TOP 5. Mauvais livres à la mode et ce que je vous recommande à la place

« Owi ! C’est l’instant langue de vipère ! » vous réjouissez-vous en remuant du derrière pour creuser un petit nid confortable devant votre écran.

Aujourd’hui, je vais vous parler de livres que je trouve vastement surestimés et surreprésentés sur la blogosphère :

Avertissement (s’il est besoin) : quand je trouve un livre mauvais, cela tient à mon acception de la littérature, aux qualités que JE cherche, lis, reconnais. Et là-dessus, on n’est pas tous d’accord, je suis parfois même très seule, comme il t’arrive de l’être quand tu corriges une faute de grammaire au repas de Noël et que personne, absolument PERSONNE, n’est d’accord avec toi. (Alors que, bien sûr, tu as raison. Quelle horreur. Rien que d’y penser, tu en frissonnes encore.)

Bref, par exemple, je trouve qu’une grande proportion des romans de Marguerite Duras sont mauvais. Ce qui devrait te mener habilement à l’idée suivante :

CE N’EST PAS PARCE QUE JE DIS QUE CES LIVRES SONT MAUVAIS
QU’ILS LE SONT DANS L’ABSOLU

Et surtout, ce qui m’intéresse, davantage que d’en dire du mal (même si toi et moi, on aime bien dire du mal, parfois), c’est de proposer, à la place de ces mauvais livres à la mode, des titres dans le même genre qui sont merveilleux et infiniment meilleurs.

Ready ?

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ALLEZ VOUS FAIRE LIRE a un mois ! Changement de rythme

C’est l’heure d’un retour sur cette naissance inattendue. Certes, je portais la littérature jeunesse en moi depuis longtemps, et ceux qui me connaissent savent combien j’aime la critiquer (assez sévèrement) et, surtout, combien j’aime la recommander (avec plein de jolis tableaux et graphiques ! Lire la suite

Des livres pour les émotifs

Timide ou rageux, certains caractères font de nous des êtres à fleur de peau, remplis d’émotions trop intenses et trop vives, trop entièrement et trop vite. Qu’on n’ose pas les dire ou qu’on les exprime malgré soi, on se sent vraiment autovictime de sa bêtise émotionnelle, frustré de sa faiblesse, gêné de ses épanchements imprévisible (rougeurs, larmes, mots acides, colère…). Bref, on est trop émotif pour le monde, manifestement. Les autres ne sont pas faits comme ça.

Mais si ! Mais si, les autres aussi. Pas tous c’est sûr —mais je les ai vus, ils sont là ! Les trop émotifs, les timides et les furieux, les voilà : Lire la suite

Des livres pour les incompatibles scolaires

Les bêtas, les incompatibles scolaires, les échecs au fond de la classe près du radiateur, ceux qu’on promet à une vie d’éboueurs —ce qui n’est franchement pas sympa pour les éboueurs, c’est un noble métier, et en matière d’utilité à la société, est-ce plus ou moins valable que Dissertateur ? Discutez, monsieur le professeur, vous avez 4h— ceux-là donc qu’on a relégué au rang de bons à rien patentés, ont de quoi se sentir poussés hors du sentier, un peu seul, un peu désespérés.

Non.

De un, l’école n’est qu’un tremplin imparfait sur lequel tout le monde ne rebondit pas bien. De deux, les cancres, ça n’existe pas : si on n’est pas bon par ici, on est forcément bon par là. De trois… la cancritude n’empêchera pas le bonheur ! (Quoi de mieux inspiré en ce jour de rentrée ?) Et puis, venez par là : Lire la suite

Si vous avez aimé… Peter Pan, de James Matthew Barrie (1911)

peter pan roman hachette james matthew barrieTant que les enfants seront innocents et sans coeur, Peter Pan viendra les chercher à la fenêtre pour les emmener au Pays Imaginaire. Dans ce conte à la fois candide et féroce, qui capture à merveille l’esprit de l’enfance, on a le côté mignon et espiègle de Peter qui a toujours toutes ses jolies petites dents de lait, et la force de cruauté de l’imaginaire enfantin -selon lequel les enfants perdus doivent se taillader eux-mêmes pour continuer à passer par les trous de l’arbre du pendu, leur foyer gouverné par le général Pan.

Si cette oeuvre vous a fasciné, allez donc lire : Lire la suite

D’autres cadeaux pour ceux qui n’aiment pas lire

Je finissais mon articles Des livres pour ceux qui n’aiment pas lire par une recommandation en forme de mini crève-coeur : en dernier-lieu, n’offrez pas de livres. Couvrir de livres des jeunes qui n’aiment pas lire peut être ressenti comme culpabilisant et inattentif. Ok, mais pour cette espèce bizarre de non lecteurs, on offre QUOI ? Lire la suite

Des livres pour ceux qui n’aiment pas lire

Noël approche, vous avez prévu d’offrir des livres. Quoi, votre petit neveu déteste lire ? Il aura quand même un livre. Parce que vous êtes une garce qu’il va forcément aimer lire un jour, non ? Du fond de votre coeur tout crémeux, vous êtes persuadé(e) qu’il lui suffit de faire la bonne rencontre littéraire pour pénétrer dans ce monde merveilleux.

Ok, oui, c’est peut-être vrai. Mais à Noël, vous voulez aussi et avant tout faire plaisir.

Mes conseils en matière de livres pour ceux qui n’aiment pas (trop) lire : Lire la suite

Si vous avez aimé… Hunger Games, de Suzanne Collins (2008-2011)

hunger games 1 couvertureLa thématique des jeunes gens jetés dans une arène pour s’entretuer au vu et au su de tous n’est pas nouvelle —non je ne vais pas remonter aux antiques jeux du cirque, même si c’est l’idée— et étrangement, elle a éclôt de façon indépendante sous la plume d’écrivains sans parenté littéraire. Collins vient ainsi prendre le relai de King, Takami et même Nothomb.

Les auteurs de cette liste ont à un moment additionné culte du voyeurisme + goût pour la violence. Résultat ? Et si l’homme moderne était capable de faire de la mort un divertissement ? Sur cette idée poussée à l’extrême, ils ont construit un univers.
Si c’est ça qui vous a fait frissonner dans Hunger Games… allez donc lire : Lire la suite

Si vous avez aimé… Nos étoiles contraires, de John Green (2012)

nos étoiles contraires couvertureNos étoiles contraires* fait un tabac, et pour cause : c’est une merveille. Permettez-moi d’élaborer : le roman est parcouru d’un humour mordant (tantôt acide, tantôt doux), et pourtant, il parle de l’amour naissant de deux jeunes cancéreux.
(Baah ! Fuyons !)
Suis-je la seule à prendre peur quand je lis ça sur une 4ème de couv’ ? Peur du pathos désespérant, pas cliente des formules lacrymales… Bref, je me méfie. Lire la suite