C’est le 1er, je balance tout (#8, septembre 2017)

Huitième édition de ce nouveau rendez-vous mensuel, qui rime avec « C’est lundi, que lisez-vous ? », et peut se voir comme un complément ou un petit frère dérangé, comme il vous plaira. Je vous invite à l’adopter, il ne mord pas.

Le principe ? Quatre trucs à balancer !

  1. Le Top & Flop de ce que j’ai lu le mois dernier
  2. Au moins 1 chronique d’ailleurs lue le mois dernier
  3. Au moins 1 lien qui m’a fait « Wahou » le mois dernier (hors chronique littéraire)
  4. Et enfin : ce que j’ai fait de mieux le mois dernier

Allez vous faire lire — C'est le 1er je balance tout

Avant de déployer, comme d’habitude, la liste des ouvrages que j’ai lus le mois dernier et mes coups de cœur parmi eux, petit encart informatif en forme de:

— Je vous présente toutes mes confuses —

Le dernier article publié sur le blog est le C’est le 1er du mois précédent. vous pouvez donc voir deux C’est le 1er s’enchaîner sans articles de fond entre les deux, ce que je trouve vaguement sale et gênant, comme du linge qui traîne par terre dans la salle de bain alors qu’on a des invités.

« Je t’attendais pas »

J’imagine que vous êtes très déçus par mon attitude, et j’imagine sans doute mal, car vous étiez probablement en vacances tout le mois d’août et avez accessoirement d’autres choses largement plus préoccupantes dans votre vie que mon rythme de parution, mais en dépit de la raison, j’imagine quand même que vous êtes déçus, trompés et trahis, aussi je vous présente mes confuses.

La vérité, c’est que j’ai été absente tous les week-ends — pour profiter de mon absence de vacances — et ai eu un gros événement à préparer sur le peu de temps libre qui me restait.

Mais revenons à nos étagères.

Ma mini étagère de bureau « livres en cours ».

Ce mois-ci, j’ai lu 24 livres.

Oui, ça fait beaucoup — mais ce décompte comprend 15 BD et rappelons-nous que la BD, ça se lit plus vite que la littérature écrite en police 10 — donc interdiction de hurler ou de soupirer Oh ! Ah ! Tu lis tellement !… Parce que :

  1. Certes
  2. So what ?

Est-on plus ou moins épanoui à lire plus ou moins de livres par mois ? Est-on content du rythme de ses lectures, ou plutôt de leur qualité ? Lis-je (et lis-tu) de bons titres, ou des trucs complètement con ?
À toi seul(e) de répondre à ces questions, petite fleur de lotus.

Voici ces 24 lectures mensuelles :

Côté BD

 

Côté romans (et essai)

 

Et parmi ces 24 lectures, ai-je des coups de cœur ?
OUI.

1) TOP & FLOP

TOP 3

Comme le mois dernier, je vous ai concocté des petits « Prix littéraires » par catégorie. Cependant, mon TOP absolu tout confondu (note-les, toi qui ne liras pas tout) comprend ces trois titres-là :

 

Catégorie J’ai soupiré par le cœur, ça faisait un peu mal
(Aussi connue sous le nom Joli et badant, mais plus joli que badant)

Lauréat :

Challenger :

  • Habibi, de Craig Thompson (Casterman, 2011) — LAISSE-TOI BERCER PAR CE CONTE DES CŒURS BRISÉS

Quelle incroyable épopée !… Quelle magnifique plongée dans la culture arabo-musulmane — quelle beauté dans la calligraphie, quelle finesse, intelligence, dans le trait, quelle émotion dans le récit… ! Je devrais m’arrêter, je risque de déblatérer des évidences et des idioties : cette BD est devenu un classique du roman graphique, et tout a été dit 100 fois, et beaucoup mieux que par moi, etc.

Habibi est un pavé pas dans la marre mais dans ta poitrine, que tu te prends de plein fouet au moment où tu t’y attendais le moins. Tu ne peux pas savoir à quel point c’est beau et dingue. Je n’ose imaginer le travail de recherche et d’imprégnation de l’auteur, qui redonne naissance à des contes, à des versets du Coran, à une époque imaginaire du Moyen-Orient, entre monde moderne et Ancien Testament, le tout avec une élégance et une tendresse à pleurer.


C’est l’histoire intime et millénaire de deux personnages, une fillette, Dodola, qui s’enfuit (de chez le mari qui l’a achetée) et adopte sur son chemin un petit garçon esclave plus jeune qu’elle, Zam. On suit la vie de cette gamine et de son habibi qui grandissent dans un univers beau et violent, riche de poésie, de crasse et d’absurdité. On vit leurs affrontements avec le monde extérieur, leurs victoires minuscules (les plus sublimes) et leurs tourments éternels, les sacrifices auxquels ils consentent pour se sauver (sont-ils souillés à jamais par leurs propres cruautés et abandons ?) — et c’est cette relation entre ces deux personnages d’équilibristes furieux de vivre, qui est le cœur de la BD — et m’a soufflée comme un fragile pissenlit.

Cette. BD. Est. Dingue.

  • Sunny, tome 1, de Taiyou Matsumoto (VO 2010-2015, Kana, 2014-2016) — OÙ VAS-TU, MON ENFANT, DANS CETTE VOITURE QUI NE ROULE PLUS ?

Sunny, c’est le quotidien d’une bande de gamins en foyer, dans le Japon d’aujourd’hui. Un univers inhabituel, conté de façon réaliste et éthérée. Ce manga est à la fois simple, cool et touchant. En deux mots : il a plutôt la classe, voilà.

