What’s up — Ce qui est en haut

What’s up sur Allez Vous Faire Lire, ou en très mauvaise VF, Ce qui est en haut sur le blog :

  • #1. Un nouveau format visuel fun va arriver (le suspense (insoutenable) sera brisé quelques lignes plus bas)
  • #2. L’avancée des articles sur les noms dans la littérature (avec pleiiiin de choses à venir)
  • #3. Les critiques à paraître
  • #4-7. Ma vie pro (il y a un gros changement depuis plusieurs mois mais je n’ai pas eu le temps de faire le point) (spoilers : ça parle de livres, ça parle de littérature jeunesse ; la vie, la vraie, quoi)
  • #8-9. Le revival Harry Potter
  • #10. Le salon du livre jeunesse

Les points sont numérotés pour une navigation confortable : vous avez le droit de sauter tout ce qui ne vous intéresse pas. Exactement comme dans un livre !

Je saute tout ce qui concerne la guerre.

Je saute presque tout ce qui concerne la guerre. #LecteurLibre

  • #1. Le nouveau format fun : les Venn Diagrams

Vous connaissiez déjà ma passion démesurée pour les infographies

infographie-1-allez-vous-faire-lire-les-jeunes-lisent-plus-que-leurs-aines

…vous allez découvrir mon enthousiasme illimité pour les Venn Diagram.

Qu’est-ce c’est que cette bête-là ?

C’est un exercice de logique détourné par des petits rigolos qui préfèrent quand il y a moins de concepts et plus de couleurs. On prend une idée, on la superpose à une autre idée, et paf, ça fait des Chocapics.

Un exemple de Venn Diagram fabriqué avec mes petites mains :

Venn diagram Dobby

100% honnête.

Comme vous pourrez le constater, je ne me laisse pas ralentir par mon manque de d’expérience ; on va dire que je revendique le charme Homemade. (#MauvaiseFoi)

L’idée, bien sûr, sera de vous proposer des diagrammes plus constructifs, pour vous faire des recommandations de lectures en croisant plusieurs univers, genres, auteurs….

Vous verrez bien !

culkin-maman-j-ai-rate-l-avion-culkin-eyebrow Lire la suite

Genesis, de Bernard Beckett (2006)

Article par Bloup

Voici à nouveau l’un des romans que Lupiot évoquait dans sa saga sur la dystopie. Genesis est singulier dans ce genre ; il est assez philosophique, et peut faire un effet coup au plexus si vous vous laissez happer par la mécanique du récit…

Dans un futur plus ou moins proche, c’est le grand jour pour Anaximandre : depuis trois ans, elle prépare avec passion et acharnement son sujet dans le but d’entrée à l’Académie.

Aujourd’hui, elle passe devant le jury dont tout son avenir dépend.

suspense dum dum dum band of misfits

Dum dum dummmm ! Suspense.

Encore un récit enchâssé très bien mené : la soutenance d’Anaximandre n’est qu’un prétexte à une autre histoire, celle d’Adam Forde, son sujet d’étude. Et cette dernière s’avère le support d’une réflexion sur la nature humaine et le libre-arbitre. Lire la suite

Samedi 14 novembre, de Vincent Villeminot (2016)

Ce roman ne parle pas des attentats du 13 novembre 2015. Il parle (tout est dans le titre) du lendemain, qui nous a saisi dans la stupeur, le silence et l’effroi. Dans l’inconfort de ne pas savoir comment être triste. Dans cet ennui blanc et ce bouillonnement confus. Le lendemain, on était assommé, capable de rien.

Ok, partons de là.

Samedi 14 novembe Vincent VilleminotLe héros s’appelle B., juste B. Car en ce lendemain, il n’est pas lui-même, il n’est pas entier. Il lui manque la part d’humanité qu’on lui a arraché la veille. La veille où son frère est mort à une terrasse, en trinquant avec lui.

B. circule dans cet état blanc. En montant dans une rame de métro, il reconnaît l’un des terroristes de la veille. Comme un fantôme, il lui emboîte le pas. Le bouillonnement à l’intérieur de lui prend l’ascendant.

Il suit ce jeune type jusqu’à un appartement. Là, il apparaît face au terroriste. Face à lui et… face à la fille qui habite ici. Layla.

Il n’a rien décidé de ce qu’il allait faire.

