Le sel de nos larmes, de Ruta Sepetys (Gallimard Jeunesse, 2016)

Article par Patatita

Hé, bonjour toi, mignon petit pavé déniché au magnifique (*paillettes et arc-en-ciel*) Salon du Livre Jeunesse de Montreuil.

4 voix se croisent.

Pourquoi Johana, brillante infirmière Lituanienne, est-elle poussée par le besoin irrépressible de sauver tous ceux qu’elle croise ? Qui est Florian, cet Allemand qui fuit sans vouloir donner son nom, et qui, étrangement, ne porte pas d’uniforme militaire ? Qu’est-ce qui pousse Emilia, jeune Polonaise qui semble cacher un lourd secret sous son manteau ? Et quel Alfred faut-il croire : le dévoué marin du Reich, ou le jeune homme qui se terre au fond d’une cale ?

La culpabilité, le destin, la honte, la peur ; le chemin de ces quatre adolescents, pris entre les tirs croisés de Staline et Hitler, les mène vers une échappatoire inespérée : le Wilhelm Gustloff, immense navire qui doit emporter des milliers de réfugiés loin du front.

Warning :
ne pas s’approcher de ce roman d’un air attendri,
la bouche en cœur, prêt à pincer ses bonnes grosses joues :
vous risqueriez de vous prendre un raz de marée émotionnel en pleine figure ! Lire la suite

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LA VOIX DES BLOGS : Prix de littérature jeunesse remis par des blogueurs

Il faut que je vous parle d’un truc : je suis juré d’un prix littéraire. Oh, c’est un prix discret, il est encore tout neuf (il a six ans, même pas l’âge de raison), il cherche encore qui il est et à comprendre ce qui se passe autour, comme le Docteur juste après une regénération.

Oh, j’ai survécu. Formidable. J’adore quand je fais ça.

Ce prix littéraire s’appelle :

La Voix des Blogs

(Ce disant, je jette des paillettes sur toi. Merci de bien vouloir accuser réception.) Lire la suite

La littérature change la vie — Histoire(s) vraie(s)

Il n’y a pas longtemps, mais vraiment pas longtemps, quelque chose comme 14 jours de ça, j’ai lu un livre que j’ai bien aimé. Jusqu’ici, c’est l’anecdote la moins excitante que tu aies entendue depuis celle du mug de thé qui a refroidi parce qu’on l’avait oublié. D’ailleurs, tu me lis d’un intérêt pareillement tiède en ce moment. Reste, s’il te plaît. J’ai lu un livre que j’ai bien aimé, et qui devrait n’être qu’un titre cool parmi tous les titres cool de ma liste annuelle, et il y en a un paquet, toi-même tu le sais.

OR, ce livre reste en moi de façon tout à fait singulière et pour une raison totalement indépendante de ses qualités littéraires (par ailleurs formidables).

Pour faire court : depuis la lecture de Jefferson, de Jean-Claude Mourlevat, j’ai décidé de ne plus manger de viande.

Mais je ne vais pas vous parler de végétarianisme. Du tout.

OUF.

Ce livre, pour anodin qu’il est dans ma vaste expérience d’exploration littéraire, a déclenché un éveil en moi. Mieux qu’un millier de vidéos, discussions, démonstrations intellectuelles et infographies colorées, il m’a parlé.

Or, comme ce n’est pas la première fois que ça m’arrive, c’est de ça que j’ai envie de vous entretenir aujourd’hui.

Du pouvoir qu’a la littérature de changer la vie.

La littérature change la vie, non pas en faisant la leçon, mais en tant que littérature. Parce qu’on a besoin d’histoires pour être ému, d’une voix qui nous parle pour se reconnaître dans l’autre. Combien de fois tu t’es dit en lisant « Ohmondieu je pensais être le seul weirdo à faire ça ! » et cela t’a uni, dans un grand élan cosmique, avec tous les autres weirdos de l’univers.

La littérature te permet d’apprendre à te connaître, de t’ouvrir aux autres dans leurs différences inattendues-qui-ressemblent-aux-tiennes, de t’interroger sur des aspects du monde qui t’apparaissaient jusque là tout à fait lisses-normaux-boring et de te chambouler par petits taquets excitants, comme ça, en loucedé, sous la couette, pendant que tu lis Tintin.

Enfin peut-être pas Tintin. Mais qui sait.

Aussi, puisque les discours ne valent rien et que j’ai déjà beaucoup trop parlé, je laisse la place aux témoignages.

La littérature ouvre au monde

« Je suis devenue féministe à la lecture de La Servante écarlate qui a été un véritable électrochoc : il m’a douloureusement fait prendre conscience que ce que je croyais acquis en terme de droits des femmes ne l’était pas et que le féminisme dont je me moquais éperdument était plus que nécessaire. »
Marie-Ca (Les Lectures du Monstre)

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Opération pantalon de Cat Clarke (Robert Laffont, 2017)

Article par Skarabäus

Je ne sais pas si c’est la production éditoriale de ces derniers mois, ou simplement le réseau de bibliothèque que je fréquente, mais je suis « tombée » sur beaucoup de livres jeunesse qui parlent d’identité non cisgenre ou d’orientation sexuelle non hétéronormée… Et ça, c’est une bonne chose.