Sunny, c’est aussi la marque de la voiture bonne pour la casse qui est stationnée devant le foyer, et dans laquelle les enfants, le temps d’un voyage imaginaire, renouent avec leurs rêves.

J’avais adoré l’univers et le graphisme inhabituels de l’auteur dans Amer Béton (adapté en dessin animé ; pour les aficionados : c’est über cool), et je trouve Sunny plus abouti dans tous les atouts qu’avait déjà Amer Béton (qui est plus fort, mais aussi plus tapageur). On retrouve à la fois cet aspect social dur et cette célébration de l’imaginaire enfantin qui sont chers à l’auteur, mais ici, c’est plus concentré, soigné, et subtil.

Le dessin assez personnel de Matsumoto a cette énergie vive, une tendresse « brute » très authentique dans ses visages et ses corps ; un côté arty qui le démarque. Et au fil de ses publications, il s’est affiné, est devenu moins brouillon et plus délicat, donc je l’apprécie de plus en plus.

Je n’ai lu que le 1er tome et ai beaucoup aimé, aussi je pense lire la suite dès que possible.

 

Catégorie 27e Intersidérale du Lol

Lauréat :

Challenger :

  • La nébuleuse Alma, de Luc Blanvillain (L’École des Loisirs, 2016) — ELLE TÉMOIGNE : JE ME SUIS FAIT PLAQUER PAR MA MEILLEURE AMIE

Ce roman est un coup de cœur d’Août qui m’a mis la pêche ! L’humour était délicieux et impeccablement dosé sur sa tranche de vie, comme du Poulain saupoudré sur une tartine de beurre au bord de la piscine : c’est l’art discret de l’instant parfait.

Et La nébuleuse Alma, c’est une succession d’instants parfaits.

Le pitch ? Alma a une vie plutôt simple et heureuse : une famille bordélique, un petit frère alien et génial, une meilleure-amie irremplaçable, et un tout nouveau tout beau tout frais PETIT AMI IDÉAL, qu’elle vient d’embrasser. Mais soudain, et sans explication, l’un des rouages se détraque : sa meilleure amie la plaque.
Ouais, la plaque. En mode « C’est pas toi, c’est moi, désolée, je préfère qu’on reste am-… non en fait, je préfère pas. » Souffrance inouïe de cet abandon incompréhensible — et vaguement humiliant aussi (sa besta lui dit grosso modo « Je m’ennuie avec toi » (Woh ! Mais reste polie !)) — cette rupture amicale est le point de départ du roman, et d’une grande remise en question d’Alma, qui découvre qu’elle est (ok c’est vrai) un peu superficielle, et peut-être un peu égoïste aussi. Mais…

Comme n’imp’ quelle ado de quinze piges, non ?? Alma n’est pas débile, et elle parvient à prendre du recul :
C’est trop bizarre, cette rupture. Il y a quelque chose de louche.
But what ?

J’ai dévoré et adorééééé La nébuleuse Alma. J’ai beaucoup aimé la relation originale de l’héroïne à son petit frère, qui pour une fois n’est pas idiot et insupportable, mais un vrai complice, et un personnage-pépite, d’une grande drôlerie.

Le style ? Intelligent, allègre, vif, pointu. La construction m’a un brin laissée sur ma faim cependant — j’aurais aimé un joli petit nœud narratif pour emballer le récit, une belle conclusion — là, j’ai eu à demi le sentiment de regarder les héros partir au coin de la rue après m’avoir lancé « À tout’ ! ».

Reviens ici faire la bise, malpoli.

(À part ça, c’était très bien.)

  • Joker, de Benjamin Adam (La Pastèque, 2015) — ILS ÉCHANGENT LEURS VIES : ÇA TOURNE MAL

Une BD inattendue à l’humour absurde, qui traite d’une bizarre affaire d’héritage partie en sucette. Le pitch ? Trois frères, plutôt beauf, jouent aux cartes chaque semaine. L’un d’eux est le patron richissime et célibataires des deux autres, qui sont ses employés vivant respectivement avec leurs huit moutards dans de petites baraques serrées. Or, leurs parties de cartes ont cela de singulier que celui qui tombe sur le Joker peut échanger sa vie avec celle d’un autre joueur pendant une semaine. Ainsi, les trois hommes « tournent », et échangent métier, maison, femmes, enfants, toutes les semaines.
Il y a 1000 raisons pour que ça tourne mal.
Et, pour notre plus grand bonheur, ça tourne très, très mal.

Le ton est somptueusement drôle et le récit prodigieusement absurde.

  • Le journal de Gurty 3. Marrons à gogo ! de Bertrand Santini (Sarbacane, 2017) — EN AUTOMNE, LA NATURE SENT DES FESSES

Je n’ai pas encore parlé de la série Gurty, je crois : journal d’un chien raconté à la première personne, ou plutôt d’une chienne — attachante, débile et brillante comme une chienne peut l’être. Cette série est un délice d’humour dingo, parsemé de raisonnements circulaires à hauteur de derrières canins. Esclaffades garanties à partir de 6 ans et sans limite d’âge, testé en direct. (Âge idéal : 8-12  environ.)

Dans le genre, peut-êre connaissez-vous Chien Pourri ou Journal d’un chat assassin, que j’aime aussi beaucoup tous les deux, mais qui sont parfois un peu gentillets en comparaison, et en tout cas vraiment moins irrévérencieux que Gurty dans les blagues.

