Vango, de Timothée de Fombelle (Gallimard Jeunesse, 2010-2011)

Il est venu le jour où je perds la moitié de mes amis. Car aujourd’hui, je publie une chronique « Meh » de Vango.

Bon, resituons sur la carte : « Meh », ça veut dire que j’ai un ressenti mitigé, ni Top, ni Flop.

Zoomons davantage sur la carte : dans la grande ville des « Meh », Vango se situe les fesses dans le vide, raccroché au rempart par les bras. J’ai aimé cette lecture. MAIS. Elle m’a souvent frustrée, agacée, déçue… en somme, je l’ai « aimeh ».

Pourtant, ça s’annonçait vraiment, vraiment bien. Timothée de Fombelle, je l’avais plutôt à la bonne (je l’ai toujours à la bonne, d’ailleurs) … puisque j’avais adoré d’amour Le Livre de Perle, qui était mon coup de cœur de 2015 (cf. Mon Top Jeunesse 2015), mais aussi Tobie Lolness, l’un de mes grands chouchous de tous les temps (cf. mon Top Jeunesse 2016), et enfin, dans un genre très différent, le magnifique monologue théâtral (paru en littérature générale, chez Actes Sud) Je danse toujours.

 

Donc pour l’instant, c’était un sans faute.

Je savais que c’était trop beau pour être vrai.

Je rédige cette critique non seulement pour la joie sauvage qu’elle me procure (comme tout Français qui se respecte, j’aime me plaindre quand il fait froid, quand il faut chaud, quand j’ai les chaussettes mouillées, des miettes sur mon canapé, etc.) mais aussi et surtout pour comprendre pourquoi ce qui a fonctionné dans Tobie n’a pas fonctionné ici.

On parle ici d’un bon livre. Gardez à l’esprit que malgré toutes les faiblesses que je vais souligner dans la suite de cet article, Vango est un bon roman.

Place, donc.

Paris, 1934. Vango est allongé sur le parvis de Notre Dame, prêt à être ordonné prêtre dans la cérémonie de sa vie. Pourtant, celle-ci est interrompue par la police venue l’arrêter — et, bientôt, par des balles qui fusent d’une fenêtre haut perchée, plus loin. Encore et toujours ces mystérieux assassins à ses trousses ! Les mêmes depuis des années. Vango s’enfuit en escaladant la façade de la cathédrale, échappe à ses poursuivants comme une anguille, saute de toits en toits, reprend sa course interrompue, abandonne ses rêves. Dans la foule, une jeune fille transie de froid n’ose pas admettre qu’elle est soulagée — il ne sera pas prêtre.
Quels mystères recèle le passé de Vango pour le mettre ainsi en ligne de mire de dangereux tueurs acharnés ? Et pourquoi la police le poursuit-elle ?

POURQUOI C’EST BIEN

L’auteur, et c’est ce que j’aime sous sa plume, a :

  1. une grande élégance d’écriture,
  2. un goût pour donner vie à son environnement, ses décors, à la nature,
  3. une économie de narration qui nous transmet les émotions (de la scène, des personnages) par juste ce qu’il faut.

Timothée de Fombelle, c’est la poésie de l’instant — il est très fort là-dedans.

Par ailleurs, il est doué pour agencer une constellation de personnages de façon à ce que tout le monde se croise ; chacun a une histoire l’un avec l’autre, un lien inattendu, ce qui crée un microcosme attachant.

Pour le développement de toutes ces qualités, je vous invite à pointer votre museau curieux dans ma critique de Tobie.

Un atout bonus que je n’avais pas formulé ainsi la première fois et qui m’a touchée ici : la délicatesse avec laquelle l’auteur montre la fragilité de ses personnages secondaires, comme Zefiro, le prêtre qui perd ses mots lorsque le fils prodigue réapparaît, et qui, au lieu de le prendre dans ses bras, lui annonce maladroitement, panier à la main : « J’ai des lapins. » Je suis fada de ces scènes-là. Rien n’est plus vrai.

POURQUOI C’EST ‘MEH’

  • #1. Les ficelles sont trop apparentes.

