TOP 5. Mauvais livres à la mode et ce que je vous recommande à la place

« Owi ! C’est l’instant langue de vipère ! » vous réjouissez-vous en remuant du derrière pour creuser un petit nid confortable devant votre écran.

Aujourd’hui, je vais vous parler de livres que je trouve vastement surestimés et surreprésentés sur la blogosphère :

Avertissement (s’il est besoin) : quand je trouve un livre mauvais, cela tient à mon acception de la littérature, aux qualités que JE cherche, lis, reconnais. Et là-dessus, on n’est pas tous d’accord, je suis parfois même très seule, comme il t’arrive de l’être quand tu corriges une faute de grammaire au repas de Noël et que personne, absolument PERSONNE, n’est d’accord avec toi. (Alors que, bien sûr, tu as raison. Quelle horreur. Rien que d’y penser, tu en frissonnes encore.)

Bref, par exemple, je trouve qu’une grande proportion des romans de Marguerite Duras sont mauvais. Ce qui devrait te mener habilement à l’idée suivante :

CE N’EST PAS PARCE QUE JE DIS QUE CES LIVRES SONT MAUVAIS
QU’ILS LE SONT DANS L’ABSOLU

Et surtout, ce qui m’intéresse, davantage que d’en dire du mal (même si toi et moi, on aime bien dire du mal, parfois), c’est de proposer, à la place de ces mauvais livres à la mode, des titres dans le même genre qui sont merveilleux et infiniment meilleurs.

Ready ?

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TOP 5. Romans gays plutôt gais (ou inversement)

Dans ce top 5, je ne vous recommande que des livres que j’ai lu et adorés. Donc : c’est incomplet, c’est imparfait, mais je vous propose aujourd’hui :

DES ROMANS GAYS PLUTÔT GAIS (ou inversement)
même si en vérité il s’agit surtout d’explorer l’amour et la sexualité

hors des sentiers purement héréro

Pourquoi ?

¿ Por qué no ?

Des listes de romans thématiques, on en trouve facilement sur internet, et certaines se chargent de référencer les romans jeunesse qui explorent la sexualité. Pas dur de trouver ces listes… si on les cherche. Sorti des plateformes thématiques LGBTA+*, ce n’est pas tellement une littérature mise en avant.

MAH C’EST UN TORT ! Les romans pour ados explorant le genre amoureux et sa sexualité sont souvent géniaux — et, d’ailleurs, même quand ils pêchent par d’autres aspects littéraires, ils s’avèrent souvent réussis sur celui-ci. Pourquoi ? Aucune idée, mais une intuition : les auteurs de ces romans se souviennent de ces interrogations douces-amères, de ces élans brûlants et violents, de ces douleurs et incertitudes, qu’ils ont ressenties ados, quand ils aimaient, quand ils voyaient leurs amis s’aimer, quand ils se demandaient quelle était leur place, quand il voulaient jouer au jeu de l’amour, eux aussi.

J-je crois que tu me plais. Parce que, quand je te vois, mon cerveau devient débile.

(Je ne sais pas si ça vous rappelle quelque chose, mais à moi, oui.)

On touche alors à un bout de vérité dont on (l’auteur, nous) ne s’est pas tout à fait débarrassé, comme un morceau de mue adolescente invisible à l’œil nu qui serait néanmoins resté accroché.

Parce que ces livres sont très bons là-dessus, je vous propose une petite liste de recommandations de romans gays plutôt gais (ou inversement). Lire la suite

TOP 5. Livres petits mais costauds

Mais que vois-je donc ? Un article !? On n’y croyait plus.

En plus, ce n’est même pas le « C’est le 1er, je balance tout », donc on ne comprend rien à ski s’passe, et tout ce déboussolement nous va nous faire une luxation oculaire à force de chercher le Nord. Vite, vite, un communiqué officiel :

  • Pas de « C’est le 1er ce mois-ci », en raison de circonstances exceptionnelles que nous appellerons « la vie ». (Ou « Montreuil ».) (Double dose le mois prochain !)
  • Je vais proposer une série de Petits Tops d’ici à Noël, une sorte de calendrier de l’avent de recommandations qui vous inspirera je l’espère des listes de cadeaux à (vous faire) offrir.

