. Le Top & Flop de ce que j’ai lu le mois dernier
  2. Au moins 1 chronique d’ailleurs lue le mois dernier
  3. Au moins 1 lien qui m’a fait « Wahou » le mois dernier (hors chronique littéraire)
  4. Et enfin : ce que j’ai fait de mieux le mois dernier

Comme le mois de septembre est le vainqueur incontestable et incontesté de la Champion’s League des Mois qui passent le plus vite...

Le mois de décembre a été déclassé après que j’ai vécu *Noël en librairie* Je peux désormais affirmer, avec tous les commerçants du monde,
que ce mois est très, TRÈS long.

… j’ai le sentiment d’avoir tapé un sprint de quatre semaines, et quant à savoir où j’ai trouvé le temps de lire, c’est un mystère que je ne vais pas explorer, car je sors du train et j’ai sommeil.

Ce mois-ci, nous irons donc droit au but, et si vous me voyez dévier dans les hautes herbes, c’est tout à fait normal, je suis incapable de rouler bien droit sur les autoroutes, vous le savez, d’ailleurs si vous êtes là c’est que vous aimez  partir dans le décor avec moi, bref comme je disais avant de faire preuve de prolixité poétisante et confuse, n’essayez pas de m’en empêcher, car ce mois-ci, j’irai droit au but :

Mes 12 lectures du mois :

 

Ce qui fait donc 1 recueil de poèmes, 8 romans, et 3 BD (j’ai ralenti) (mais entre-temps, côté BD, j’ai entamé un sacré morceau : Blankets, de Craig Thompson, que vous avez été nombreux(ses) à me recommander après ma critique de Habibi).

1) TOP & FLOP Lire la suite

L’aube sera grandiose, d’Anne-Laure Bondoux (Gallimard Jeunesse, 2017)

Je vous avais promis de vous parler de L’aube sera grandiose. Comme il sort bientôt (le 21 septembre 2017) c’est l’heure de tenir ma promesse :

Épopée jubilatoire d’une cavale familiale à la Malavita, récit intimiste sur deux générations, le nouvel Anne-Laure Bondoux est un petit bijou.

 

Sans prévenir, la mère de Nine l’embarque pour une virée mystérieuse. Titania Karelman, romancière à succès, « la fée du suspense », conduit alors sa fille dans une petite cabane près d’un lac, et lui promet que la nuit va être longue. Elle a en effet décidé de lui révéler un lourd et fascinant secret de famille.

Au fil du récit, on découvre une famille haute en couleur (pour ne pas dire psychédélique) que Nine ne connaissait pas. Puis le mystère s’épaissit lorsqu’on apprend l’identité du père de Titania (et donc du grand-père de Nine) : un type peu recommandable (c’est rien de le dire) aux activités quelques peu illégales (*tousse, tousse*). Titania et ses frères, qui ont échappé à son emprise il y a bien longtemps, ont toujours craint son retour, et ceci pour une bonne raison, que Nine ne vas pas tarder à découvrir…

Car, pour la première fois de sa vie, à l’aube de cette nuit de secrets, elle va rencontrer sa grand-mère et ses oncles psychédéliques.
Une famille de cinéma, sortie de derrière le rideau pour la saluer.

Ok, donc,
POURQUOI C’EST BIEN ? Lire la suite

C’est le 1er, je balance tout (#8, septembre 2017)

Huitième édition de ce nouveau rendez-vous mensuel, qui rime avec « C’est lundi, que lisez-vous ? », et peut se voir comme un complément ou un petit frère dérangé, comme il vous plaira. Je vous invite à l’adopter, il ne mord pas.

Le principe ? Quatre trucs à balancer !

  1. Le Top & Flop de ce que j’ai lu le mois dernier
  2. Au moins 1 chronique d’ailleurs lue le mois dernier
  3. Au moins 1 lien qui m’a fait « Wahou » le mois dernier (hors chronique littéraire)
  4. Et enfin : ce que j’ai fait de mieux le mois dernier

Allez vous faire lire — C'est le 1er je balance tout

Avant de déployer, comme d’habitude, la liste des ouvrages que j’ai lus le mois dernier et mes coups de cœur parmi eux, petit encart informatif en forme de:

— Je vous présente toutes mes confuses —

Le dernier article publié sur le blog est le C’est le 1er du mois précédent. vous pouvez donc voir deux C’est le 1er s’enchaîner sans articles de fond entre les deux, ce que je trouve vaguement sale et gênant, comme du linge qui traîne par terre dans la salle de bain alors qu’on a des invités.

« Je t’attendais pas »

J’imagine que vous êtes très déçus par mon attitude, et j’imagine sans doute mal, car vous étiez probablement en vacances tout le mois d’août et avez accessoirement d’autres choses largement plus préoccupantes dans votre vie que mon rythme de parution, mais en dépit de la raison, j’imagine quand même que vous êtes déçus, trompés et trahis, aussi je vous présente mes confuses.