Je vous parlais de constellations : c’est une image utilisée par l’un des personnages (un commissaire) pour mettre en rapport différentes enquêtes. Or : SHOW, DON’T TELL, mec. Le livre a tendance à nous démontrer « comment c’est bien fait, quand même » (ne manque qu’un smiley swag avec lunettes de soleil).

Par ailleurs… J’ai deviné tous les twists avec une avance de 70 pages — or, je me dois de préciser que je suis une enquêtrice dramatiquement nulle (je serais arrivée juste derrière Inspecteur Gadget à l’examen de police et le mec ne saurait pas faire fonctionner une boîte à Meuh avec les instructions écrites dessous). J’aimerais mentionner le cas bien long du méchant Voloï Viktor et son mystérieux « avocat », purée : on *insiste* pendant des scènes entières sur le fait qu’ils ne sont jamais ensemble au même endroit et qu’ils se « croisent » très tôt le matin et très tard le soir… ? ÇA ME FATIGUE.)

Ça ne me gêne pas de deviner les choses à l’avance si la narration ne repose pas essentiellement sur ce (prétendu) mystère, de façon appuyée.

  • #2. Certains gimmicks d’écriture sont répétitifs et usants.

Tout serait résolu si tel et tel personnage se croisaient et se parlaient ? Faisons en sorte qu’ils se manquent à un cheveu près ! (Owi !) Les premières fois, c’est frustrant et excitant, exactement comme ça devrait. J’adore. Ça vous donne un petit goût doux-amer de destinée, ça vous faire rire et soupirer de façon tragique : parfait. J’aime les amours impossible, les « Et si ! » restés suspendus entre deux métros.

Mais quand ça revient toutes les trente pages… ho, hein, je le vois, que tu te paies ma tête.

Il existe d’autres façons d’entretenir une intrigue. Si tu m’écris la même histoire de rendez-vous manqué en continu pendant 800 pages, je fais claquer ma langue agacée à la façon d’une vieille institutrice qui secoue sa diabolique règle en bois en cherchant tes doigts. 

  • #3. Le traitement des personnages féminins est problématique.

Je l’ai déjà mentionné dans ma critique de Tobie, comme une réflexion « bonus ». Mais ici, wahou. Tous les personnages féminins n’existent que :

  1. comme satellite à un personnage masculin
  2. par leur amour pour ce/ces personnages (elles n’ont aucun objectif, arc personnel)
  3. sont soit des prototypes de « mères » (qui protègent, enseignent, nourrissent), soit des « amantes » (belles, farouches, mystérieuses)
  4. pour passer leur temps à se sacrifier dans l’ombre, souvent sans que leur personnage masculin (l’astre autour duquel elles gravitent) soit au courant.

Dans plusieurs cas, nous avons une combo des 4. (Mention spéciale à ‘Mademoiselle’, qui est à la fois la mère, l’amante, et le personnage sacrificiel ultime. D’ailleurs on s’en fout tellement d’elle qu’elle n’a pas de nom.)

Je peux littéralement prendre pour exemple tous les personnages féminins du roman. Ethel, le romantic interest, jeune femme indépendante, s’en sort à peine mieux que les autres. Ses deux premières descriptions, d’abord comme une chatte timide et mouillée (…si si, parce qu’elle est sous la pluie, voyez) ensuite comme un félin sauvage et menaçant (hello, symbolique de la femme fatale) sont très bien écrites, mais m’ont estomaquée par leur énormité.

  • #4. Vango, le personnage, m’est assez… antipathique ? Ceci est, encore plus que le reste, un point de vue extrêmement personnel.

C’est la quintessence du nombrilisme, ce garçon. Tout le monde passe son temps à se mettre dans la mouise pour lui, et il disparaît sans jamais donner de nouvelles.

Sérieux : le mec perdu dans la nature depuis des lustres rentre enfin dans son île natale et, plutôt que de donner des nouvelles à sa figure maternelle, qui se fait un sang d’encre depuis des années, parce qu’elle croit cette petite merde en danger de mort, il discute avec les voisins. Je ne parle même pas du fait qu’il laisse sa chérie le croire MORT pendant des siècles au point qu’elle flirte avec le suicide. Des claques qui se perdent, modèle une achetée une offerte.