Sans plus attendre, voici le premier de ces petits tops !

TOP 5 — PETITS MAIS COSTAUDS Lire la suite

C’est le *6* je balance tout #10 (novembre 2017)

 

Mais !! Je suis encore en retard ! J’en suis troublée, cela ne m’arrive jamais dans la vraie vie.

L’excuse du mois :

Durant le mois de Novembre, je participe au NaNoWriMo, un défi d’écriture frappadingue dont je vous reparle tout en bas, et qui épuise bien 50% de mes capacités littéraires. Sachant que les 50% restants sont consacrés à l’exercice d’un métier lui aussi littéraire, c’est donc avec 0% de mon cerveau, mais beaucoup d’émotion, que j’entame aujourd’hui la rédaction de cet article.

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Dixième édition de ce nouveau rendez-vous mensuel, qui rime avec « C’est lundi, que lisez-vous ? », et peut se voir comme un complément ou un petit frère dérangé, comme il vous plaira. Je vous invite à l’adopter, il ne mord pas.

Le principe ? Quatre trucs à balancer !

  1. Le Top & Flop de ce que j’ai lu le mois dernier
  2. Au moins 1 chronique d’ailleurs lue le mois dernier
  3. Au moins 1 lien qui m’a fait « Wahou » le mois dernier (hors chronique littéraire)
  4. Et enfin : ce que j’ai fait de mieux le mois dernier

Ce mois-ci, en tout, j’ai lu 20 livres, dont : 10 romans graphiques…

…7 romans, 2 essais (pluzoumoin) et 1 recueil de nouvelles :
(Je les réunis car leur addition donne 10 , ce qui me permet d’avoir 2 rangées égales, et j’aime quand c’est tout bien aligné.)

 

1) TOP & FLOP

Alerte : entre les nombreux Top et les nombreux Meh, ce mois-ci, la catégorie « Top & Flop » est un peu longue. Aussi, TOI là, qui ne liras pas tout, voici mon Top 4 absolu, toutes catégories confondues. Ne les rate pas :

TOP 4

Vas-y tu peux sauter tout le reste et retourner hiberner, petit ourson mal léché. Car ceci is the best of the best, top of the hip, king of the pop. Oh yeah.

C’est parti pour les catégories : Lire la suite

Le Prix Vendredi, Goncourt de la littérature Jeunesse – Et tout le monde s’en fout

Lundi dernier, le 9 septembre 2017, c’était la remise du…

Je vois une partie d’entre vous cligner des yeux. Le pri-quoi ?

Le Prix Vendredi. Lancé cette année, c’est le premier prix national indépendant de Littérature Jeunesse. Il entend récompenser un roman francophone de littérature ado-adulte (13 ans et +) paru entre le 1er janvier et le 30 septembre 2017.

C’est Anne-Laure Bondoux, avec son excellent L’aube sera grandiose, chez Gallimard Jeunesse, qui a remporté cette première édition. Deux autres romans ont reçu des mentions spéciales :

  • Colorado Train, de Thibault Vermot, chez Sarbacane (que je vous recommande pour son style ambitieux et son sens du frisson, et dont une critique paraîtra bientôt ici)
  • Naissance des cœurs de pierre, d’Antoine Dole, chez Actes Sud Junior (que je n’ai pas lu, mais ça ne saurait tarder !)

J’étais très excitée à l’annonce du lancement. Mais ce qui m’intéresse, dans ce prix, plus que ses lauréats, c’est ce qu’il dit de la littérature jeunesse… à commencer par la façon dont elle est relayée dans les médias.

C’est-à-dire, MAL.

On lance le Goncourt de la Littérature Jeunesse

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Shikanoko, t. 1. L’Enfant du Cerf, de Lian Hearn (2017)

Article par Sheepy, nouvelle venue sur Allez Vous Faire Lire !

Un préquel du Clan des Otori : vous en rêviez ? Lian Hearn l’a fait !

Le préquel s’ouvre sur les (més)aventures d’un tout nouveau personnage, Shikanoko. Pour qui n’a pas lu les Otori, c’est parfaitement accessible.