La vérité, c’est que j’ai été absente tous les week-ends — pour profiter de mon absence de vacances — et ai eu un gros événement à préparer sur le peu de temps libre qui me restait.

Mais revenons à nos étagères.

Ma mini étagère de bureau « livres en cours ».

Ce mois-ci, j’ai lu 24 livres.

Oui, ça fait beaucoup — mais ce décompte comprend 15 BD et rappelons-nous que la BD, ça se lit plus vite que la littérature écrite en police 10 — donc interdiction de hurler ou de soupirer Oh ! Ah ! Tu lis tellement !… Parce que :

  1. Certes
  2. So what ?

Est-on plus ou moins épanoui à lire plus ou moins de livres par mois ? Est-on content du rythme de ses lectures, ou plutôt de leur qualité ? Lis-je (et lis-tu) de bons titres, ou des trucs complètement con ?
À toi seul(e) de répondre à ces questions, petite fleur de lotus. Lire la suite

Comment lire plus — 20 idées

Pourquoi lire plus ? Comment lire plus ? (Qui suis-je, ou vais-je ?)

Tu aimerais tellement lire plus.
C’est un fait.
Mais pourquoi, en fait ?

Ce n’est pas une question piège, je me la pose à moi-même : pourquoi me dis-je régulièrement que j’aimerais lire « plus » ?

  1. Parce qu’en bon petit soldat du capitalisme, j’ai intégré le credo du « toujours plus » ?
  2. Parce que je jalouse la culture de ceux qui ont lu tellement plus de livre que moi ?
  3. Parce que, globalement, j’ai l’impression que mes heures quotidiennes filent entre mes doigts et qu’aucune n’a vraiment été consacrée à une activité qui me tienne à cœur ?
  4. Parce que je m’épanouis dans la lecture et que je consacre mon temps à des trucs tellement vides ? (Comme scroller sur Facebook et Tumblr)

À gauche : moi. À droite : ma conscience.

P’têt tout ça, p’têt d’autres choses. Je ne sais pas si ce sont toutes de bonnes raisons. Mais si tu te dis que tu aimerais tellement lire plus, avant de t’engager dans la suite de cet article consacré à « Comment lire plus », je pense qu’il faut que tu te poses la question :

« Pourquoi ? Pourquoi j’y tiens tant ? »

Que tu lises un livre par mois, ou huit, ou vingt, finalement… qu’est-ce que ça fait ? En tires-tu ce que tu as envie d’en tirer ?

-Du plaisir ?
-De la connaissance ?
-Du matériau à conversation ?
-De la pâte à modeler intellectuelle ?
-Un statut ?
-Une façon de passer le temps ?

En bref : Pourquoi tu lis ?

Avant de réfléchir à des stratagèmes pour lire davantage, il me semble essentiel que tu répondes à cette question. En secret, pour toi-même. Pas obligé de me le dire en commentaire. Même si je vais te dire pourquoi moi je lis :

  1. Pour mon plaisir (Quand ça m’ennuie, je referme le livre. Vrai de vrai. Je ne le finis pas. Je ne vois aucun, mais aucun intérêt à m’infliger volontairement de l’ennui en barre.)
  2. Par curiosité professionnelle (Là-dedans je case un magma chelou : volonté d’enrichir ma culture du genre, envie d’entrer dans la conversation avec des amis ou collègues (blogueurs, auteurs, éditeurs, libraires…))
  3. Par défi (J’ai toujours eu un peu le goût de la compétition, que ce soit dans le sport ou dans le scolaire, et ça se retrouve dans ma façon de lire, j’ai parfois envie de me lancer des challenges à moi-même, de sortir de ma zone de confort, me faire des frayeurs, tenter des expériences, et prosaïquement aussi, j’aime lire dans le cadre de concours, de jurys, de thématiques, de décomptes, etc.)

Je ne lis plus du tout pour :

Passer le temps. C’était je pense la première raison (et la principale) à mes lectures de jeunesse. Je dévorais les livres sans penser à rien, ravie de m’embarquer dans un autre univers pour échapper au mien. Quand t’es petit, tu t’ennuies facilement, car le temps s’étire à l’infini entre les repas où tu dois te tenir droit. Les vacances sont des ères paléolithiques entières. La lecture est un miracle, dans ces espaces-temps surréalistes.

Jour de vacances réel : 23. Jour de vacances ressenti : 373.

Or, je ne lis plus du tout comme ça. Je n’ai plus de temps à passer, rien que tu temps à trouver (comme la plupart des adultes).

Et donc, comme je suis à la recherche de failles temporelles dans lesquelles glisser quelques minutes ou quelques heures de lectures, je me demande parfois comment lire plus.

