TOP 10 Des trucs à ne pas dire sur les livres

Inspiré de ce Top Ten anglophone (mais pas calqué dessus non plus), je vous livre une liste théma livres, idiote et totalement gratis, sans autre but que de susciter le sourire, parce que, comme dirait Mamie, Tu sais comme j’aime rire.

*Ceci est un format léger, qui pourra revenir ponctuellement, comme les citations, mais ne remplacera pas le contenu rédactionnel*

TOP 10 DES TRUCS À NE PAS DIRE SUR LES LIVRES

1. C’est pas connu du tout ça, comme livre. Ça doit être nul.

wtc what is wrong with you Lire la suite

Hector et les pétrifieurs de temps, de Danny Wallace (2016)

J’AI RI. J’ai tant ri.

Hector et les pétrifieurs de temps est de cette race sympathique des livres qui vous racontent une aventure gentiment fun jusqu’au détour d’une phrase où, kaboum, v’là le nawak.

laughing

Hector, 10 ans, vit à Starkley, classée 4ème ville la plus ennuyeuse d’Angleterre, ce qui est déjà vous dire quelque chose sur le niveau de lose de la bourgade : elle n’a même pas été nommée première, ce qui aurait apporté un peu de piment. Lire la suite

Dysfonctionnelle, d’Axl Cendres (2015)

Plus que quelques jours avant de clore l’année 2015, et redécouvrir plus tard les souvenirs qu’elle aura laissés, pour voir s’ils ont bien vieillis. Dans le cas de Dysfonctionnelle, aucun doute, ça va vieillir comme du bon vin. Parce que oui, attention ! Coup de cœur de dernière minute.

Tout a été génial, dans cette expérience de lecture.

D’abord parce que c’est la première que je fais en tant que partenaire de Sarbacane, maison d’édition ‘achement chouette* qui a décidé, de façon aussi superbe qu’improbable, de me faire confiance en partant de la chronique plutôt négative de l’un de ses romans phares de l’automne (c’est ici).

Ensuite parce que ce roman, crossover générationnel comme rarement, est un bijou.

stars in eyes gif

Fantaisiste, tendre et cruel comme le sont les bonnes histoires de familles ; injuste, beau et parfois fielleux comme le sont les vraies histoires d’amour, c’est une tapisserie multicolore qui ne se soucie d’aucune convention. Une œuvre d’art éclatante et éclatée, de celles qu’on aime parce qu’on en connaît les accrocs.

(TL;DR — merci Sarbacane). Et passons aux choses sérieuses. Lire la suite

Ma mère, le crabe, et moi, d’Anne Percin (2015)

Voilà une super découverte, qui ne partait pas gagnante, et que je suis RAVIE d’avoir faite.

ma mère le crabe et moi anne percin le rouergueMa mère, le crabe, et moi, d’Anne Percin, raconte à la première personne l’histoire d’une adolescente qui vit seule avec sa mère, à partir du moment où celle-ci se voit diagnostiquer un cancer. Pourquoi cela ne partait pas vraiment gagnant ? Sans doute un peu car je commence à en avoir soupé de la « sick-litt » (horrible, horrible expression) qui peut produire le meilleur comme le pire, et aussi car je craignais que le ton humoristique me hérisse le poil.

Hé bien c’est une merveille. Lire la suite

Dans tes bras, de David Levithan (2015)

Pour aujourd’hui, je vous propose une critique du dernier David Levithan, auteur de plein de chouettes romans dont le célébré A comme aujourd’hui (Everyday en anglais, dont le pendant Another Day, pas encore traduit, sortira en France en 2016), les très jolis Boy meets boy et Two boys kissing (que je viendrai peut-être vous chroniquer à l’occasion) et assez connu chez nous pour être le co-auteur de Will & Will avec John Green.