Laissé pour mort, Shikanoko va se réfugier chez un sorcier qui lui fabrique un masque contenant tous les pouvoirs de la forêt. Engagé par un seigneur de la guerre, il va alors se retrouver au centre des luttes de pouvoir pour l’accession au Trône du Lotus. Seigneurs de la guerre, sorciers, jeunes gens en quête d’identité et esprits tirés du folklore japonais s’entremêlent dans cette course pour le pouvoir.

Un début difficile mais une suite prometteuse.

Plutôt mitigée dans les premières pages, voire carrément déçue (cf. plus bas), j’ai pourtant poursuivi ma lecture et… j’ai bien fait ! J’ai retrouvé ce que j’aimais dans la saga de Lian Hearn. Lire la suite

C’est le 1er je balance tout #9 (octobre 2017)

Qui-qui-c’est qui croyait qu’il y avait 31 jours en septembre ?

#genius

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Neuvième édition de ce nouveau rendez-vous mensuel, qui rime avec « C’est lundi, que lisez-vous ? », et peut se voir comme un complément ou un petit frère dérangé, comme il vous plaira. Je vous invite à l’adopter, il ne mord pas.

Le principe ? Quatre trucs à balancer !

  1. Le Top & Flop de ce que j’ai lu le mois dernier
  2. Au moins 1 chronique d’ailleurs lue le mois dernier
  3. Au moins 1 lien qui m’a fait « Wahou » le mois dernier (hors chronique littéraire)
  4. Et enfin : ce que j’ai fait de mieux le mois dernier

Comme le mois de septembre est le vainqueur incontestable et incontesté de la Champion’s League des Mois qui passent le plus vite...

Le mois de décembre a été déclassé après que j’ai vécu *Noël en librairie* Je peux désormais affirmer, avec tous les commerçants du monde,
que ce mois est très, TRÈS long.

… j’ai le sentiment d’avoir tapé un sprint de quatre semaines, et quant à savoir où j’ai trouvé le temps de lire, c’est un mystère que je ne vais pas explorer, car je sors du train et j’ai sommeil.

Ce mois-ci, nous irons donc droit au but, et si vous me voyez dévier dans les hautes herbes, c’est tout à fait normal, je suis incapable de rouler bien droit sur les autoroutes, vous le savez, d’ailleurs si vous êtes là c’est que vous aimez  partir dans le décor avec moi, bref comme je disais avant de faire preuve de prolixité poétisante et confuse, n’essayez pas de m’en empêcher, car ce mois-ci, j’irai droit au but :

Mes 12 lectures du mois :

 

Ce qui fait donc 1 recueil de poèmes, 8 romans, et 3 BD (j’ai ralenti) (mais entre-temps, côté BD, j’ai entamé un sacré morceau : Blankets, de Craig Thompson, que vous avez été nombreux(ses) à me recommander après ma critique de Habibi).

1) TOP & FLOP Lire la suite

L’aube sera grandiose, d’Anne-Laure Bondoux (Gallimard Jeunesse, 2017)

Je vous avais promis de vous parler de L’aube sera grandiose. Comme il sort bientôt (le 21 septembre 2017) c’est l’heure de tenir ma promesse :

Épopée jubilatoire d’une cavale familiale à la Malavita, récit intimiste sur deux générations, le nouvel Anne-Laure Bondoux est un petit bijou.

 

Sans prévenir, la mère de Nine l’embarque pour une virée mystérieuse. Titania Karelman, romancière à succès, « la fée du suspense », conduit alors sa fille dans une petite cabane près d’un lac, et lui promet que la nuit va être longue. Elle a en effet décidé de lui révéler un lourd et fascinant secret de famille.

Au fil du récit, on découvre une famille haute en couleur (pour ne pas dire psychédélique) que Nine ne connaissait pas. Puis le mystère s’épaissit lorsqu’on apprend l’identité du père de Titania (et donc du grand-père de Nine) : un type peu recommandable (c’est rien de le dire) aux activités quelques peu illégales (*tousse, tousse*). Titania et ses frères, qui ont échappé à son emprise il y a bien longtemps, ont toujours craint son retour, et ceci pour une bonne raison, que Nine ne vas pas tarder à découvrir…

Car, pour la première fois de sa vie, à l’aube de cette nuit de secrets, elle va rencontrer sa grand-mère et ses oncles psychédéliques.
Une famille de cinéma, sortie de derrière le rideau pour la saluer.