Comment comment comment ?
(Et vu comme ça, on découvre que, la vraie question, c’est : Quand quand quand ?)
Je rêve au Retourneur de Temps d’Hermione.

J’ai dégagé quelques astuces, que je partage avec toi, qui as tes propres raisons de lire plus. La plupart de ces astuces te sont connues et tu ne les suis pas. Cet article a pour but de te les remettre en mémoire car, de temps en temps, ça fait du bien. Notre cerveau est faible et fragile, comme notre motivation à aller courir le matin.

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Vango, de Timothée de Fombelle (Gallimard Jeunesse, 2010-2011)

Il est venu le jour où je perds la moitié de mes amis. Car aujourd’hui, je publie une chronique « Meh » de Vango.

Bon, resituons sur la carte : « Meh », ça veut dire que j’ai un ressenti mitigé, ni Top, ni Flop.

Zoomons davantage sur la carte : dans la grande ville des « Meh », Vango se situe les fesses dans le vide, raccroché au rempart par les bras. J’ai aimé cette lecture. MAIS. Elle m’a souvent frustrée, agacée, déçue… en somme, je l’ai « aimeh ».

Pourtant, ça s’annonçait vraiment, vraiment bien. Timothée de Fombelle, je l’avais plutôt à la bonne (je l’ai toujours à la bonne, d’ailleurs) … puisque j’avais adoré d’amour Le Livre de Perle, qui était mon coup de cœur de 2015 (cf. Mon Top Jeunesse 2015), mais aussi Tobie Lolness, l’un de mes grands chouchous de tous les temps (cf. mon Top Jeunesse 2016), et enfin, dans un genre très différent, le magnifique monologue théâtral (paru en littérature générale, chez Actes Sud) Je danse toujours.

 

Donc pour l’instant, c’était un sans faute.

Je savais que c’était trop beau pour être vrai.

Je rédige cette critique non seulement pour la joie sauvage qu’elle me procure (comme tout Français qui se respecte, j’aime me plaindre quand il fait froid, quand il faut chaud, quand j’ai les chaussettes mouillées, des miettes sur mon canapé, etc.) mais aussi et surtout pour comprendre pourquoi ce qui a fonctionné dans Tobie n’a pas fonctionné ici.

On parle ici d’un bon livre. Gardez à l’esprit que malgré toutes les faiblesses que je vais souligner dans la suite de cet article, Vango est un bon roman.

Place, donc.

Paris, 1934. Vango est allongé sur le parvis de Notre Dame, prêt à être ordonné prêtre dans la cérémonie de sa vie. Pourtant, celle-ci est interrompue par la police venue l’arrêter — et, bientôt, par des balles qui fusent d’une fenêtre haut perchée, plus loin. Encore et toujours ces mystérieux assassins à ses trousses ! Les mêmes depuis des années. Vango s’enfuit en escaladant la façade de la cathédrale, échappe à ses poursuivants comme une anguille, saute de toits en toits, reprend sa course interrompue, abandonne ses rêves. Dans la foule, une jeune fille transie de froid n’ose pas admettre qu’elle est soulagée — il ne sera pas prêtre.
Quels mystères recèle le passé de Vango pour le mettre ainsi en ligne de mire de dangereux tueurs acharnés ? Et pourquoi la police le poursuit-elle ?

POURQUOI C’EST BIEN Lire la suite

Des livres pour réussir ton BINGO LECTURE de l’été

Pour cet été, que vous partiez en vacances aux Îles Grenadine ou que vous restiez les doigts de pieds en éventail sur votre canapé usé, il va vous falloir des livres. Beaucoup de livres. Heureusement, l’Internet vient à votre secours avec :

Comme vous, j’ai vu fleurir de nombreuses listes de lecture estivales, et pour vous proposer la mienne, j’ai choisi de reprendre le BINGO lecture proposé par Gallimard Jeunesse. Parce que j’aime beaucoup ce mot.

Vous connaissez le principe du bingo : il faut remplir une ligne. (Horizontale, verticale, diagonale.) Je trouve le principe fun et motivant, pour se lancer un petit défi d’été réalisable — 4 livres pour les lecteurs raisonnables, jusqu’à 16 pour les affamés !

Comme je fais partie des affamés (voire, disons-le, des déséquilibrés monomaniaques), je vous ai concocté une ÉNORME liste de suggestions de lecture qui mélange BD et romans et qui va de la jeunesse (8-12 ans) au public ado-adulte.

C’est gratuit, ça me fait plaisir.

PREMIÈRE LISTE : ROMANS ET BD ADO-ADULTE Lire la suite

C’est le 1er, je balance tout (#6, juillet 2017)

Sixième édition de ce nouveau rendez-vous mensuel, qui rime avec « C’est lundi, que lisez-vous ? », et peut se voir comme un complément ou un petit frère dérangé, comme il vous plaira. Je vous invite à l’adopter, il ne mord pas.

