Entretien avec Alison Goodman

ATTENTION ATTENTION, à l’occasion de la sortie de Lady Helen 2, nous avons eu l’occasion de rencontrer la brillante et éplapourdissante Alison Goodman (l’auteure du livre, si tu suis bien) et ce fut fort instructif.

 

{Nous avons mené cet entretien à deux : Lupiot & Bloup.}

Nous avons déjà publié une chronique à quatre mains de Lady Helen 1. Le Club des Mauvais Jours, et avant de vous faire part de notre critique de Lady Helen 2. Le Pacte des mauvais jours, nous allons vous teaser gentiment avec cet entretien dans lequel Alison Goodman évoque :

  1. la façon dont elle a structuré son récit,
  2. la symbolique sociale qui se cache derrière ses répugnants et fascinants « Abuseurs » (aussi connus sous le nom de : vampires les plus chelous du monde) et aussi, parce qu’on ne s’en lassera jamais :
  3. Mr Darcy.

Et quelques autres petites choses en passant, bien évidemment…

Entretien quasi intégralement SPOILER-FREE.
Un mini spoiler sur Darby est présent vers la fin, mais on vous avertira.

Lupiot : Bonjour Alison ! Et merci d’avoir accepté de répondre à nos questions.

Attaquons : à la lecture de Lady Helen, nous n’avons pu nous empêcher d’entendre une petite voix singulière venir nous chatouiller les oreilles… celle de Jane Austen. Nous trompons-nous ou a-t-elle eu une certaine influence sur votre écriture ?

Alison Goodman : Ahhh… pour commencer, merci de me comparer à Jane Austen ! Mon idée, c’était de recréer la saveur de la Régence britannique tout en permettant à n’importe qui d’y accéder. Donc oui, il y a définitivement une grande influence de Jane Austen. Je l’ai découverte avec Orgueil & Préjugés, mais mon livre favori d’elle, je crois, est Emma — c’est probablement celui qui m’a le plus influencée. Bien que… si je suis honnête, ma première expérience de Jane Austen fut la mini-série de la BBC de 1995 avec Colin Firth ! {grande esclaffade d’adolescente toujours énamourée}

Bloup : MOI AUSSI ! {yeux qui brillent}

Lupiot : {sourire perdu ; à cette époque, je lisais Dragon Ball Z}

Alison : Cette série a vraiment laissé sa marque sur moi, sur mon imaginaire. C’était un tel événement, à l’époque, tout le monde en parlait !… Et certaines scènes, comme celles du lac… {soupir rêveur}… bref, ça m’a vraiment marquée.

L’autre influence, dans Lady Helen, et sur mon écriture en général, est celle de Georgiette Heyer. C’est une auteure anglaise qui a écrit de noooombreux livres sur la Régence britannique avec des éléments de romance dedans. Très malins, très fins, terriblement fun à lire. Ma mère m’en a prêté un quand j’avais douze ans, puis j’ai dévoré tous ses livres pendant des nuits entières, à la lampe torche, cachée sous les draps. Elle est pour beaucoup dans mon amour de la période de la Régence. C’est une ère très british, je ne crois pas qu’elle ait d’équivalent ailleurs.

Lupiot : Non, en effet, et l’éditeur français est d’ailleurs contraint de spécifier qu’on parle de la Régence anglaise sur les quatrièmes de couverture, car « la Régence » en français, renvoie à une toute autre période. C’est un peu deux salles, deux ambiances.

Régence Française : Philippe d’Orléans, Régent pour le jeune Louis XV, 1715-1723. Période très brève et progressiste.
Régence britannique : Prince Régent et futur George IV, Régent pour son père George III, 1811-1830 ; on considère parfois que la période commence bien plus tôt, vers 1795 (fin de règne de George III) et finit un peu plus tard, en 1837, date à laquelle commence le règne de la Reine Victoria. La Régence est caractérisée par tout un ensemble de critères de mode, d’architecture, de littérature, et les prémisses par certains bouleversements techniques et sociaux.
Rien à voir, donc.

Alison : Oui et il faut savoir qu’en Angleterre, la période de la Régence est si appréciée, si adorée, que si un auteur fait le moindre faux-pas historique, TOUT LE MONDE le sait. Donc je me suis mis la pression.

C’est une période de transition qui précède l’ère victorienne — qui a été un vrai bouleversement — et certains changements s’opèrent dès la Régence. On commence à avoir l’électricité dans les rues, dans certains lieux publics, ou même chez soi… ce qui signifie que la vie ne s’arrête pas quand le soleil se couche, et ce contrôle de l’obscurité change énormément de choses pour les hommes et les femmes de l’époque. Ils peuvent étudier après leur journée de labeur. Ils ne sont plus « dans le noir » !