Pitch : Olivia, pardon Liv, n’est pas ce que son apparence extérieure laisse croire. Et du coup, l’obligation de la jupe d’uniforme, c’est pas possible pour… elle. Enfin, lui. Oui, c’est compliqué.
Et il y a des tas de trucs encore plus compliqués…

À quel point compliqués ?

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TOP Littérature Jeunesse 2017

On arrive à la fin de l’année : c’est le moment où les libraires s’arrachent les paupières à l’approche des arrivages de Noël et, celui où nous, lecteurs, on peut y voir plus clair, la frénésie de la rentrée étant enfin calmée.

Dans cet esprit, j’ai commencé à concocter mon habituelle liste de coups de cœur de l’année 2018, ambiance Top Chef, saveur mille parfums. Une belle liste toute proprette, riche de recommandations de lecture, un vrai gratin multicouches.

Et maintenant, t’as faim.

Quand soudain,

HORREUR.

Saisie d’un effroi digne du maître de maison ouvrant son frigo le 25 pour se rendre compte qu’il a oublié la bûche, j’ai fait :

Nooon. Si ?
J’ai oublié de publier mon Top jeunesse 2017.

Du coup, mes chers amis, vous aurez deux TOP cette années, à quelques semaines d’écart. Oui, je suis du genre à te servir la bûche de l’an dernier. BAH NON, je vais pas sauter la liste 2017, t’es pas sérieux, la voici au contraire avec un recul tout poli bien peigné de 10 mois de réflexion sur mes lectures de l’an passé. On a rarement l’occasion de faire mijoter si longtemps le plan de ses dissertations.

Et donc, HERE IT COMES, mes 15 meilleures lectures jeunesse de 2017. Tellement en retard que ça vaut plus la peine de s’excuser.

Tu t’attendais pas à ce qu’un tube de 2007 vienne te frapper comme ça au coin du nez, hein ?

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Le livre de la poussière, 1. La Belle Sauvage, de Philip Pullman (Gallimard Jeunesse, 2017)

Ok donc j’ai lu ce roman il y a à présent un an, et pour la rédaction de cette chronique, qui a beaucoup tardé, je l’ai RE-LU en entier, oui Madame. Mon opinion est donc tout vernie de sagesse et —

Oh mon DIEU comment c’est BIEN !!!

Pour rendre justice à mon enthousiasme, pour la durée de toute cette critique, il conviendra d’imaginer non pas une femme adulte derrière un clavier ventant de façon argumentée les mérites d’un excellent roman, mais un écureuil sous cocaïne en train de bondir dans tous les sens pour présenter sa noisette préférée.

J’apprécie votre coopération dans cet exercice.

Récap pour ceux qui ont une vie en-dehors de la littérature jeunesse : Philip Pullman, l’auteur de la trilogie La Croisée des Mondes (parue entre 1995 et 2000), énorme succès fantastique érigé en classique de la littérature de genre pour petits et grands…

…écrit une nouvelle trilogie fantastique se déroulant dans le même univers, un spin-off (comprendre que ça se passe en parallèle des faits que nous connaissons, ou avant, ou après) qui s’appelle Le Livre de la Poussière et dont le tome 1, La Belle Sauvage, a paru en français chez Gallimard Jeunesse le 16 novembre 2017.

Armée de ma patience caractéristique, je l’ai évidemment acheté le jour de sa parution en VO, , le 19 octobre 2017 à 19h30, pour commencer à le lire dans les transports sitôt sortie de chez Shakespeare & Co.

Moi dans le métro

Je l’ai lu avec un acharnement pugnace et une lenteur rageante, car le vocabulaire so british de la campagne m’est totalement mais alors totalement étranger, et je devais vérifier toutes les deux pages si le dæmon qui venait de se percher sur l’épaule de son humain était un chat, un piaf, ou un bon dieu de singe. J’ai appris de nombreux noms d’animaux en anglais, merci l’imagier Pullman, et j’ai découvert à cette occasion mon nouvel animal préféré :

LE MARMOUSETC’EST UN SINGE MINIATURE.
JE HURLE.

Cute ? Super cute. Mais revenons à notre campagne anglaise : Lire la suite

5 livres jeunesses que des blogueurs m’ont donné envie de lire

COUCOU. JE VIS.

Pardon, je ne devrais pas crier, c’est toujours déstabilisant quand un proche décédé depuis longtemps vient hurler COUCOU tout près comme ça. C’est l’enthousiasme de vous retrouver, j’en perds mon étiquette.