  • #5. Et tout simplement : peu de place pour ce que j’adore chez Timothée de Fombelle.

Comme je vous le disais, j’aime lorsqu’il prend le temps de faire exister ses personnage et ses décors, dans une bulle d’après-midi, dans une pause au creux d’une racine, dans l’arrière-cuisine de la famille. Or, dans Vango, on est toujours en train de courir, et la narration aussi — tout est efficace, presque rien ne traîne : chaque personnage, lieu, dialogue, apparaît pour une raison : résoudre le mystère Vango. (C’est, en outre, la raison pour laquelle on devine les choses trop tôt… tous les éléments sont là sous nos yeux, et uniquement eux : pas d’informations surnuméraires, pas de fausses pistes, pas de goûter à la confiture de mûre qui ne servirait à rien.)

Bref, on m’a souvent dit que Vango et Tobie se ressemblaient beaucoup.

 

Je ne suis pas (si) d’accord : chacun a une personnalité bien distincte. Si on retrouve certains défauts et de nombreuses qualités de l’un à l’autre, et aussi un goût de l’épopée, de la fuite, en revanche, l’économie et le style narratifs ne sont pas les mêmes, et surtout, l’esprit (voire, le propos) est bien différent. Tobie est (constamment !) un appel à la simplicité, à l’amour familial, au confort douillet d’une pile de crêpes aux sucres dans la cuisine. Vango, c’est le goût du drame assumé, où l’on regarde, depuis des hautes herbes, le Hinderburg flamber.

§

Vous recommandé-je ce roman ?
Oui, absolument.

Mais ce n’est définitivement pas mon De Fombelle préféré — et comparé aux autres, je le trouve un peu handicapé du sentiment. Ces si jolies scènes que j’aime tant, que je savoure comme des fruits rouges et doux, j’en ai dénichées tout juste cinq ou six dans tout le roman.

Tout est une question d’équilibre : j’adore le clafoutis, mais je déteste le flan (à commencer par le mot flan, tout flasque, tout flapi), or, s’il y a trop peu de cerises dans le clafoutis, on se rapproche du flan — et je me sens trahie.

Vous me suivez ?

Bref. Y avait pas assez de cerises.

Lupiot

Lupiot Allez Vous Faire Lire

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30 réflexions sur “Vango, de Timothée de Fombelle (Gallimard Jeunesse, 2010-2011)

    • Sinon :
      1) Je n’ai pas trouvé, personnellement, je n’avais rien deviné… et la deuxième lecture m’a encore surpris !
      2) Maybe. Moi ça me plaît : c’est profondément habile, ça emporte et c’est… pourquoi pas ? Moi j’ai adoré admirer l’habilité de la narration. C’est fluide et fascinant.
      3) Bon, ok. Je m’incline… même si j’ai l’impression d’avaler des noyaux de cerises.
      4) Vango, mon cher Vango, n’écoute pas ce que la méchante dame aux flans a à dire.
      5) Pour ma part, c’est Perle qui m’avait déçu… je n’arrivais pas du tout à m’attacher à Joshua et du coup c’était très difficile d’entrer dans le livre. L’écriture, le fond,… OUI. Mais Perle me semblait tellement loin…
      Allez, des bisous quand même.

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      • Je trouve que, globalement, on *peut* dire que les héros de T2F (au sens, le protagoniste : tobie, Vango, Joshua…) ne sont pas hyper accessibles, émotionnellement : on conserve une certaine distance. Je comprends très bien ton ressenti de Perle…
        1 & 2) Je sais désormais que je peux t’offrir une Boîte à Meuh pour te divertir efficacement pendant des heures. (:D)

        ET OUI J’AI OSÉ LE COMPARER À UN FLAN FLASQUE ET FLAPI !!

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  1. J’aime tellement cette chronique. Déjà parce que tu as raison, ensuite pour toutes tes notes d’humour que j’adore et enfin pour les GIF qui sont juste parfaits ! « Not even a mask to wear » reste mon préféré et il est parfaitement bien utilisé ! Et Vango, « cette petite merde en danger de mort » : hahahahahahah mais c’est tellement ça !!! Bon après, j’ai adoré ces deux ouvrages. J’ai commencé à lire Timothé de Fombelle avec cette histoire donc ça reste un coup de coeur pour moi mais je comprends ton point de vue et ton agacement concernant les rendez-vous manqués et les personnages féminins ! En tous cas, tu m’as bien fait rire !! merci pour ça !