Bloup : Littéralement ! Pour revenir à Jane Austen — bien que vous ayez, il me semble, quasi répondu à la question… En lisant Lady Helen, et en lisant les scènes où apparaît le mystérieux Carlston, on ne peut pas s’empêcher de penser à Mr Darcy. Particulièrement lors de la rencontre d’Helen et Carlston, qui m’a rappelée celle de Lizzie et Darcy. Était-ce voulu ? …ou totalement inconscient ?

Alison : Je crois que c’était conscient. Je voulais créer la même fascination pour Carlston que j’ai ressentie pour Darcy ! {rire de chipie} Carlston est aussi inspiré de certains héros de Georgiette Heyer… c’est vraiment le héros romantique, mystérieux, ronchon, tourmenté.

Lupiot : Il est encore plus « sombre et tourmenté » que Darcy, dans le genre boudeur et mélancolique.

Nous avons un peu évoqué vos influences ; j’aimerais savoir comment vous abordez l’écriture. Par exemple, si j’utilise le vocabulaire de George R. R. Martin, êtes-vous plutôt « architecte » ou « jardinière » ?

 

Alison : Oh, j’aime beaucoup cette façon de présenter les choses. Je pense que je suis principalement une architecte. Surtout lors de l’écriture du premier livre. Pour le deuxième, je me suis autorisée plus de jardinage {rire}, j’ai laissé place à de la croissance organique.

Lupiot : Laissez-vous les personnages vous surprendre, parfois ?

Alison : C’est arrivé, oui ! Surtout que je pense qu’il faut absolument rester fidèle à ses personnages. Or, entre le moment où je rédige mon scénario (mes 45 pages de notes) et celui où j’écris la scène, il arrive que mon personnage se rebelle, que je réalise que ce que j’avais prévu n’est pas ou plus du tout possible pour lui. Et là, zouic, le scénario peut faire un sacré pivot.

Bloup : Vous venez de dire que vous aviez 45 pages de notes…

Alison : Et j’ai beaucoup, beaucoup plus de notes sur la période historique. J’ai fait deux ans de recherche.

{visages horrifiés de Bloup et Lupiot}

Bloup : … mais, donc, avec un tel bagage, comment gérez-vous l’information historique, comment choisissez-vous d’insérer ce qui est nécessaire dans la narration ?

Alison : Comment je sais ce que je dois garder et ce que je dois laissez de côté ? C’est une grande question, qui tient au genre littéraire, à ce que le genre peut tolérer. Ici, c’est de l’historique… mais c’est aussi de la fantasy. Je dois donc jouer avec les genres, prendre en compte les habitudes, mon propre style, et les attentes des lecteurs. Et je fais tout cela au feeling. Mais, parfois, je le reconnais, il y a des curiosités historiques que je trouve si intéressantes, si excitantes, que je choisis de construire une scène *spécifiquement* autour de cette information.

Lupiot : Comme la scène de la baignade ?

Alison : {s’exclamant, ravie} OUI ! C’est si étrange et bizarre pour quelqu’un d’aujourd’hui, cette façon qu’ils avaient de tremper les femmes dans l’eau de mer avec une MACHINE, comme des sachets de thé ! {grand rire incrédule et ébaubi}

Vous savez, les femmes n’étaient pas censées se dévêtir, et encore moins nager… Faire du sport ?? FOLIE. Elles étaient très enfermées, et la façon dont elles pouvaient se baigner est symptomatique de cet enfermement. C’est pour ça que lors de l’écriture du tome 1, j’ai voulu construire le récit de façon à montrer combien le monde d’Helen est restreint, contraint, étroit. Elle ne peut rien faire. Elle ne peut pas partir à la recherche de son amie, ou même écrire ou recevoir une lettre sans la permission de son tuteur. Aussi, du début jusqu’à la moitié du livre, j’ai voulu emmener le lecteur, comme dans un entonnoir, dans l’univers de plus en plus étroit d’Helen. Et quand on arrive à la moitié du livre et que l’on commence à sortir à l’extérieur, à vivre le début d’une rencontre et d’une aventure extraordinaire, on réalise alors que cela offre à Helen l’opportunité de sortir de sa vie de femme très enfermée. Le sentiment de liberté est alors grisant.

Bloup : Son éducation étouffante continue de la poursuivre jusque dans le tome 2, où elle n’arrive pas à vraiment s’opposer à Selburn. Selburn est tellement un homme de son temps, dans la façon dont il lui fait la cour et prend les décisions pour elle…

Alison : Oui, Selburn est très traditionnel. Carlston, lui… est traditionnel aussi, mais son histoire l’a placé quelque peu en-dehors de la société, il est donc devenu plus critique vis-à-vis des convenances. Et il se bat auprès d’une femme Vigilante, il doit donc faire bouger ses idées de la féminité.

Bloup : En parlant de Vigilant, les Abuseurs sont des sortes de vampires d’un nouveau genre : qu’est-ce qui vous en a inspiré la création ?

