C’est le 1er, je balance tout (#12, janvier 2018)

C’est le 1er janvier, nous avons passé les fêtes. Mais après les deux réveillons, que nous goûtons chacun pour nos petites raisons (les illuminations, l’odeur des clémentines, le goût de la cannelle, le bruit du papier cadeau froissé, la chaleur braisée des marrons à dépiauter), quand tout est consommé, il reste encore cette idée qui me plaît : nous sommes dans le creux de l’hiver. Haut les cœurs, we made it « halfway through the dark », pas vrai, et il faut se pelotonner, se rassembler, se chérir, pour se donner le courage de traverser la deuxième moitié de la nuit.

Pelotonnée dans mon creux, j’entame cet article les orteils dans le feu et les oreilles en voie de congélation, recluse dans une maison de campagne au bon goût d’antan, proche du degré zéro, qui a ce goût de temps volé qu’ont les journées où l’on n’a pas école quand on est enfant. Les parents partent travailler ou sauver le monde, et soi-même, on s’étire à l’infini sur le canapé devant ses tartines de beurre-Poulain — persuadé à raison d’avoir deux ou trois éternités à vivre avant que sonne, par l’entremise des programmes télé savamment mémorisés, l’heure du goûter et le début de la fin de journée. Entre ces deux tartines, rien que le goût de la liberté : plus on l’étale, plus on en a.

Je vous souhaite une bonne année 2018, remplie de tartines de libertés.

§

Douzième* édition de ce nouveau rendez-vous mensuel, qui rime avec « C’est lundi, que lisez-vous ? », et peut se voir comme un complément ou un petit frère dérangé, comme il vous plaira. Je vous invite à l’adopter, il ne mord pas.

Le principe ? Quatre trucs à balancer !

  1. Le Top & Flop de ce que j’ai lu le mois dernier
  2. Au moins 1 chronique d’ailleurs lue le mois dernier
  3. Au moins 1 lien qui m’a fait « Wahou » le mois dernier (hors chronique littéraire)
  4. Et enfin : ce que j’ai fait de mieux le mois dernier

Allez vous faire lire — C'est le 1er je balance tout* Douzième même si j’ai sauté la précédente, qui est donc une Onzième édition fantôme.

Ces deux derniers mois, j’ai lu :

Pas mal de BD, période oblige (pendant toute la période de folie de l’avent, j’ai un mal fou à me dégager des plages de temps de plus de vingt minutes, et lire des romans dans ses conditions, ça me fait friser le cerveau. Donc BD.) :

 

Côté littérature, j’ai lu 8 romans et 2 nouvelles, et côté poésie, 2 recueils :

 

Ce qui nous fait un total de 28 titres divisé en deux magnifiques tableaux de 12, la symétrie est parfaite, ma joie est complète. Parmi ces 28, j’ai plusieurs Top, plusieurs Flop, et puis d’autres dont je vais te parler, puisque j’aime bien parler de livres ouhlala elle aime bien ça.

Avertissement : ça risque d’être un peu désorganisé ce coup-ci car je manque de temps. J’écris mon article dans un état de frénésie digne de l’énergie déployée jadis quand j’entendais « Tu as rangé ta chambre ? J’arrive dans 5 minutes !! »

Ne regardez pas sous le lit svp.

1) TOP & FLOP

TOP (6)

De nombreux romans graphiques méritent toute ton attention. Enfin, peut-être pas toute ton attention mais un petit morceau de ton attention, là maintenant, si tu l’as sous la main, si tu me la prêtes. Merci. C’est gentil.

D’ailleurs, puisque je sais que ta vie est fourmillante et compliquée, je te balance directe mes trois BD chouchoutes du mois, de gros gros coups de cœur. Comme ça, si tu es interrompu par le bruit du micro-ondes ou l’appel de l’aventure, tu auras néanmoins leur couverture en tête et pourras te jeter dessus voracement lorsque l’occasion se présentera. Je pare au plus urgent.