Le principe ? Quatre trucs à balancer !

  1. Le Top & Flop de ce que j’ai lu le mois dernier
  2. Au moins 1 chronique d’ailleurs lue le mois dernier
  3. Au moins 1 lien qui m’a fait « Wahou » le mois dernier (hors chronique littéraire)
  4. Et enfin : ce que j’ai fait de mieux le mois dernier

1) TOP & FLOP

Alors ce mois-ci en tout j’ai lu… plein de choses différentes ! Des BD, des romans, mais aussi des recueils de nouvelles et de poèmes, et (même!) des essais.

Côté BD :

 

Côté nouvelles, poésie et essais :

 

… et enfin, côté romans :

 

Soit 26 livres ce mois-ci !

La raison de cette abondance (et cet éparpillement) ? Je suis partie à l’aventure avec Bloup (fidèle chroniqueuse) à Saint-Malo, lui faire découvrir le Festival Étonnants Voyageurs, qui comprend un salon du livre spécialisé en jeunesse mais aussi (et, historiquement, surtout) en littérature du voyage (on y trouve ainsi beaucoup de petites maisons de littérature étrangère et de poésie). Puis, comme je n’avais pas ma dose, je me suis rendue avec mon amoureux au Marché de la Poésie place Saint Sulpice à Paris la semaine suivante. Et comme chaque fois que je me rends en salon, la courbe de ma consommation littéraire a fait un bond de malade.

Mais c’est de voir tous ces petits livres orphelins sur des tables, aussi. Et tous ces petits auteurs orphelins derrière les tables, en plus.

Le plus intéressant de mon point de vue : j’ai fait beaucoup de rencontres qui m’ont donné envie de découvrir des littératures hors de ma zone de confort (comme des polars), et j’ai lu pas mal de textes qui m’ont amenée à adopter une approche différente de la lecture et de l’écriture (notamment des poèmes).

Du coup, je me suis souvenue que c’est toujours sympa de changer d’air (et que je devrais sortir mes orteils du bain de la litté jeunesse plus régulièrement).

Illustration d’un (autre) hibou invité à sortir de sa zone de confort.

Remarque en passant : bon, j’ai quand même lu un certain nombre de romans jeunesse dont j’attends la parution avec impatience et trépidation car je crève d’envie de vous en PARLER. (Je me dis que rédiger des critiques avec trop d’avance sur la sortie des livres est un brin improductif dans le sens où ça vous crée de la frustration.) Bref, rendez-vous en août pour vous parler notamment de :

  1. La fourmi rouge, d’Émilie Chazerand (chez Sarbacane) : un ÉNORME coup de cœur (que j’ai lu six fois maintenant, et il continue de me faire autant rire, ce qui mérite clairement une médaille, médaille qu’on pourrait appeler le « prix Mission Cléopâtre ») ;
  2. L’aube sera grandiose, le nouveau Anne-Laure Bondoux (chez Gallimard Jeunesse) : qui, en termes de « suivi émotionnel » est une magnifique réponse à son roman précédent (même si narrativement, aucun rapport) ;
  3. Colorado Train, de Thibault Vermot (chez Sarbacane) : une sacrée claque presque cinématographique, un thriller à hauteur d’ados dans le Colorado des années 50, avec une ambiance collante, étouffante comme ces après-midis d’été à jouer dans la canicule tandis qu’un danger rôde ;
  4. Les cancres de Rousseau, d’Inca Sané (chez Sarbacane) : premier roman que je lis de cet auteur à la langue qui frappe et qui caresse ; découverte géniale de son univers.

Qui a dit « vendue ? »

Je suis corporate, c’est tout. Comme McGo.

C’est donc parti pour le…

#1. TOP & FLOP Lire la suite

Tag 100% féministe

« 100% féministe » ? Le titre de cet article va vous intriguer, vous agacer, vous déstabiliser ou vous attirer — selon votre univers de référence — comme le fait toujours le mot « féministe ». Vous recommandé-je, dedans, exclusivement des romans féministes ? Non, pas du tout.

Ouaip. Attends, quoi ?

En écho à une longue discussion que l’article TAG 100% féministe de Tom (La Voix du Livre) avait amenée sur Facebook avec plusieurs amis intéressés par la question (blogueurs, écrivains, curieux) : ce ne sont pas nécessairement les livres évoqués qui sont féministes (ils peuvent l’être), c’est le « tag », qui l’est.

C’est le fait-même de choisir de mettre en avant, valoriser, aimer et réfléchir sur les femmes dans la littérature qui en fait un article « 100% féministe ».

Et ce n’est pas un gros mot.

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