Catégorie Fait péter le style d’enfer
(Aussi connue sous le nom Excusez-moi du peu mais ça déboîte sa tata)

Lauréat :

Challenger :

  • Colorado Train, de Thibault Vermot (Sarbacane, 2017) — UN MONSTRE T’ATTEND AU BOUT DES RAILS

Années 50, petite ville américaine alourdie de poussière rouge, au pied des Rocheuses. Une école, un train, une mine abandonnée, et une bande de gamins à la Goonies. Un jour, un élève de l’école disparaît, puis est retrouvé quelques jours plus tard… mort.

La bande de Michael, Durham, George, Don et Suzy, se réunit : faut retrouver celui qui a fait ça. Mais un sale frisson leur remonte le long du dos…
Car le disparu a été retrouvé à demi dévoré.

Qui a pu faire une chose pareille ? Un fou ? Ou… un monstre qui rôde dans les bois, le Wendigo de la légende ?

Ou… pire ?

Colorado Train est un premier roman, ce que je trouve très impressionnant car le mec connaît ses haricots. Structure, style, dialogues, intensité : check, check, check et re-check. La maîtrise narrative est bluffante, les scènes de vie fortes, les gamins ont une voix, et surtout, le style nous embarque — au couteau, évocateur, rythmé, râpeux — rocailleux même —, il jette sur le récit une ambiance de thriller à la King.

Une lecture très crossover, pour les amateurs de Stand by me, avec des ados mis face à un événement beaucoup trop grave pour eux (…et mis face à eux-mêmes).

  • Panama Al Brown, d’Alex Inker (Sarbacane, 2017) — VAINQUEUR PAR K.O.

Panama Al Brown une BD sur un boxeur champion du monde des poids plumes, qui était aussi un dandy américain, l’amant de Cocteau, le roi des nuits parisiennes, un loubard de Harlem, et un fils d’anciens d’esclaves du Panama. Ah oui, et donc Al Brown était noir et gay dans les années 20-30, décennies pas exactement prêtes pour un personnage d’une telle richesse et ambiguité.

Roman graphique magnifique en purs noirs et blancs par Alex Inker (l’auteur et dessinateur d’Apache qui a reçu plusieurs prix bad-ass) Panama Al Brown est à la fois un sublime objet livre, la biographie romancée d’un homme insaisissable et méconnu, et un angle d’approche étonnant sur l’intersectionnalité dans nos sociétés occidentales.

Catégorie Bizarre et fascinant comme un tractopelle qui flotterait au vent
(Aussi connue sous le nom : Je sais pas si c’était beau mais j’y repense souvent)

Ex-æquo

 

  • Servir le peuple, de Yan Lianke (Picquier, 2005) — QUEL PEUPLE VIGOUREUX

C’est l’histoire d’une jeune soldat de l’armée communiste, en Chine, nommé au service quotidien de la femme de son colonel. Celle-ci a très vite envie de sentir sous ses doigts manucurés les biceps musclés de son nouveau jardinier-cuistot. Shenanigans ensue.

Je me suis tantôt ébaubie tantôt ennuyée à la lecture de ce roman, malgré une ironie parfois jouissive, et mon ressenti perplexe tient beaucoup au style traduit du chinois qui me fait presque toujours un effet bancal que j’attends de voir démenti. La force du roman, c’est le second-degré provocateur de ces personnages prétendûment vertueux et fidèles aux préceptes de l’armée et de Mao, qui se convainquent qu’ils Servent le Peuple en se livrant à leurs séances de galipettes. Le léger hic, c’est que l’univers de référence chinois et communiste, à la fois exotique et séduisant, est parfois franchement déstabilisant, et ne fonctionne pas à 100% chez moi — pour saisir le second degré dans toute sa saveur, mieux vaut être à l’aise avec le cadre de référence, ce qui n’est *pas mon cas*. (Du tout.)

  • Dans la forêt de Hokkaido, d’Éric Pessan (L’École des Loisirs, 2017) — JE L’AI RÊVÉ SI FORT

Une nuit, la narratrice, adolescente française, se trouve empêtrée dans un rêve plus vrai et tangible que le montant du lit, un rêve si intense qu’elle se réveille en hurlant, fiévreuse. Elle était dans la peau d’un petit garçon japonais abandonné par ses parents dans la forêt de Hokkaido. Quelques heures plus tard, alors qu’elle replonge dans le sommeil, elle rejoint le même rêve, avec une continuité chronologique qui lui colle des frissons en même temps qu’une certitude vertigineuse : ce rêve est réel, ce petit garçon existe.

Tandis que la narratrice découvre qu’elle peut contrôler les mouvements du garçon, elle doit lutter avec la réalité et le décalage horaire pour réussir à sauver la vie de ce garçon.

Ce roman, sans être un coup de cœur, est une découverte qui me trotte dans la tête depuis ma lecture. Véritable allégorie de l’empathie, ce récit bref et subtil se vit comme une invitation à la réflexion sur notre rapport émotionnel aux gens qui sont loin de nous (en termes de distance, de culture… de tout).

Catégorie L’OVNI TROP CRACKICHOU

  • Ma vie de loup, de Clayton Junior (Sarbacane, 2017) — LE BONHEUR À PORTÉE DE TOUTOU

C’est mon coup de cœur inattendu, innocent et entier, que cette BD naïve et tendre d’une cocasserie de dialogues enfantins ❤

On adopte le point de vue d’un chien de berger, qui garde ses copains moutons, mais se laisse un jour séduire par l’appel des loups et leur vie libre et farouche. On s’engage alors dans un voyage dangereux, foufou et décalé, qui m’a fait tout chaud au cœur — j’adore l’humour discret, à la fois moqueur et affectueux, qui sous-tend tous les dialogues entre animaux.