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  2. C’est quand même dingue que par un avis mitigé cochon d’Inde ( ou cochon dinde, comme tu veux, mais dans ce cas y’a eu une expérience génétique foireuse ) tu donnes tant envie de lire ce livre. Je ne me suis encore jamais lancée dans Timothée de Fombelle ( je me demande POURQUOI je repousse toujours les livres qui me font trop envie, des années que je me dis : LIS LE et que j’en glande pas une. Ca craint. ) mais j’ai vu qu’il était dans la rentrée littéraire avec un bouquin adulte cette fois, alors il s’essaie dans tous les genres, c’est trop cool, et c’est une raison en plus pour me jeter dessus. ( ses livres, pas le monsieur. )
    Plus sérieusement, je crois que c’est Vango qui a la palme des avis de cet auteur les plus mitigés, donc je me demande s’il ne faut pas que je commence par celui-là histoire de passer le plus « tumultueux ».

    Aimé par 2 people

    • Oh la la, mais il faut que tu découvres Timothée de Fombelle ! KESTATAN banane ?? Tu peux tout à fait commencer par Vango, c’est un bon échantillon de sa plume et une aventure magnifique.
      Je crois qu’à ce jour mon chouchou est Tobie.
      Merci pour ton message. Je suis tout ébaubie d’avoir réussi le tour de force de motiver à la lecture par un avis aussi moqueur, il semblerait que, malgré moi, j’ai laissé goutté mon amour de Timothée de Fombelle à travers le filtre de la critique. Mais tant mieux 😀

      Aimé par 2 people

  3. J’adore cette critique, même si j’ai bien aimé Vango (toi aussi, j’ai bien compris, mais tu lui fais quand même pas mal de reproches) et même si le point concernant la place des femmes m’a fait mal… Parce que tu as quand même raison… Mais je suis d’accord avec les commentaires précédents : tes gifs sont extras. Quant à ta conclusion, elle m’a fait éclater de rire. Elle est très bien trouvée et très explicite (d’autant plus que je suis comme toi : pouce en l’air pour le clafoutis et pouce en bas pour le flan). M’en fous, mon préféré de Timothée de Fombelle reste Tobie Lolness, une lecture de jeunesse qui ne m’a jamais déçue au fil des relectures.

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  4. C’est fou comme Vango est dans TOUTES les bibliothèques. Il est dans tous les cadres Booktube par exemple ^^. Il faudrait que je le lise, mais les différentes couvertures et éditions m’ont toujours rebutée.

    Malgré ton avis, tu as attisé ma curiosité. Je vais peut-être l’ajouter à ma Wishlist 🙂

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  5. J’ai jamais lu Timothée de Fombelle, à mon grand désarroi (j’ai vaguement lu le livre de Perle emprunté lors d’un bb-sitting et ça m’avait intrigué alors faudrait peut être que je pousse plus loin), mais j’adore lire tes chroniques. En fait, ça me donnerait presque envie de lire un livre de tes chroniques cette chronique (vous avez dit chronique ?) on va encore dire que je suis faillote mais Lupiot, tu es mon Timothée de Fombelle de la chronique (OK, là, je faillote.)
    Non sérieux, merci parce que j’adore te lire. Vraiment 🙂

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  6. Je l’avais emprunté à la bibliothèque celui-là (à l’époque lointaine où j’allais à la bibliothèque…) et je ne l’avais pas terminé. Je m’étais mis en tête que c’était parce que la date limite de remise du livre était arrivée, mais en te lisant je me suis souvenue que je n’avais pas tant accroché que ça. Ce qui m’avait beaucoup peinée car je venais d’adorer Tobie.
    Mis à part ça, tu me rappelles que je dois absolument lire Je danse toujours, depuis le temps qu’il me fait envie ! 🙂

