Tag 100% féministe

« 100% féministe » ? Le titre de cet article va vous intriguer, vous agacer, vous déstabiliser ou vous attirer — selon votre univers de référence — comme le fait toujours le mot « féministe ». Vous recommandé-je, dedans, exclusivement des romans féministes ? Non, pas du tout.

Ouaip. Attends, quoi ?

En écho à une longue discussion que l’article TAG 100% féministe de Tom (La Voix du Livre) avait amenée sur Facebook avec plusieurs amis intéressés par la question (blogueurs, écrivains, curieux) : ce ne sont pas nécessairement les livres évoqués qui sont féministes (ils peuvent l’être), c’est le « tag », qui l’est.

C’est le fait-même de choisir de mettre en avant, valoriser, aimer et réfléchir sur les femmes dans la littérature qui en fait un article « 100% féministe ».

Et ce n’est pas un gros mot.

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Le Bois dormait, de Rébecca Dautremer (2016)

Êtes-vous prêts… pour un enchantement ?

Non, parce que je ne voudrais pas vous prendre par surprise. Autant qu’une image choquante peut rester longtemps scotchée à la rétine, un ravissement peut faire décoller du sol à un moment tout à fait inopportun.

Aussi, je préfère prévenir.

Le Bois Dormait, de Rébecca Dautremer
Trigger warning : beauté sublime

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Bon, je vous vois venir « Ah, mais Rébecca Dautremer, je connais ! » Commençons par là : quand on sait déjà que c’est beau, on se montre parfois moins attentif, et c’est un tort. On risque de manquer le murmure qui s’échappe — d’avoir tourné la page trop vite. Aussi, j’espère vous donner envie de bien regarder cet album… Lire la suite

Les Ferrailleurs 2. Le Faubourg, d’Edward Carey (2016)

Article par Bloup.

Parfois, l’appréciation que l’on a d’un livre dépend d’une autre lecture faite en parallèle et qui vient brouiller notre système sensoriel. Typiquement, c’est le cas si vous avez, comme moi, la bonne idée de lire en même temps le tome 2 de Miss Peregrine : Hollow City et le tome 2 des Ferrailleurs : Le Faubourg.

J’ai trouvé ce dernier nettement supérieur et voici donc pourquoi… Lire la suite

(Infographie) Les jeunes lisent… plus que leurs aînés

Il y a peu, je me suis investie dans un projet de revue littéraire et culturelle portée par des blogueurs tout jeunes et tout pimpants. Cette revue bimestrielle papier devait être hyper canon et le 1er numéro était prévu pour septembre-octobre 2016. Ce projet est (provisoirement au moins) tombé à l’eau par manque de financement. Or mais donc, le contenu que j’avais préparé pour ce numéro 1… je vais pas le jeter avec l’eau du bain ! Namého.

Je suis même plutôt excitée à la perspective de vous le présenter.

Il s’agit d’une infographie sur la lecture chez les jeunes pour la réalisation de laquelle j’ai compulsé (t’as vu le mot savant pour faire croire que je fais ça sérieusement) les données de plusieurs études statistiques se basant sur les relevés de l’INSEE.

Plus précisément, ça s’appelle :

infographie-1-allez-vous-faire-lire-les-jeunes-lisent-plus-que-leurs-aines

J’ai eu cette idée en lisant ici et là des extraits d’une étude commandée par le CNL qui clamait « Les jeunes aiment lire ! » avec moult points d’exclamation surpris. C’est sûr que quand on passe son temps à soupirer que les jeunes sont de dangereux analphabètes adeptes de FPS qui n’entrent en librairie que pour acheter leur agenda Cyprien, « Les jeunes aiment lire », ça surprend.

Les jeunes aiment lire, donc. C’est déjà quelque chose. Mais lisent-ils ? Lisent-ils vraiment ? Toute intriguée, je me suis mise en quête de chiffres. Et il y en a. Ooohh, boy, il y en a. J’en ai fait une belle infographie parce que, comme vous, les tableaux Excel, je trouve ça moyennement sexy.

Ça vous intéresse ? C’est par ici !
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Nathan, Emma… Pourquoi il faut arrêter d’appeler ses personnages de romans par les prénoms les plus populaires IRL

Me revoilà pour un nouvel article de la catégorie Les noms dans la littérature. Vous aimez les noms ? Vous aimez la littérature ? À la bonne heure !

Avant-propos

Cet article risque de donner l’impression que je me moque de certains prénoms. Ce n’est pas le cas. J’ai même choisi exprès, pour mes exemples, des prénoms que j’apprécie, pour ne pas devenir tarabana à les taper quinze fois de suite. Aussi, gardez à l’esprit que quand je dis qu’il faut arrêter de donner à ses personnages de romans les prénoms les plus populaires IRL,

  1. c’est bien pour des considérations littéraires ;
  2. c’est une question de dosage ;
  3. j’ai de bonnes raisons, allez, continue de lire !

Donc, pourquoi faut-il arrêter de nommer ses personnages de romans avec les prénoms du Top 30 ? Mais pour ces 5 points que nous allons ci-dessous développer, pardi !