Le héros s’appelle Toutou et il remue la queue quand il est content — je suis sensible à cette vision simple de la vie.

Aux adorateurs de « Doug » dans Là-haut : cette BD est pour vous !

* Fin des Top *

MEH (2)

  • Article 353 du code pénal, de Tanguy Viel (Minuit, 2016) — PAS INTIMEMENT CONVAINCUE (clin d’œil à ceux qui l’ont lu)

Ce roman de chez Minuit a été sélectionné pour un grand nombre de prix et plusieurs personnes de bon goût me l’avaient recommandé, résultat : j’en attendais des merveilles, ce qui est toujours risqué.

J’ai beaucoup aimé la fin, puissante et émouvante, qui arrive en apothéose d’un long monologue. Mais je me suis lassée assez rapidement des effets de style de la narration (pas de manche, bien de style) : j’ai trouvé les gimmicks littéraires trop répétitifs sur l’ensemble du roman (une fausse oralité appuyée par les mêmes 2-3 astuces syntaxiques ; des images finalement toujours montées sur les mêmes ressorts ; un rythme narratif un peu délayé, circulaire).

Du reste, mon appréciation du roman reste globalement positive, et l’approche du sujet (le point de départ : le narrateur vient de tuer le promoteur véreux qui l’entubait depuis des années tout en lui souriant tous les matins) a une force intime assez viscérale ; si je suis légèrement désappointée, c’est qu’on m’en avait dit tant de bien.

FLOP

L’énorme traître :

Le petit idiot :

  • LoveStar, d’Andri Snær Magnason (Zulma, 2015)

L’ENNUIIIIIIIIII. Mais mais mais pourquoi tant d’enthousiasme à l’égard de ce récit ? (Je veux dire, à part que la couverture de chez Zulma est très jolie, mais elles sont toujours très jolies ?) Le word-building N’EN FINIT PAS, il n’y a pas de ligne narrative qui se détache et nous raconte une fucking HISTOIRE ; tout juste quelques idées de SF originales qui ne cassent pas trois pates à un ornithorynque quand on a lu ne serait-ce que Le meilleur des mondes (LA B-A-S-E), bref, c’était bâillement sur bâillement, je ne l’ai pas fini, et je grogne dans la direction générale de tous ceux qui me l’ont recommandé. Groumpf.

(BIS)

Il faut que je le retire de ma liste de recommandations dystopiques sinon on va me grogner dessus à mon tour. À RAISON.

  • Dragon Ball Super t.1, Akira Toriyama (VO 2015, Glénat 2016)

Aïe aïe aïe. L’histoire est incohérente, les ellipses narratives partent en cacahouètes car les scénaristes n’arrivent pas à gérer le multivers et ses nombreux supports, et le manga ne se concentre plus que sur des affrontements, sans prendre le temps de construire leurs enjeux (pour qu’un combat ait du sens, pour qu’on y croie, il faut qu’il soit important, qu’il ait de vraies raisons d’avoir lieu…).

Seul point positif et charmant pour qui veut renouer avec la série : l’humour à la Dragon Ball, fidèle à cette naïveté et cet aspect méta qui caractérisent l’ancienne série. J’ai fait « héhé » et « huhu » deux trois fois, je le reconnais.

Mais sinon, c’est assez mauvais.

§

J’ai lu 24 livres et je vous ai parlé de seulement 13 d’entre eux, aussi, si tu es curieux/se de savoir ce que j’ai pensé des autres, n’hésite pas à me poser des questions en commentaire.

§

2) CHRONIQUES D’AILLEURS

#1. L’article jubilatoire de Lola, qui me donne savoureusement envie de mordre à pleine dents dans le dernier fruit de l’arbre dystopique de Margaret Atwood : critique de C’est le cœur qui lâche en dernier (À l’horizon des mots).

#2. L’article génial de Broco sur Ça, de Stephen King (Le Brocoli de Merlin). Après avoir bouffé masse de films d’enfance des années 80 (à la Stand By Me) et lu Colorado Train (carrément dans la même veine), je me dis que je suis enfin mûre pour cette brique de King.

#3. Bob m’a parlé avec délicatesse de Pebbleboy d’Eric Pessan (Bob et Jean-Michel), et a réussi à me donner envie de lire du théâtre jeunesse (#ignorance totale) aussi je me permets de vous faire rebondir sur mon ignorance, et sur sa critique.

En plus ce sera l’occasion de découvrir un autre texte d’Éric Pessan.

§

3) AILLEURS SUR LE WEB

Il me semble impossible vous ayez raté ça car mon cœur ne bat qu’a doux son du mot « Turtles » depuis trois mois Turtles ! Turtles ! Turtles ! répété-je tel un Pokémon d’une nouvelle génération — mais, dans le doute : deux ÉNORMES annonces de parution de litté jeunesse ont eu lieu ces dernières semaines :

  1. Turtles all the way down, un nouveau John Green (sortie en VO le 10 octobre 2017)
  2. Le livre de la Poussière, t.1, La Belle Sauvage, un préquel d’À la croisée des mondes, de Philip Pullman (sortie en VO le 19 octobre et sortie française le 16 novembre 2017)

 

C’est génial ou c’est pas génial ??? Vous êtes surexcités comme une McGonagall à qui on annonce une finale de Quidditch entre Gryffondor et Gryffondor ? Moi oui.