Alison : Je me suis beaucoup amusée à les créer. En fait… La Régence était un temps où la civilité, la courtoisie s’installait. Juste avant, les manières étaient beaucoup plus brusques, brutales, impolies. Tout cela a été lissé, caché, endormi sous une couche de verni social. Les Abuseurs sont une expression de ce qui se cache sous le verni de la société d’Helen. Les désirs humains, leurs violences… C’est une métaphore de la société civilisée.

Lupiot : C’est fou. J’étais persuadée que c’était une métaphore du désir (au sens carrément sexuel du terme). Les vampires ont toujours été un symbole du désir interdit…

Alison : Mais tu as raison aussi, le désir sexuel en fait partie. Et derrière tout ça, c’est une histoire de pouvoir, que je raconte. Les « abuseurs » sont ceux qui abusent de leur pouvoir. C’est une question qui me fascine — ce qui arrive aux gens quand on leur offre du pouvoir. Ici, plus qu’une maturation, on a une femme qui prend conscience de sa force et de ses pouvoirs : qu’en fait-elle ?

Par ailleurs, ce n’est vraiment pas IN de dire ça, mais j’aime la question du devoir civique. Que doit-on au monde et que se doit-on à soi-même ? Surtout qu’à cette époque, la vie tournait bien plus autour du devoir que de l’individu. L’individu est une invention assez moderne.

Lupiot : Je vais revenir sur quelque chose que vous avez dit tout à l’heure à propos des Abuseurs : il y a un truc que j’adore dans votre histoire, c’est qu’elle n’est pas construite sur l’idée de tuer les monstres. Dès l’instant où l’on apprend leur existence, on apprend qu’on ne peut pas les détruire. Ils sont partout, et il faut apprendre à vivre avec — comme on vit en société avec un certain nombre de cons… trariétés. D’ailleurs, les plus hautes instances du pays sont au courant de l’existence des Abuseurs et tolèrent et contrôlent (très peu) leur façon de se « nourrir », n’intervenant que dans les cas extrêmes. C’est une façon très originale d’aborder le monstre dans la littérature.

Mais je me disais aussi que j’ai très envie d’avoir le point de vue d’un Abuseur, ou plusieurs. Eux aussi doivent avoir leurs questionnements existentiels sur le devoir et le pouvoir…

Alison : Ah-ah ! Nous avons déjà un peu l’occasion d’effleurer ça dans le tome 2 avec le Comte d’Antraigue, et nous en saurons un peu plus dans le tome 3 !

Bloup : J’ai beaucoup aimé le Comte d’Antraigue ! Cette façon de présenter un Abuseur qui a laissé sa marque dans l’Histoire…

Alison : Oui, moi aussi. Il est basé sur un véritable espion, et c’est un personnage historique fascinant. On a des lettres de lui témoignant qu’il se jouait de tout le monde en même temps…

C’est d’ailleurs assez excitant de jouer avec les personnages historique de la période. Nous avons la famille royale, bien sûr… Mais par exemple, Brummel est fascinant. Il a imposé les costumes pour hommes, il a inventé la façon dont les hommes s’habillent aujourd’hui, fondamentalement ! Il apparaît beaucoup plus dans une nouvelle que j’ai écrite du point de vue de Carlston.

Lupiot & Bloup : WHAT ! {air extatique}

Alison : Haha ! La voilà.

Lupiot : Je dois avouer que, bien que l’univers m’ait beaucoup plu par son originalité et son ambiance, j’ai trouvé le rythme du premier livre assez lent, pesant, et celui du tome 2 m’a semblé beaucoup plus dynamique. Vous êtes-vous sentie plus à l’aise avec votre histoire ?

Alison : Oui, peut-être. Le rythme du tome 1 est vraiment dû à cette volonté de faire découvrir l’univers étroit d’Helen, et ce sentiment… d’étouffement ! De sorte que lorsque le surnaturel intervient, on a cette sensation de liberté incroyable. Et puis, vous savez, il y a une espèce d’automatisme du début « in media res » dans les livres Young-Adult auquel je ne pouvais pas souscrire ici ; je n’allais pas commencer au cœur de l’action alors que la vie d’Helen, au début, est *totalement* dénuée d’action.