Notez : j’ai évité de m’extraire d’un magma fuligineux dans une posture dramatique. Résurgence de savoir-vivre.

À l’occasion de PARTIR EN LIVRE (cékoi ? mécékoi ?), qui est la fête nationale du livre jeunesse organisée par le ministère de la culture (ah ok), et ne partez pas tout de suite, promis j’arrête de parler comme la page d’accueil d’une médiathèque, je me suis lancée le défi, avec quelques autres personnes généreuses et inspirées, de VOUS PARLER LITTÉRATURE JEUNESSE.

Dingue !! Je vais parler littérature jeunesse !! Vos chaussettes en tombent. Lire la suite

Colorado train, de Thibault Vermot (Sarbacane, 2017)

Article par Bloup

Impatient(e) de retrouver les héros de la série Stranger Things ? Avant de vous plonger dans la prochaine saison, voici un petit quelque chose pour vous remettre doucement dans l’ambiance…

1949, ville de Durango, État du Colorado. George, Suzy, Don, Durham, Michael et son frère Calvin, sont inséparables. La vie qu’ils mènent paraît tout à fait normale pour des adolescents d’après-guerre : entre deux plans pour fabriquer des fusées, ils cherchent à éviter les mouises avec Moe et sa bande, les affreux de la ville. Ce quotidien aurait pu ne connaître jamais de fin, mais un train arrive un jour avec un passager clandestin… Doucement, une menace s’installe autour des héros, une menace qui finira par les prendre en chasse !

POURQUOI C’EST COOL

  1. La bande de copains inséparables

L’amitié entre les 6 personnages principaux est dépeinte de manière toute simple et authentique : chacun avec sa personnalité, ils se complètent, se chamaillent, se serrent les coudes… Bref, ils sont joliment unis et laissent entrer sans peine le lecteur dans leur cercle.

Même dans leur manière de parler, les personnages (ados en 1949) font très authentiques (petites insultes affectives, introductions de parties en anglais telles qu’on peut en dire dans notre quotidien après avoir regardé trop de séries américaines — ou juste de la pub, les petites phrases en anglais sont partout autour de nous). Par exemple

– T’as des preuves ? T’as des détails ?
– Bah non.
– Bah, ferme-la mon gros. Just sit and think. (p. 82) Lire la suite

Lady Helen 2. Le Pacte des Mauvais Jours, d’Alison Goodman (Gallimard Jeunesse 2017)

Article par Bloup

Lady Helen est de retour ! Après notre chronique à quatre mains du tome 1 et notre passionnante rencontre avec l’auteure, venez découvrir mon avis sur ce deuxième tome !

Après son départ précipité de la maison de son oncle, Lady Helen passe l’été dans la ville balnéaire de Brighton sous le chaperonnage de Lady Margaret Ridgewell et de son frère, Lord Hammond. Petit repos bien mérité au bord de la mer ? Que nenni ! Le séjour n’est qu’un prétexte pour que lord Carlston enseigne à Helen les bases de son rôle de Vigilante… et comment y survivre !

Officiellement intégrée au Club des Mauvais Jours (le club très fermé et ultra-secret qui pourchasse les vilains Abuseurs), Helen ne tarde pas à en voir les travers hiérarchiques  : M. Pike, à la tête du Club lui confie une mission dans le dos de Carlston : retrouver le journal de Benchley (le méchant du tome 1) contenant de précieuses et dangereuses informations…

Cette recherche la mènera à mentir, se travestir en homme, pénétrer dans des maisons closes… et bien sûr, croiser la route d’Abuseurs dont elle devra botter les fesses !

§

Comme pour la première chronique, faisons un petit tour des plus et des moins de la suite des aventures d’Helen et des garçons :

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C’est le 1er, je balance tout (#15, avril 2018)

Quinzième édition de ce  rendez-vous mensuel, qui rime avec « C’est lundi, que lisez-vous ? », et peut se voir comme un complément ou un petit frère dérangé, comme il vous plaira. Je vous invite à l’adopter, il ne mord pas.

Le principe ? Quatre trucs à balancer !

  1. Le Top & Flop de ce que j’ai lu le mois dernier
  2. Au moins 1 chronique d’ailleurs lue le mois dernier
  3. Au moins 1 lien qui m’a fait « Wahou » le mois dernier (hors chronique littéraire)
  4. Et enfin : ce que j’ai fait de mieux le mois dernier

Aujourd’hui, 1er avril, j’ai 3 mois de retard dans mon bilan, aussi, préparez-vous pour le

SUPER
FAT

BANCO

Pour vous uniquement aujourd’hui, offre spéciale, un bon gros « 3 pour 1 » digne du Black friday.

Sur ces 3 mois, j’ai lu 56 livresn dont plusieurs qui se lisaient en 10-20 minutes et viennent donc gonfler ces stats de façon tout à fait malhonnête, mais who cares ? Lire la suite