§

4) HAPPY NOMBRIL

Je suis allée à Amsterdam.

(Photo pas à moi)

C’était beau, paisible, j’avais envie de boire un verre en terrasse sur le bord d’un canal pendant tout le reste de ma vie.
J’ai fait du pédalo.
Peace, love, space cake.

À bientôt,
(mais genre, vraiment à bientôt ; j’ai une dizaine d’articles en préparation)

Lupiot

Lupiot Allez Vous Faire Lire

P.S. Vous pouvez rapatrier le lien de votre « C’est le 1er » en cliquant sur la grenouille bleue ci-dessous.

Les « C’est le 1er, je balance tout » du mois de septembre 2017 :

  1. Charmant Petit Monstre
  2. Les Histoires vermoulues
  3. Ma Petite Médiathèque
  4. Tanuki No Monogatari
  5. Les Tribulations de Coco

(Je complète la liste au fur et à mesure.)

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58 réflexions sur “C’est le 1er, je balance tout (#8, septembre 2017)

  1. Hello 🙂
    Tu sais que tu viens de regonfler ma PAL à bloc? C’est pas très très gentil ça.
    Bon sinon, si tu veux lire du théâtre jeunesse, lis Claude Ponti (tu vois, les albums avec les poussins ? bah voilà ^^ ): je ne sais pas trop ce que ça donne lu par un·e adulte, mais mois quand je l’avais lu et joué quand j’avais 8 ans, ça m’avait défoncé. (surtout la pièce « bonjour », même si « où sont les mamans » est ma 2e préférée ^^)

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    • J’ignorais totalement que Ponti avait écrit du théâtre. Je chercherai, merci !

      Mais je t’en prie pour ta PAL. C’est mon destin sur cette terre, de jeter des livres à la tête des gens, tel un gnome de Noël incontrôlable.
      Biz, à très vite !! 😀

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  2. Hannn mais la joie que mon article sur Ça t’ait plu !! Merci beaucoup pour le lien du coup !

    N’empêche que venir ici n’est toujours pas bon pour ma pal, la pauvre !

    Un beau mois de septembre à toi (et plus d’articles pour nous :p j’attends toujours ton article sur la Fourmi rouge, histoire de me marrer un coup, non mais !) 😀

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    • Oui, je suis une engraisseuse de PAL hors-pair (et je suis sponsorisée par la scoliose, mais chut) (je dis ça parce que personnellement quand je me rends le librairie avec une liste, c’est le drame pour mon dos, vu que je blinde un tote-bag jusqu’à plus pouvoir passer les bretelles à mon épaule).

      Ton article sur Ça était trop bien !! Il m’a vraiment donné envie. Et j’aime toujours lire des articles « redécouverte » d’anciens coups de cœurs, je trouve ça doublement intéressant car la rédactrice a pu prendre du recul et éclairer son premier ressenti.

      (Et bravo pour ton article sur la Fourmi, aussi ;D Je crois qu’il a plu à tu sais qui)

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  3. Eh beh contente de t’avoir donné envie de découvrir le théâtre d’Eric Pessan (et jeunesse en général même si j’en ai pas lu des masses non plus, hein). 😀
    Je te rejoins sur « La forêt d’Hokkaido » terminé hier. J’ai bien aimé, mais…mais, je sais pas !

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    • Hokkaido : je te comprends, j’ai un peu la même sensation ! Bien aimé, mais…. En fait, ce que j’ai aimé, c’est les choses et les idées que le scénario a convoqué, qui me trottent dans la tête depuis.

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  4. Déçue déçue… peut-être pas, mais tes articles m’ont manqué ! Et j’espère qu’on en aura vite des nouveaux !
    Je ne sais pas pourquoi j’ai toujours repoussé la lecture d’Habibi (en fait, si, je sais : c’est juste que je sens que ça va être un coup de coeur et du coup, je veux l’acheter pour l’avoir et la relire encore, donc je ne l’emprunte jamais en bib… et je n’y pense pas quand je suis dans une librairie comme la quiche que je suis), mais là, c’est une obligation de se jeter dessus après un avis comme le tien !
    Remarque, je peux aussi dire ça de La nébuleuse Alma… et Colorado Train… et Ma vie de loup… (mais eux, je ne les connaissais pas avant).
    Et. Et. Et. QU’EST-CE QUE J’ENTENDS ? Un préquel à A la croisée des mondes ? Je confirme : c’est génial. Bon, c’est pas tout, mais faut que je relise la trilogie, moi avant de découvrir ça !

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    • C’est marrant j’ai pas mal repoussé Habibi aussi, mais pour une autre raison : c’est un énorme pavé intransportable, le genre que je ne peux lire qu’au lit. Or, je freine des fers devant les BD-pavés-grand-format, tel un âne rétif.
      Mais bref, c’en était d’autant plus satisfaisant quand j’ai découvert à quel point j’aimais. *FOR ALL THIS TIME il était assis sagement, à m’attendre sur ma bibliothèque !!* *Émue* *Tu m’attendais, cher livre, tu savais que tu allais me mettre le cœur en morceaux*

      Préquel La Croisée des mondes : comme dit plus bas en réponse à plusieurs commentaires, je suis un chouïa craintive quant au résultat. Mais bon. J’ai hâte hâte hâte quand même.

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      • La taille ou le poids ne me posent pas de problème, même si c’est sûr que tu ne le lis pas dans le métro !
        J’ai toujours une petite appréhension avec les préquels. J’espère que Pullman a bien fait mijoter son truc et que ce sera en accord avec A la croisée des mondes. Wait and see !