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Le Cœur de l’Ombre 1, de Marco d’Amico (2016)

Par Bloup

Avez-vous connu, enfant, la terreur du monstre glissé sous le lit ? Renouez avec vos sentiments d’alors (sueurs froides & fascination mêlées) en faisant la connaissance de Luc, qui a de très bonnes raisons de claquer des dents au moment de se coucher.

le coeur de l'ombred d'amico allez vous faire lireAprès la disparition soudaine de leur fille aînée, les parents de Luc l’ont sur-protégé. Averti de tous les dangers de la vie, le garçon a grandi dans la peur de TOUT, absolument tout. Mais, surtout, il craint les créatures qui visitent sa chambre la nuit, terreur nourrie par les histoires racontées par sa grand-mère. Puis, c’est au tour de Luc de disparaître : il a été enlevé par l’Uomo Nero, le cauchemar des enfants italiens. Mais pourquoi lui ? A-t-il un rôle à jouer dans le royaume des Ombres ? L’Uomo Nero est-il vraiment le plus à craindre ?coeurdelombre01

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Found in translation — L’adaptation des noms dans la littérature jeunesse

Il y a quelques temps je vous ai annoncé l’ouverture de la catégorie Les noms dans la littérature. Me revoilà !

L’adaptation des noms est une question récurrente en littérature. Est-ce que le vrai nom du personnage, c’est Severus Snape ou Severus Rogue ? On a vu des fans s’écharper pour moins que ça. Les espagnols ont choisi de garder tout le vocabulaire anglophone, le Snape, les muggles et tout ; ont-ils eu raison ?

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Débat inutile, on est d’accord : son vrai nom, c’est Snivellus.

Dans quels cas est-il judicieux d’adapter un nom ? Que faut-il prendre en compte, au juste ? À la première question, pas de réponse absolue, à la seconde, plusieurs pistes :

  1. Le lectorat visé
  2. L’intention de l’auteur
  3. Le charme de la V.O.
  4. Les habitudes du genre littéraire

Changer un nom n’est pas une question anodine, puisqu’un nom trimballe avec lui la culture du pays dont il est issu, et aussi des morceaux de l’univers du livre, qu’il sublime. L’adapter peut s’avérer un infernal casse-tête, voire une vraie mauvaise idée. La question de l’adaptation doit se faire en considération de la nature de l’ouvrage, du lectorat visé, et de sa compréhension du texte. Lire la suite

Les Fragiles, de Cécile Roumiguière (2016)

Haut les cœurs ! Chronique d’un roman beau et tuant.

les fragiles cecile roumiguiereFC’est l’histoire d’Andrew qui grandit sous nos yeux. Andy devient Drew et, de gringalet, il passe à… gringalet. Drew est un poids plume, son cœur et son corps sont facilement tourmentés par la vie, qui aime bien lui souffler dans les bronches. Il est de ceux qui entrent dans le jeu avec des mauvaises cartes. Son père est un sale con et, depuis le jour où il s’en est rendu compte vers l’âge de 9 ans, ça le mine. Sa mère est paumée, son meilleur ami se fait la malle à l’autre bout du monde, et lui, vers 11 ans, il commence à s’écraser des mégots sur les bras.

Et puis il y a Sky. Tout n’est pas tout rose pour elle non plus, mais elle apporte un souffle bienvenu. Et puis il y a Mamie (qui ne veut pas qu’on l’appelle mamie, elle est trop jeune, penses-tu, elle a eu sa fille à seize ans). Ce n’est pas le génie de la lampe, mais pas loin non plus.

Alors comment en est-on arrivé là ? « Là », c’est presque la scène d’ouverture.  « Là », c’est le Jour J, l’instant T, où du sang coule sur un tapis. Lire la suite

Délit de faciès, ou la couverture ratée

Attaquons-nous à un gros morceau, attaquons-nous à ce qui cristallise bien souvent notre attachement pour un livre, et ce qui nous invite, ou non, à l’acheter.

de l'importance de la couverture lupiot allez vous faire lire

Y a pas grand-chose qui me désole davantage qu’une couverture ratée. Je ne vous parle pas d’une couverture que je trouverais « pas jolie », non, qu’importent mes goûts personnels. Je vous parle d’une couverture à côté de la plaque. Une couverture qui n’a rien compris, et qu’on ne comprend pas.

Qu’est-ce qu’une couverture ratée ?

Pour répondre à cette bien intrigante question, il va falloir s’atteler à son pendant, évidemment : qu’est-ce qu’une couverture réussie ? Là, c’est assez fastoche : une couverture doit fournir la réponse à une seule question sur le livre. UNE SEULE. Lire la suite

Des livres pour mieux vivre ensemble

Comment parler du vivre-ensemble aux enfants et adolescents ? est une question qui a fait Plop sur tous nos écrans après les attentats. Ceux de janvier 2015, et ceux de novembre dernier. Elle réapparaîtra aujourd’hui, demain, suite aux attentats de Bruxelles. Une question qui a fait Plop dans ma tête, personnellement, c’était aussi :

C’est quoi, le « vivre-ensemble » ?

Qu’est-ce que c’est que cette bête-là ? Parce que, pour moi, ça ressemble beaucoup à l’idée de Citoyenneté, qu’on aurait renommée après avoir oublié ce que c’était. Citoyenneté, un joli mot bien long qui venait déjà redonner un coup de jeune à son vieux synonyme Civisme, que j’aime assez utiliser, perso, surtout dans la phrase :

« Merci, vous êtes bien civil. »
(L’essayer, c’est l’adopter.)

lady grantham proud

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