Dans tes bras se présente comme le script de la comédie musicale autobiographique de Tiny Cooper (le héros de Will & Will), un adolescent énorme, exubérant, et fabuleusement gay. Lire la suite

Le garçon qui nageait avec les piranhas, de David Almond (2013)

Aujourd’hui, je vous présente une aventure pleine de grâce et d’humour, dans une langue d’une légèreté et d’une finesse extraordinaires, par David Almond, l’auteur de Je m’appelle Mina.

le garçon qui nageait avec les piranhas david almond gallimard jeunesseLe quotidien de Stanley prend un tour inattendu lorsque, du jour au lendemain, son oncle Ernie, obsessionnel des poissons, décide de changer la maison en usine de conserves. Mais lorsque le grain de folie qui habite Ernie le rend sombre et cruel, Stan décide de s’en aller, se joignant au cirque de la ville. Sa route l’amènera à rencontrer de nombreux personnages truculents, dont le légendaire forain Pancho Pirelli, l’homme qui sait nager avec les piranhas.
Qu’adviendra-t-il du jeune et vaillant Stan ? Aura-t-il le courage de rencontrer son destin et plongera-t-il, lui aussi, dans le terrible bassin ? Lire la suite

Mon frère est un super-héros, de David Solomons (2015)

Demain sort une aventure bourrée d’humour, décalée et parodique à souhait : Mon frère est un super-héros, roman à partir de 10 ans. Nourri de références pop-culture, tombé dans la marmite des comics américains, échappé de l’école du Professeur X, ce roman, c’est ton enfance dans une barre chocolatée.

(Enfin, si ton enfance n’est pas trop trop lointaine. Car, même si les super-héros classiques remontent aux années 50, de nombreuses références sont assez modernes : c’est un roman fait pour toucher les lecteurs de 10-15 ans d’aujourd’hui, ne l’oublions pas. Mais oui, j’ai 25 ans, et ça marche pour moi.)

mon frère est un super-héros david solomons gallimard jeunesseC’est l’histoire de Luke, 11 ans, qui, à part porter le prénom de son idole Luke Skywalker, n’a rien de bien héroïque. Lire la suite

Le ciel est partout, de Jandy Nelson (2010)

Le ciel est partout fut pour moi une lecture yo-yo. Je me suis fait des réflexions comme « GROUMPF ! C’est incohérent. » et « BWAHAHAH ! C’est bien vu. » Aussi, Jandy Nelson, je te garde une place spéciale sur mon étagère. Toi, ta voix d’auteur m’a beaucoup, beaucoup plu, mais alors mollo sur les bêtises, hein. Je te surveille.

i'm watching you

De quoi ça parle ? C’est l’histoire de Lennie, lycéenne clarinettiste accomplie, foldingo des Hauts de Hurlevent, amie avec la plus excentriques des féministes, ayant grandi dans une ville à l’héritage hippie si marqué que son prénom, Lennon (pour John Lennon) n’est pas du tout le plus étrange du quartier. Lire la suite

Les petites reines, de Clémentine Beauvais (2015)

La petite reine, c’est le joli titre de la bicyclette. Mais aussi, désormais, celui de la brillante Clémentine Beauvais. Pourquoi ? Parce que son dernier roman déchire. Drôlissime et percutant, positif sans jamais s’engloutir dans le niais, et superbement emballé dans une couverture ultra-efficace par des gens bien de chez Sarbacane, ce livre est une fine bulle de champagne.

Clémentine Beauvais-la-petite-reine, aussi, sarbacane les petites reines au cinémaparce que sa dernière œuvre a été achetée pour le cinéma. Consécration ! En ces temps d’étonnante consommation littéraire jumelée au box-office, une adaptation cinématographique, c’est un carton de librairie quasi assuré. Alors, hourra, mille fois hourra, pour ce délicieux petit roman inattendu, qui m’a fait rire comme une enfant, et pendant la lecture duquel je me suis sentie tour à tour femme et adolescente, avec un ultime bonheur. Lire la suite