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    • C’est ça, c’est exactement la sensation que j’ai. Mais là, où, parfois, je trouve ça exaspérant, là je trouve ça presque drôle car on croirait vraiment que le manga a été scénarisé par un fan de 12 ans. Alors, c’est vraiment pas mal pour quelqu’un de 12 ans, je dis pas ! J’aurais peut-être pas fait aussi bien au même âge. Mais c’est quand même sacrément naïf, bêta, incohérent et capillotracté xD

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  5. Pingback: C’est le ler je balance tout #7 – Vague culturelle

  6. Pour ton problème de linge sale, tu peux publier des billet rétroactivement. Il suffit de programmer une date antérieure dans le calendrier quand tu publies, et voilà. Ton billet apparaitra dans le fil des nouveaux billets WP lorsque tu le publieras, mais quand on ouvrira ton blog il sera à la place que tu lui auras assigné (disons le 15 août pour couper la poire en deux).

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  7. J’avoue, la déception fut cruelle, mais on s’est consolé à grand renfort de lectures… 😥
    Plus sérieusement, ça fait plaisir de lire ton C’est le 1er, et j’ai grande hâte de lire tes prochains articles !
    Comme, d’hab’, j’ai noté un petit peu trop de livres cool en lisant ton article :p
    Bon mois de septembre à toi; Lupiot !

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    • Vous êtes drôlement chouette, les fausses siamoises de DEEDR, parce que vous me laissez chacune un message. Merci, très chère !! (I know, I know, je t’ai déçue…)
      Contente d’engraisser ta PAL. À très vite, et bon mois à toi aussi !

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  8. Wahooo un prequel de à la croisée des mondes?? Je n’avais pas vu passer d’infos merci de retablir tout ça! Je viens tout juste de relire l’intégral en plus :-).
    Habibi est un chef d’oeuvre graphique, mais je ne l’ai pas avec cette magnifique couverture (la mienne est toute blanche), c’est une édition particulière ?
    Sinon tu m’as bien donné envie de découvrir Colorado train et Ma vie de loup !

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    • Tu avais *raté* cette info ? Comme j’aimerais être à ta place et la découvrir pour la première fois.
      Depuis, l’annonce, j’ai un brin eu le temps de redescendre de mon nuage (quelques craintes quant à ce préquel !) mais bon, je suis toujours sous tension électrique quand j’y pense, quand même.

      L’édition de Habibi que j’ai est le grand format de chez Casterman et je sais qu’effectivement par la suite ils l’ont réédité en « moyen » format dans leur collec blanche (comme tous les Taniguchi, quasi).

      Je t’ai donné envie ? Rhô, my bad. Méchant Dobby.

      Biz ! 😀

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    • Écoute, je suis VRAIMENT déçue et désappointée. Donc je ne te recommande pas de l’acheter (même s’il fait bien sur une étagère, puisqu’il apporte une touche de couleur et de gaîté — MAIS C’EST UN LEURRE), je te recommanderais plutôt de l’emprunter. Ce n’est pas mal écrit, donc on ne peut pas se dire « mais ! c’est nul ! » en le feuilletant en librairie (D’OÙ MON ACHAT) (bon ok j’me calme), en revanche, l’histoire ne va nulle part (pour la simple et bonne raison qu’elle est difficile à trouver, de base)

      C’est une sorte de construction d’un monde futuriste en écho à nos travers actuels… un peu à la Black Mirror ! (si tu connais) Sauf que dans Black Mirror, il y a une histoire. Et, bon. Sans histoire, sans personnage qui se démarque, se développe, évolue, vive de vrais trucs — sans enjeu scénaristique, en somme — moi, j’ai abandonné un peu avant la moitié. Sans regrets !

      Passe m’en dire du bien si tu découvres que tu es en désaccord avec ce tableau ennuyeux 😀

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  9. Pingback: C’est le premier, je balance tout! #8 + Bilan du mois d’août | La tête en claire

  10. Même si Habibi n’est pas trop mon style de dessins, ben je le note pour le chercher à la biblio, parce que y’a une planche quand même que t’as partagé qui m’a mis sur le popotin tellement c’était beau.
    En tout cas y’a de belles lectures, le titre que j’ai oublié avec Hokkaido m’intrigue pas mal en plus ! Je sens que ma wishlist va encore craquer son slip, vualà.
    Grand questionnement mais est-on un jour assez grand pour lire King ? Du moins, pour lire Ca ? Il faut que je le fasse un jour pour combattre cette foutue phobie que le mec m’a implanté dans le ciboulot. Mais je tremble d’avance, surtout qu’on m’a dit que le livre était pire que le film. Donc je vais avoir des tendances parano, m’éloigner le plus possibles des bouches d’égouts et flipper ma maman h24.

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    • Hé ben je te rejoins assez : Habibi n’a pas, d’emblée, un style graphique vers lequel je me jetterais. Mais tu verras si tu lis les premières pages ou le feuillettes : c’est irrésistible tant c’est… beau, impressionnant, émouvant. C’est une véritable plongée en apnée dans un autre univers.

