Quand t’as écrit un roman

Au fil des articles de ce blog tu as peut-être remarqué que j’utilisais le prétexte ronflant de l’écriture d’un roman pour excuser mes retards et absence de plus en plus prononcés. Tu as certainement roulé des yeux, parce que « La meuf veut écrire un livre, s’t’euplaît. »

… comme 44 % des français.

Bon, il y a un pas énorme entre le fantasmer et le faire vraiment, et ce pas, je l’ai FRANCHI. Tel un cabri joyeux (poursuivi par le monstre mutant de ses rêves d’enfant), j’ai bondi par-dessus les ruisseaux sauvages Doute et Mésestime, escaladé le mont vérolé du Travail Acharné, volé gracieusement par-dessus les ronceux buissons de la Picole Sociale (qui ont plus d’une fois tenté de me retenir entre leurs branches) (et plus d’une fois réussi), et ai atterri, un jour d’exténuant vertige, sur la terre du Roman Terminé.

Après quoi, comme tous les auteurs, je l’ai soumis de mes deux genoux tremblants à un éditeur de confiance et ai rongé mes ongles jusqu’aux phalanges en attendant son retour. Bonne nouvelle : il a eu le bon goût de l’aimer. Il l’a même aimé si fort qu’il s’est lui aussi changé en cabri bondissant pendant quelques instants. (Au propre ou au figuré ? À toi de voir. Cet éditeur est Tibo Bérard.)

(Il y a un nombre étonnant de cabris dans cette histoire.)

Ce roman, celui que j’ai écrit et réécrit pendant 4 ans
(mais ça, c’est une autre histoire, que je vous raconterai peut-être dans un article spin-off) (ou peut-être pas, le mystère ne doit-il pas être préservé ?) (gardons ça pour les anecdotes autour d’un verre amical, à présent que j’ai à nouveau le droit de me jeter gaiement dans les ronces de la picole sociale),
ce roman, donc,
est une histoire de magie,
une histoire entraînant deux gosses distraits dans un autre monde,
un monde pas complètement sympathique mais résolument fantastique

qui s’appelle

BORDETERRE.
*frissons de magie*

Et il sort dans une semaine exactement, le mercredi 4 mars 2020 !

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