§

Ce roman m’a waow… il m’a pfiou… Il est magnifique. De nombreux lecteurs vous diront qu’ils en ressortent avec de l’espoir ; qu’il leur a fait du bien. Alors, pas moi, il ne m’a pas fait du bien — mais je l’ai trouvé beau, puissant. Intime et épique.

davide-aurilia-kiss-in-storm

Comme ce gif de Davide Aurilia.

J’ai échangé mes impressions avec Tom de La Voix du Livre au cours de la rédaction de cette chronique, et nous avons convenu de rebondir sur les impressions de l’autre : vous trouverez quelques liens au fil de l’article qui vous permettront de profiter de nos deux avis. Sur un roman aussi sensible, ce devrait être une expérience intéressante.

Pourquoi faut-il le lire (sans spoiler) : Lire la suite

Ce personnage au nom parfait #2. Renesmée

Bienvenue dans l’épisode 2 de « Ce personnage au nom parfait ». Je vais vous parler de Renesmée, cette fillette de Twilight dont le nom est aussi frapadingue qu’il est génial.

-Bienvenue dans ce groupe "Je n'ai pas la tête de mon prénom", comment t'appelles-tu, mon petit ange ? -REUNESMÉ <3 -Ok assieds-toi.

-Bienvenue dans ce groupe « Je n’ai pas la tête de mon prénom », comment t’appelles-tu, mon petit ange ?
-RREUNESSMÉ❤
-Ok assieds-toi.

Twilight ?  Renesmée ? Je vois d’ici vos sourcils se hausser si haut qu’ils en disparaissent sous vos cheveux, aussi, établissons deux petites choses :

  1. Je ne recommande pas l’usage de ce prénom. Jamais. Il n’y a d’excuse d’aucune sorte dans aucun plan dimensionnel de la galaxie. Il est affreux.
  2. Dans son contexte, il est par-fait.

Êtes-vous curieux ?

eyebrows2 Lire la suite

Le Bois dormait, de Rébecca Dautremer (2016)

Êtes-vous prêts… pour un enchantement ?

Non, parce que je ne voudrais pas vous prendre par surprise. Autant qu’une image choquante peut rester longtemps scotchée à la rétine, un ravissement peut faire décoller du sol à un moment tout à fait inopportun.

Aussi, je préfère prévenir.

Le Bois Dormait, de Rébecca Dautremer
Trigger warning : beauté sublime

le-bois-dormait-rebecca-dautremer-sarbacane-2016-album-magnifique

Bon, je vous vois venir « Ah, mais Rébecca Dautremer, je connais ! » Commençons par là : quand on sait déjà que c’est beau, on se montre parfois moins attentif, et c’est un tort. On risque de manquer le murmure qui s’échappe — d’avoir tourné la page trop vite. Aussi, j’espère vous donner envie de bien regarder cet album… Lire la suite

Ce personnage au nom parfait #1. Algernon

Bienvenue dans ce nouveau format où je vous parlerai de prénoms de personnages de littérature au nom absolument parfait. Épisode 1 :

#1. ALGERNON
Des fleurs pour Algernon
Daniel Keyes
1966

daniel-keyes-des-fleurs-pour-algernon

Dans Des fleurs pour Algernon, Algernon est une souris de laboratoire.

Or, le prénom Algernon signifie « portant moustaches ».

favoris-moustache

…Parfait pour une souris, donc ! Lire la suite

Le premier qui pleure a perdu, de Sherman Alexie (2008)

Article par Bloup

Il est de ces livres qui attirent le regard. Il suffit parfois d’un rien : pour moi, il n’a fallu que le petit jouet d’Amérindien bleu sur fond noir pour que je tende la main vers l’ouvrage et lise la 4e de couverture…

LE_PREMIER_QUI_PLEURE_A_PERDU.indd

Junior est un Indien de la réserve Spokane (État de Washington, US) et il nous livre ici son journal intime. Depuis toujours souffre-douleur de la réserve, il a l’opportunité d’aller au lycée de Reardan, la ville voisine… Et ainsi de devenir un « indien à temps partiel »*. Mais, si cela semble être une véritable chance pour lui, il n’en est qu’au début de la bataille pour se faire accepter par les « blancs » d’une part, et se faire pardonner des siens d’autre part…

the-absolutely-true-diary-of-a-part-time-indian-sherman-alexie* Le titre original est The absolutely true diary of a part-time indian. Je ne sais pas pourquoi ils n’ont pas traduit cela en français – ils voulaient sans doute un effet plus dramatique ou moins « girly » attaché à l’idée du journal intime. Néanmoins, le titre français marche parfaitement bien : cynique et puissant, on pourrait croire que Junior lui-même l’a proposé. De plus, l’expression « le premier qui… » implique non seulement Junior mais aussi de chacun des Indiens, tous dans le même bateau et dont Junior se fait le porte-parole.