      Assez grand pour lire King : dunno, y a des styles vraiment différents chez lui, et pour l’instant je ne me suis pas lancée dans sa veine horrifique (juste des trucs dystopiques, polars, thrillers psychologiques…). Là je me dis « Allez. T’arrêtes pas d’aimer des trucs que tout le monde compare aux livres d’horreur de King. OSE. » Je vous dirai si j’ai effectivement osé x)

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  11. Je suis juste TROP contente de voir que tu as aimé Habibi et Sunny (oui parce que même si je dis « ah mais l’important c’est la diversité des avis, ce n’est pas grave de ne pas aimer ce que j’aime même si c’est un petit bout de mon cœur 😉 » à tout le monde, il y a toujours un peu de soulagement et de joie de voir que quelqu’un aime AUSSI)
    J’ai aussi préféré Sunny à Amer Béton, et je ne saurai mieux l’exprimer que toi : Amer Béton est très fort mais moins abouti et subtil. Sunny m’a provoqué plus d’émotions je crois.

    Tous tes autres coup de cœur me donnent très envie, j’adorerai offrir Le journal de Gurty à mon filleul mais il n’a que deux ans et il ne sait pas lire :/ je vais devoir attendre un peu avant de pouvoir dévaliser les rayons enfants des librairies :/

    Ce que tu dis sur Servir le peuple me fait beaucoup penser à ma lecture de Brothers de Yu Hua, un roman assez dingue et à l’humour souvent très second degré et très noir… que j’ai parfois eu du mal à saisir étant donné que je n’avais pas toutes les références. Du coup l’amie chinoise qui me l’avait offert m’a expliqué le pourquoi du comment de ce qui avait pu me choquer, mais c’est un peu frustrant de sentir que l’on ne saisit pas tout (même si pour le coup ce n’est pas du tout du ressort du roman).

    Olalah le nouveau Pullman ! je crois que je vais être obligée de relire La Croisée des Mondes du coup, c’est ballot ça !

    Bon mois de septembre 🙂

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    • Ahh je ne comprends que trop bien ton émoustillement lorsque quelqu’un d’autre aime tes livres aimés (déjà que ça me le fait avec les inconnus, quand c’est quelqu’un dont j’apprécie généralement l’avis, je suis d’autant plus ravie !). C’est une sorte de communion dans le grand bordel du quotidien, un sentiment aussi joyeux insouciant et satisfaisant que de tenir la main d’une copine en allant acheter des langues piquantes au coca chez la boulangère à la sortie de l’école.

      J’avais adoré Amer Béton mais oui c’est exactement ça : Sunny est plus subtil… plus « propre » aussi, moins bordélique/partant dans tous les sens qu’Amer Béton. Du coup, chacun a vraiment une personnalité singulière, mais oui, on ressent une certaine progression. J’ai vraiment beaucoup aimé.

      La littérature chinoise me fait toujours un peu cet effet. C’est là qu’on se rend compte des limites de la mondialisation, hein… (et c’est sans doute bien !) : il y a ENCORE des cultures suffisamment étrangère pour nous laisser cette sensation… d’étrangeté.

      Biz !!

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  12. Oh que j’adore ton ton :*)
    Quelles belles lectures (et moins belles pour certaines mais ça, hein…!)
    Colorado Train et Panama Al Brown sont dans ma wish-list urgente (oui y en a aussi une moins urgente^^). Tu me donnes davantage envie de les lire!
    Bon mois de septembre à toi!

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    • Haha ravie de te faire sourire 😀
      Et je suis ravie de donner envie, pour Colorado et Panama !! Deux livres d’une énorme qualité. Si tu vois Panama en librairie, tu comprendras tout de suite de quoi je parle : le travail d’édition est sublime, la couverture magnifique.

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  13. Tellement déçue par ton attitude surtout que je viens de rajouter environ 47 325 452 titres dans ma wish-list.
    Habibi est une merveille mais c’est toujours puissant de lire du Craig Thompson. ❤ (Blankets m'avait tellement retourné)
    Et tu viens de me rappeler que Sunny existait et que je ne l'avais toujours pas lu.. voilà il faut que je remédie à ça. Où est ma carte de bibliothèque??
    Et bien entendu je suis comme une petite sauterelle épileptique en pensant à la sortie d'un nouveau John Green et du premier tome de la trilogie de la poussière. Hâte hâte hâte.
    Passe un joli mois de septembre.

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    • Je savais que tu serais très déçue par mon attitude, centurion Affairedreyfus.

      Il faut absolument que je lise Blankets dont on m’a dit grand bien. Et maintenant que j’ai lu Habibi je suis d’autant plus convaincue.
      Oui Sunny c’est vraiment le genre à lire en bibli !
      Haha j’adore l’image de la sauterelle épileptique ^w^ et je t’avoue que le Green m’excite moi aussi, bien davantage que le Pullman, car je ressens une crainte insidieuse me remonter le long des bras. Chépa du tout si c’est une si bonne idée d’écrire un préquel sur Lyra gamine qui parle de la Poussière : il me semble qu’il y a un gros risque de créer des incohérences dans l’univers, vu que normalement, elle découvre la Poussière au début de la trilogie À la Croisée des mondes. J’aurais préféré un préquel sur Coulter et Asriel, mes FAV <3. Mais j'essaie de rester sereine tant que je ne l'ai pas lu.

      Biz

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      • Ah oui un préquel sur Coulter et Asriel aurait pu donner lieu à des aventures assez épiques en plus! Moi aussi je suis un peu inquiète mais je garde cet espoir au fond de mon petit cœur d’une nouvelle trilogie de qualité! Enfin on verra et ça pourra donner lieu à des vagues d’articles et de réactions démesurées si ce nouveau tome n’est pas à la hauteur de ses prédécesseurs. Une occasion de plus de manger des pop corn en ouvrant son compte Twitter!