Et puis, j’ai voulu écrire à la troisième personne, aussi. Pour être dans l’héritage des romans de Jane Austen et Georgiette Heyer, mais aussi parce que ça permet une certaine distance narrative, une ironie, et que ça évite… l’effet potentiellement ridicule d’entendre une fille de la Régence nous parler de ses préoccupations à la première personne. Ça serait tellement décalé que ça pourrait devenir kitsch. Et Helen est une personne sérieuse

Lupiot : Parfois trop… Elle se prend carrément la tête… Et nous on voit Darby [sa dame de chambre] qui fonce à côté, qui sait tout de suite ce qu’elle pense des gens et des choses, et on a envie de dire à Helen « Hé, tu voudrais pas t’inspirer un peu de ta pote ? »

Alison : {rit} Helen n’a jamais eu que sa vie pour limite (sa vie de femme d’intérieur), tandis que Darby se déplace dans le monde. Elle a plus de sens commun, elle est plus directe, meilleure analyste de certains comportements. C’est pour ça qu’elle est la Terrene parfaite pour Helen, elles sont très complémentaires.

Lupiot : Connaissez-vous Downton Abbey ?

Alison : Oui !!

Lupiot : En lisant Lady Helen, j’ai beaucoup pensé aux relations entre maîtresses et servantes dans cette série.

« Voulez-vous que je vous réponde honnêtement, ou comme une femme de chambre ? »

Alison : Héhé… en fait, ceci est un bon indice sur la direction de la saga : les livres sont vraiment construits sur l’amitié féminine aussi. Les gens pensent avant tout à la romance et au fantastique, mais il y a un troisième élément tout aussi important, ce sont ces amitiés, et les trois sont construits les uns en regard des autres.

*MINI-SPOILER*

Bloup : Particulièrement dans le deuxième tome, je trouve. Il y a Delia & Helen, Darby & Helen… Ça m’a d’ailleurs brisé le cœur quand Helen a dû choisir entre Darby et Lowry et qu’on a vu Darby DÉVASTÉE… argh !

Alison : C’est d’ailleurs l’une des surprises que j’ai eue !! Parce que tout ce que fait Helen affecte les autres personnages. Et quand je suis arrivée à cette scène, et que je me suis demandé ce qu’était en train de faire Darby, c’est là que j’ai réalisé… « Mince ! Darby est DÉVASTÉE!! » {rire innocent et machiavélique à la fois}

*FIN DU MINI-SPOILER*

Lupiot : On arrive à la fin de l’entretien. Question cute : quel est votre personnage préféré dans Lady Helen ?

Alison : Oh… À l’évidence, j’adore Helen car c’est mon personnage, mais… j’aime vraiment beaucoup Darby.

Bloup & Lupiot : {en chœur} Ouiiii, moi aussi !

Alison : J’adore la dynamique entre elles deux. Bien sûr, il y a la différence de statut, et ça ne changera pas — et d’ailleurs, les gens de chaque classe sont de farouches défenseurs de leurs statuts respectifs… La Régence était une société très figée. Helen se pense donc à la bonne place et Darby aussi.

Lupiot : Mais, en tant que personnages dans la narration, elles se font mutuellement grandir et ressortir. On aime Helen grâce à Darby, et on aime Darby grâce à Helen.

Ok, j’ai une petite question spoiler, vous n’allez pas y répondre, mais go :
SELBURN est-il le Grand Abuseur ?

Alison : {énorme éclat de rire}

Lupiot : J’en mettrais ma main à couper. Je vais parier de l’argent.

Alison : {rit encore plus fort} Je ne dirai rien !

Bloup & Lupiot : Merci encore d’avoir répondu à nos questions. C’était très intéressant de découvrir la façon dont votre univers a été pensé dans sa cohérence et ses particularités délicieuses. Et de découvrir la façon dont vous travaillez et écrivez !

Alison : Merci à vous d’avoir lu mes livres avec tant d’attention et d’enthousiasme !

§

On espère que cette interview vous a intéressés et fait sourire une fois ou deux. C’était assez exceptionnel de rencontrer cette auteure australienne d’une intelligence et d’une gentillesse remarquables.

Pour les curieux, vous pouvez lire notre critique à quatre mains du tome 1 de Lady Helen.

Pour les super-curieux qui sont à la page, vous pourrez bientôt lire la critique du tome 2, rédigée par Bloup !

À bientôt et bonne lecture,

Lupiot & Bloup

Lupiot Allez Vous Faire Lire

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5 réflexions sur “Entretien avec Alison Goodman

  1. Lupiot et Bloup, vous êtes terribles…! Je vais finir par avoir une liste longue comme le bras de livres à lire si vous continuez comme ca! ><
    Sinon, je trouve le timing très drôle, je viens de regarder un Secrets d'histoire sur la Reine Victoria où il y est justement question de ces machines permettant aux femmes (également à la Reine) d'aller se baigner! Quelle drôle idée, franchement!

    Aimé par 1 personne

    • Haha, merci du compliment Stern ! 😉
      Super timing en effet ! dans le livre j’ai beaucoup aimé cette scène du bain, qui montre bien le travail de recherche TITANESQUE pour insérer un maximum d’authenticité dans le roman, et qui porte la marque particulière de l’écriture d’Alison Goodman (comme elle nous l’a si bien expliqué dans cette interview !)

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