Ok, donc,
POURQUOI C’EST BIEN ? Lire la suite

C’est le 1er, je balance tout (#8, septembre 2017)

Huitième édition de ce nouveau rendez-vous mensuel, qui rime avec « C’est lundi, que lisez-vous ? », et peut se voir comme un complément ou un petit frère dérangé, comme il vous plaira. Je vous invite à l’adopter, il ne mord pas.

Le principe ? Quatre trucs à balancer !

  1. Le Top & Flop de ce que j’ai lu le mois dernier
  2. Au moins 1 chronique d’ailleurs lue le mois dernier
  3. Au moins 1 lien qui m’a fait « Wahou » le mois dernier (hors chronique littéraire)
  4. Et enfin : ce que j’ai fait de mieux le mois dernier

Allez vous faire lire — C'est le 1er je balance tout

Avant de déployer, comme d’habitude, la liste des ouvrages que j’ai lus le mois dernier et mes coups de cœur parmi eux, petit encart informatif en forme de:

— Je vous présente toutes mes confuses —

Le dernier article publié sur le blog est le C’est le 1er du mois précédent. vous pouvez donc voir deux C’est le 1er s’enchaîner sans articles de fond entre les deux, ce que je trouve vaguement sale et gênant, comme du linge qui traîne par terre dans la salle de bain alors qu’on a des invités.

« Je t’attendais pas »

J’imagine que vous êtes très déçus par mon attitude, et j’imagine sans doute mal, car vous étiez probablement en vacances tout le mois d’août et avez accessoirement d’autres choses largement plus préoccupantes dans votre vie que mon rythme de parution, mais en dépit de la raison, j’imagine quand même que vous êtes déçus, trompés et trahis, aussi je vous présente mes confuses.

La vérité, c’est que j’ai été absente tous les week-ends — pour profiter de mon absence de vacances — et ai eu un gros événement à préparer sur le peu de temps libre qui me restait.

Mais revenons à nos étagères.

Ma mini étagère de bureau « livres en cours ».

Ce mois-ci, j’ai lu 24 livres.

Oui, ça fait beaucoup — mais ce décompte comprend 15 BD et rappelons-nous que la BD, ça se lit plus vite que la littérature écrite en police 10 — donc interdiction de hurler ou de soupirer Oh ! Ah ! Tu lis tellement !… Parce que :

  1. Certes
  2. So what ?

Est-on plus ou moins épanoui à lire plus ou moins de livres par mois ? Est-on content du rythme de ses lectures, ou plutôt de leur qualité ? Lis-je (et lis-tu) de bons titres, ou des trucs complètement con ?
À toi seul(e) de répondre à ces questions, petite fleur de lotus. Lire la suite

Entretien avec Alison Goodman

ATTENTION ATTENTION, à l’occasion de la sortie de Lady Helen 2, nous avons eu l’occasion de rencontrer la brillante et éplapourdissante Alison Goodman (l’auteure du livre, si tu suis bien) et ce fut fort instructif.

 

{Nous avons mené cet entretien à deux : Lupiot & Bloup.}

Nous avons déjà publié une chronique à quatre mains de Lady Helen 1. Le Club des Mauvais Jours, et avant de vous faire part de notre critique de Lady Helen 2. Le Pacte des mauvais jours, nous allons vous teaser gentiment avec cet entretien dans lequel Alison Goodman évoque :

  1. la façon dont elle a structuré son récit,
  2. la symbolique sociale qui se cache derrière ses répugnants et fascinants « Abuseurs » (aussi connus sous le nom de : vampires les plus chelous du monde) et aussi, parce qu’on ne s’en lassera jamais :
  3. Mr Darcy.

Et quelques autres petites choses en passant, bien évidemment…

Entretien quasi intégralement SPOILER-FREE.
Un mini spoiler sur Darby est présent vers la fin, mais on vous avertira.

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