Récit à la première personne qui nous est directement adressé, ce journal intime témoigne d’une véritable fureur. Fureur d’exister, de faire entendre sa voix.

one-piece-say-you-want-to-live-i-want-to-live
Lire la suite

TOP 7 des prénoms aux significations les plus pourries (et leur usage en littérature)

Cet article est une introduction fun aux prochains de la thématique des noms dans la littérature, qui traiteront de grandes questions comme :

  • Comment choisir les noms de ses personnages ?
  • C’est quoi un bon nom de méchant ?
J'en connais qui me guettent au tournant.

J’en connais qui me guettent au tournant.

En guise de mise en bouche, je vous propose une petite sélection maison de prénoms à la signification vraiment nulle.

Après avoir écrit ça il m’apparaît important de signaler que :

  1. cela ne signifie pas que ces prénoms sont nuls, juste qu’ils renvoient à quelque chose de pas hyper jouasse ;
  2. une signification négative ça peut être quelque chose d’intéressant à rechercher en fiction (gros clin d’œil en direction des bad guys dans le fond de la salle) ;
  3. si vous portez l’un de ces prénoms rassurez-vous, d’après mes calculs vous avez plus de chances d’être frappés par la foudre que de croiser quelqu’un en soirée qui vous en fera l’étymologie (sauf si bien sûr vous allez aux mêmes soirées que moi).

#quand j’entends un nouveau prénom

C’est parti pour le…

TOP 7 des prénoms à la signification pourrie
(Et leur usage en littérature) Lire la suite

Les Ferrailleurs 2. Le Faubourg, d’Edward Carey (2016)

Article par Bloup.

Parfois, l’appréciation que l’on a d’un livre dépend d’une autre lecture faite en parallèle et qui vient brouiller notre système sensoriel. Typiquement, c’est le cas si vous avez, comme moi, la bonne idée de lire en même temps le tome 2 de Miss Peregrine : Hollow City et le tome 2 des Ferrailleurs : Le Faubourg.

J’ai trouvé ce dernier nettement supérieur et voici donc pourquoi… Lire la suite

(Infographie) Les jeunes lisent… plus que leurs aînés

Il y a peu, je me suis investie dans un projet de revue littéraire et culturelle portée par des blogueurs tout jeunes et tout pimpants. Cette revue bimestrielle papier devait être hyper canon et le 1er numéro était prévu pour septembre-octobre 2016. Ce projet est (provisoirement au moins) tombé à l’eau par manque de financement. Or mais donc, le contenu que j’avais préparé pour ce numéro 1… je vais pas le jeter avec l’eau du bain ! Namého.

Je suis même plutôt excitée à la perspective de vous le présenter.

Il s’agit d’une infographie sur la lecture chez les jeunes pour la réalisation de laquelle j’ai compulsé (t’as vu le mot savant pour faire croire que je fais ça sérieusement) les données de plusieurs études statistiques se basant sur les relevés de l’INSEE.

Plus précisément, ça s’appelle :

infographie-1-allez-vous-faire-lire-les-jeunes-lisent-plus-que-leurs-aines

J’ai eu cette idée en lisant ici et là des extraits d’une étude commandée par le CNL qui clamait « Les jeunes aiment lire ! » avec moult points d’exclamation surpris. C’est sûr que quand on passe son temps à soupirer que les jeunes sont de dangereux analphabètes adeptes de FPS qui n’entrent en librairie que pour acheter leur agenda Cyprien, « Les jeunes aiment lire », ça surprend.

Les jeunes aiment lire, donc. C’est déjà quelque chose. Mais lisent-ils ? Lisent-ils vraiment ? Toute intriguée, je me suis mise en quête de chiffres. Et il y en a. Ooohh, boy, il y en a. J’en ai fait une belle infographie parce que, comme vous, les tableaux Excel, je trouve ça moyennement sexy.

Ça vous intéresse ? C’est par ici !
Lire la suite