Run Billie, de Claire Loup (2016)

JF paumée, mystérieuse, exubérante et passionnée, cherche identité, raison d’aimer, envie de continuer… & distraction en attendant. Romantiques sans le sous et musiciens décérébrés bienvenus, police et pas sérieux s’abstenir. Contacter ASAP.

run billie claire loup allez vous faire lireBillie, la chanteuse de 21 ans du groupe pop-rock Run Billie (à la sauce Christine and the Queens), qui vient en quelques mois à peine de se hisser au sommet de la gloire, a disparu le soir de son premier concert au Bataclan de Paris. OMG !

L’inspecteur Prajnic est chargé de la retrouver : il va progressivement auditionner tous les proches de Billie – qui, dans la vraie vie, s’appelle Adèle . Au fil des auditions, des flash-backs nous ramènent quelques mois plus tôt, partant de la naissance de Run Billie et nous plongeant dans l’effervescence qui a suivi. On pêche au compte-goutte les informations dans le tourbillon de personnages qui entoure Adèle/Billie, on découvre la personnalité trouble de cette jeune femme qui brûle la vie, qui n’en a rien à faire de ce que pensent les autres, cache des peines immenses… et que personne ne semble connaître en entier. Qui est vraiment Billie ? S’est-elle seulement dévoilée à qui que ce soit ?
Et, la vraie question : est-elle en danger, ou se paie-t-elle notre tête ?

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Les Fragiles, de Cécile Roumiguière (2016)

Haut les cœurs ! Chronique d’un roman beau et tuant.

les fragiles cecile roumiguiereFC’est l’histoire d’Andrew qui grandit sous nos yeux. Andy devient Drew et, de gringalet, il passe à… gringalet. Drew est un poids plume, son cœur et son corps sont facilement tourmentés par la vie, qui aime bien lui souffler dans les bronches. Il est de ceux qui entrent dans le jeu avec des mauvaises cartes. Son père est un sale con et, depuis le jour où il s’en est rendu compte vers l’âge de 9 ans, ça le mine. Sa mère est paumée, son meilleur ami se fait la malle à l’autre bout du monde, et lui, vers 11 ans, il commence à s’écraser des mégots sur les bras.

Et puis il y a Sky. Tout n’est pas tout rose pour elle non plus, mais elle apporte un souffle bienvenu. Et puis il y a Mamie (qui ne veut pas qu’on l’appelle mamie, elle est trop jeune, penses-tu, elle a eu sa fille à seize ans). Ce n’est pas le génie de la lampe, mais pas loin non plus.

Alors comment en est-on arrivé là ? « Là », c’est presque la scène d’ouverture.  « Là », c’est le Jour J, l’instant T, où du sang coule sur un tapis. Lire la suite

Quand on trouve que c’est bien écrit, mais mal fait

J’avais prévu de publier une chronique sur Quelqu’un qu’on aime, de Séverine Vidal (quelqu’un que j’aime plutôt), paru chez Sarbacane (un maison d’édition que j’aime aussi) cette année 2015. Mais j’étais tarabistouillée car, ce roman… il m’a déplu. Il m’a déplu alors qu’il reçoit les louanges de plein de lecteurs intéressants et intelligents. Alors forcément, me voilà tarabistouillée. (Vous me direz « les goûts et les couleurs » : oui, évidemment. Mais…) Je trouvais qu’il y avait des problèmes techniques, dans ce road-movie plein d’amour. Du coup, j’ai laissé mijoté ce roman sur ma table de chevet en attendant de savoir qu’en faire.

quelqu'un qu'on aime séverine vidal sarbacane

Un roman qu’on n’a pas tellement aimé : chroniquer, ne pas chroniquer ? Je trouve généralement plus enrichissant de partager ses bonnes découvertes. Par ailleurs, Quelqu’un qu’on aime est loin d’être assez mauvais pour que j’estime nécessaire de venir lui boxer le menton en faisant entendre ma voix dissidente*. Alors : ne pas chroniquer ? Lire la suite