Hunger Games, Red Rising…pourquoi tous ces noms latins dans la dystopie

Vous aimez les noms ? Vous aimez la littérature ? À la bonne heure !

Cet article thématique concerne l’usage fort prononcé des noms latins dans les dystopies modernes.

En effet, il ne vous aura pas échappé que dans les Hunger Games, le Président s’appelle Coriolanus, et que les pages de la trilogie sont émaillées de noms en –us comme une pelouse de banlieue chic est émaillée de pâquerettes.

 

On peut se dire que c’est tout à fait ponctuel et singulier. Sauf que les noms latins antiques se multiplient comme des petits pains dans le rayon. Il y en a beaucoup ! La question qui, dès lors, vous taraude est : Pourquoi ?

Quelle est cette obsession avec le latin dans la dystopie ? Est-ce que c’est juste pour faire classe ?

Gilbert approuve.

Adorable dictateur en velours rouge, classe, chic, swag, idée cadeau, 15,99$

Peut-être. C’est plutôt élégant de s’appeler Coriolanus — ça change de Jack*. Mais c’est surtout symboliquement mille fois plus intéressant. Lire la suite

Les noms dans la littérature (nouveau thème)

J’inaugure une nouvelle catégorie d’articles du blog, consacrée aux noms dans la littérature. Je vous vois écarquiller vos jolis yeux de façon disgracieuse :

« Toute une catégorie ? T’es sûre ? Mais qu’est-ce que tu peux bien avoir à raconter sur le sujet ? »

jon stewart are you sure

Réponse :

  1. Des tas de choses que j’ai décidé de partager avec vous. Les noms dans la littérature invitent à de beaux articles réflexifs. Par exemple :
    1. Qu’est-ce que c’est que cette obsession avec le latin dans la dystopie ? Pourquoi les personnages des Hunger Games s’appellent Coriolanus, Caesar, Cinna, Cato, et ceux de Red Rising (chronique à venir) s’appellent Cassius, Nero, Octavia, Antonia ? Qu’est-ce que cela signifie qu’ils côtoient des noms anglais issus de la nature ? (Katniss, Darrow ?)
    2. Le nom est créateur d’univers : « Poudlard » et « Adalbert Lasornette » sont aussi magiques que les nombreux charmes et sortilèges qui animent le monde de Harry Potter. Comment ça se cuisine, un nom en osmose avec l’univers fictif du roman ?
    3. C’est quoi un bon nom de méchant ?
  2. Le nom d’un personnage, d’un lieu, d’une dynastie (etc.) contient un monde de symboliques liées à des références plus ou moins inconscientes du côté de l’auteur et du lecteur. Par exemple :
    1. Avouez que si Severus Rogue et Albus Dumbledore s’appelaient Thomas Jones et Alexander Livingstone l’effet serait singulièrement différent. De même pour Arwen et Aragorn s’ils s’appelaient Rosie et Rudolf.

      rufold aragorn lotr disgusted

      Rudolf…………… ?

Lire la suite

La dystopie jeunesse aujourd’hui (1/3) : un phénomène culturel

Vous vous trouvez actuellement dans une saga en 3 volumes sur la dystopie. Veuillez consulter le plan :

Vous êtes donc ici :

dystopie jeunesse aujourd'hui phenomene culturel allez vous faire lire

Mon but avoué est de vous démontrer, au cas où, que la dystopie en littérature jeunesse est rageusement à la mode, et même plus que ça. Lire la suite

En ce 1er mai, fête du travail, premier bilan de mon activité chez Gallimard ! (1er mai)

Allez vous faire lire a 5 mois, et je travaille depuis 2 mois dans la boîte la plus cool du monde (moi, l’esprit d’entreprise ? Pas du tout. Mais alors pas – du tout !), j’ai nommé : Gallimard Jeunesse. Lire la suite

Hunger Games, de Suzanne Collins (2008-2011)

Les Hunger Games, je les ai dévorés. J’ai encore plus aimé leur adaptation cinématographique, ce qui mérite d’être noté puisque ça ne m’était jamais arrivé.

hunger games trilogieKatniss vit dans le 12e District, région la plus pauvre d’une union futuriste lugubre gouvernée d’une main de fer par le Capitol. Lire la suite

Si vous avez aimé… Hunger Games, de Suzanne Collins (2008-2011)

hunger games 1 couvertureLa thématique des jeunes gens jetés dans une arène pour s’entretuer au vu et au su de tous n’est pas nouvelle —non je ne vais pas remonter aux antiques jeux du cirque, même si c’est l’idée— et étrangement, elle a éclôt de façon indépendante sous la plume d’écrivains sans parenté littéraire. Collins vient ainsi prendre le relai de King, Takami et même Nothomb.

Les auteurs de cette liste ont à un moment additionné culte du voyeurisme + goût pour la violence. Résultat ? Et si l’homme moderne était capable de faire de la mort un divertissement ? Sur cette idée poussée à l’extrême, ils ont construit un univers.
Si c’est ça qui vous a fait frissonner dans Hunger Games… allez donc lire : Lire la suite