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  7. Personnellement j’ai adoré Vango 🙂 même si je dois reconnaître que tes reproches sont fondés, sauf pour le 1. Perso même si j’ai deviné certaines choses c’était généralement peu de temps avant la révélation, donc pas trop frustrant, et au contraire j’ai trouvé qu’il y avait beaucoup de suspense sur l’histoire et les origines de Vango – c’est un des aspects que j’aime le plus d’ailleurs. Avec cette façon impressionnante de mélanger les époques du récit sans jamais être perdu (ce que j’avais déjà admiré dans Tobie, un chef d’œuvre lui aussi 🙂 ) Et même si Vango est assez égocentrique, je le trouve attachant.
    A l’inverse, j’ai été très déçue par le livre de Perle ; je ne me suis pas attachée aux personnages, et surtout, malgré un contexte conte de fée, je n’ai pas réussi à retrouver toute la poésie et la magie que j’associe à l’écriture de Timothée de Fombelle, dans ses descriptions (surtout quand il décrit quelque chose qui se mange XD).

    Aimé par 1 personne

  8. Sympathique chronique ! (et les remarques de Tom <3)
    Je suis d'accord avec tous tes points, mais étant donné que c'était ma première lecture de T2F, je me suis laissée emporter par la beauté de l'écriture et les constellations de personnages, même grossières… par contre en commençant Tobbie peu de temps après, je me suis sentie un peu flouée (fuite à nouveau, femme dans l'ombre) même si ce sont deux histoires très différentes, j'avais l'impression d'une déclinaison d'une histoire pour les plus jeunes et une pour les ados.
    En revanche, je n'ai pas aimé le livre de Perle. J'ai l'impression d'une non-histoire qui reprenait encore les mêmes thèmes et ficelles, j'ai été franchement déçue. Les personnages sont difficiles à atteindre émotionnellement, certes, mais Joshua était d'une froideur bien plus forte que Tobbie et Vango.

    Du coup, si j'admire la plume de l'auteur, je ne suis pas sûre d'être une grande fan pour autant !

    J'aime

  9. Ah cette chère Julia ! Toujours le bon ton et la belle métaphore pour séduire ses internautes.
    J’attendais avec impatience cette chronique dès l’instant où tu annonçais ce « meh » osé. J’ai lu le tome 1 de Vango juste avant de partir pour l’Australie et j’avais mis mon propre « meh/mouais » de côté sans l’analyser, pensant qu’il était sans doute dû à un mauvais timing. Pourtant, j’avais également eu des sentiments mitigés à la lecture du Livre de Perle (à laquelle j’ai été moi aussi beaucoup plus sensible). J’étais un peu surprise par l’engouement que mes blogueurs préférés manifestaient pour ces deux livres. Comme toi et comme beaucoup, j’adore la plume de Timothée de Fombelle qui nous emporte dans des aventures poétiques et mystérieuses. Mais ce sont toutes les raisons que tu as citées dans cet article qui m’ont fait refermé Vango en me demandant ce que j’avais raté, pourquoi je n’étais pas tellement emballée et pour ces mêmes raisons, j’avais eu du mal à rentrer dans Le livre de Perle.
    Bref, merci pour cette critique.
    Question: as-tu lu le tome 2 de Vango?

    J'aime

    • Je comprends les lectures « mitigées » du livre de Perle — il y a dedans des passages qui n’ont pas « fonctionné » sur moi — cela dit, l’ensemble a très bien fonctionné, j’ai été séduite par cet univers comme un pont entre deux mondes, et par cette langue si élégante (il faut dire aussi que c’était mon tout premier De Fombelle, j’en aurais peut-être attendu autre chose si ça n’avait pas été le cas).
      Dans Vango pour le coup, que j’ai lu 10 mois après Tobie (que j’ai tant aimé), je m’attendais à retrouver certaines qualités (maîtrise du style, de la structure, délicatesse et poésie des images) et certains défauts (le « sexisme narratif » latent) mais la balance n’a pas été équilibrée à mon goût, les qualités n’étaient pas assez au rendez-vous, et les faiblesses plus nombreuses que prévu. Du coup, « Meh » ! Un peu frustrée, même si j’ai aimé. (J’aurais voulu aimer davantage, et ma déception est à la hauteur de cette trahison, en vérité :D)

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