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    • Oui Habibi est sublime, je l’ai repoussé longtemps car c’est un sacré morceau, mais wahou…
      Dans la forêt de Hokkaido est une curiosité ! Très court, ça vaut le coup de le lire pour se faire son avis !

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  14. MAIS OU ETAIS-TU ? JE ME SUIS SENTIE ABANDONNEE !
    (Et ce traitre de mail ne m’a pas prévenue de ce nouvel article, le fourbe !)

    Bon, j’ai à peine commencé ton article que :
    – je suis allée chercher de quoi noter des titres
    – j’ai mis à jour mon journal de lecture
    – j’ai repris ma lecture.

    Du coup Habibi et Sunny me font très envie, et le Strangers things de Sarbac’ aussi !
    Je tenterais peut-être Hokkaido, ne serait-ce que parce qu’il est court (je crois ?)
    Je lis de plus en plus souvent du jeunesse et PebbleBoy est sur ma liste, va falloir que j’aille jeter un oeil !

    Bref, contente de te revoir eh eh et j’ai hâte d’avoir les prochains articles !

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    • Ah et OUIIIIIIIIIII LE FUTUR PULLMAN !
      (J’ai un peu peur).
      Je le prendrais en anglais, ça fait partie de mes (trop) nombreuses résolutions de rentrée : lire un peu plus en VO (avec lire plus de vieillesse, de théâtre, boire moins de bière, me faire à manger pour le collège, etc.)

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      • Habibi on peut te le prêter ! Sunny je vais vous emprunter le tome 2 :p
        Colorado tu dois pouvoir le choper à Montreuil, non ?
        Et Hokkaido est en effet très court ! C’est pour ça que je l’ai lu dès que je l’ai reçu (je suis parfois saisie d’une frayeur du pavé, pour ne pas dire une gigantesque flemme).

        J’ai un peu peur pour le Pullman, aussi. Je suis très méfiante. (Surtout que c’est apparemment un préquel sur Lyra jeune, et que ça s’appelle le « Livre de la Poussière », or Lyra ne savait rien de la Poussière au début du tome 1 de la Croisée des Mondes, donc je me crispe d’emblée sur une potentielle incohérence. Mais IL NE FAUT PAS, Julia.)

        J’ai très très très hâte pour le Green, et j’ai beaucoup moins peur. (Le seul risque, c’est que je sois moins émerveillée que quand je l’ai découvert il y a 4 ans, car je ne suis pas la même personne, moins adolescente… Mais d’un autre côté, il y a beaucoup à lire dans les romans de John Green, et j’ai adoré relire Margo et Alaska, l’an dernier.)

        Haha je suis beauuuuuucoup plus raisonnable que toi sur les résolutions/défis : étendre ma culture BD et lire davantage de litté générale. Ça se passe très bien pour le 1er défi, et je suis nettement moins diligente sur le 2e xD

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  15. Bou Diou que c’est bon de te lire ! la vérité je respire mieux depuis, quelle bol d’air !
    Heureuse que tu aies aimé La Nébuleuse Alma, j’ai tellement ri, mais tellement ri… j’en rigole encore tient…
    Pareil pour Joker, j’avais l’impression d’avoir le scénar du prochain film des frères Cohen, j’ai adoré

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    • Frangine est très bien, même si, en termes d’écriture et de finesse, j’ai préféré le tout dernier de Marion Brunet, Dans le Désordre, qui était DINGUE. (J’ai l’impression que c’est le genre d’auteur qui progresse à bonds de géant d’un livre à l’autre, et te proposera chaque fois quelque chose de très fort et inattendu.)
      Frangine est un excellent roman, avec notamment (mon passage préféré) une très belle scène d’amour, d’une grande justesse et drôlerie, assez émouvante.
      Mon mini hic, ce sont certaines scènes de famille un peu trop gentillettes (les parents) (en miroir de ce que vivent les gamins à l’école, cependant… c’est donc voulu) qui font un peu perdre en subtilité au roman.

      J’ai beaucoup aimé ma lecture, pas assez pour la mettre dans mes coups de cœur du mois, cependant.

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  16. WHAT? Philip Pullman sort un préquel d’A la croisée des mondes! Eh bien non je savais pas (shame on me), mais ça tombe bien j’ai relu la trilogie récemment! Le 16 novembre je cours en librairie ! Merci pour l’info 😀

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  17. Coucou hibou !
    Alors moi pour commencer j’aimerai bien savoir ce que tu as pensé du Joueur d’échecs en BD ! Et Frangine ?
    Ensuite, je suis contente que tu parles de Habibi ce chef-d’oeuvre de roman graphique dont j’ai caressé les pages (ouais c’est l’effet que les dessins m’ont fait) et je me demande si tu as déjà lu Blankets du même auteur. Dessin toujours aussi beau et histoire toujours aussi douce mais beaucoup plus comme une cosy couette.
    Évidemment j’ajoute les deux autres titres de ton top 3 dans ma PAL parce que comme d’habitude tu as été très convaincante.
    Click, Click, Click je m’en vais découvrir les articles des autres blogueurs. A tout les coups Margaret Atwood va aussi rejoindre ma PAL. Quant à Stephen King, j’ai envie de le relire, maybe en vo ? Anyway, je te le conseille fortement, il a marqué mes lectures d’adolescence comme pas mal d’autres de ces bouquins d’ailleurs…
    Je suis une grosse blasée j’arrive moyen à m’exciter pour la sortie des nouveaux John Green et Philippe Pullman…
    En revanche j’ai hâte de lire tes prochains articles 😉

    Bonnes lectures !

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