 

Lauréat de la catégorie « Le vie est une chienne borgne sous un ciel d’octobre« *
(Aussi connue sous le nom de « Post-apo bien noir »

  • #1. La terre des fils, de Gipi (Futuropolis 2017) est un roman graphique post-apocalyptique qui m’a un peu rappelé La route de Cormac McCarthy, — ce qui devrait vous situer l’ambiance plutôt du côté du noir foncé de l’existence — mais dont j’ai surtout aimé, en fait, la qualité d’écriture et de narration. Ce qui ressort des dialogues, c’est que le langage est en train de se perdre. Et avec les noms, les pronoms et les mots doux disparaissent le sens de l’identité et de l’empathie. Une aventure humaine menée avec urgence et inquiétude comme une blessure que l’on recoud, et qui *spoilers* a le bonus de s’achever sur une note positive.

Lauréat de la catégorie « J’ai soupiré par le cœur, ça faisait un peu mal »
(Aussi connue sous le nom de « Joli et badant, mais plus joli que badant »)

  • #2. Le chien gardien d’étoiles, de Takashi Murakami (Sarbacane, 2011-2014) est une BD qui ne paye pas de mine…

    On voit ce petit chien crackinou et l’on s’attend à une histoire familiale et feel-good. Alerte : j’ai chialé. TU M’AS MENTI, COUVERTURE.Le chien gardien d’étoiles est un conte moderne sur la solitude, qui suit un homme dans sa descente progressive d’une vie ordinaire et confortable à une vie de sans-abris. C’est d’une limpide et cruelle simplicité — et c’est sans doute cette distance entre les choix narratifs et visuels assez naïfs et le fond du propos assez dur qui m’on touchée. Le tome 1 est une histoire entière, le tome 2 un préquel (aussi fort, sinon plus).

Lauréat de la catégorie « Girafe »
(C’est-à-dire : « Beau et perché »)

  • #3. Les amours suspendues, de Marion Fayolle (Magnani 2017) est, comme les précédentes BD de Marion Fayolle, porté par une forte symbolique poétique retranscrite visuellement ; c’est la rencontre inattendue mais évidente entre le surréalisme et les films d’auteurs français. C’est donc de la vie amoureuse et sexuelle des personnages, contée de façon analytique et décalée qui emprunte ici clairement au ballet. Un album sponsorisé par Freud et Magritte. (C’est très, très beau (et la qualité d’impression est dingue, ce que ne restitue pas du tout ton écran.))

Côté romans, voici mes trois beaux gosses du mois :

 

Lauréat de la catégorie « Prends-toi ça dans les dents« 

  • #1. Lettres d’un mauvais élève, de Gaïa Guasti (Thierry Magnier, 2016) est le réquisitoire d’un cancre contre le monde entier. Très bref, incisif, il est porté par une voix d’une justesse impitoyable. J’ai cru laisser une partie de mon cœur dans ce laminoir. Et pourtant, mon cœur, Gaïa Guasti me l’a rendu à la fin, quand les Lettres à force de tout vider en viennent à découvrir ce trésor, enfoui-caché au fond du cancre : celui de cette institutrice qui, jadis, avait été son alliée, pas son ennemie, et par laquelle la rédemption est permise. Ce petit livre est une saignée dans l’idéal de l’école républicaine — mais au-delà de la douleur qu’elle inflige sur le moment, elle est belle et salutaire.

Lauréat de la catégorie « Tout le monde devrait le lire !!!« 

  • #2. La porte de la salle de bain, de Sandrine Beau (Talents Haut, 2015) est un roman qui, par certains aspects, tire vers le roman à message (et tu sais pourtant combien je n’aime pas ça). Ce qui le sauve, le retenant par la bretelle de soutif et l’empêchant de basculer, c’est la voix de la narratrice, juste, rigolote, émouvante par sa simplicité, qui apporte une vraie candeur personnelle au récit. C’est l’histoire d’une préado qui sent pointer le début de ses nénés sous sa poitrine, et s’en réjouit, avec sa gouaille de gamine, sa fierté de femme toute neuve et sa bougonnerie d’ado, mal-à-l’aisément vôtre. Le truc, c’est que les mecs — les vieux mecs ! les adultes, quoi ! — se mettent à lui faire des remarques bizarres, gênantes, un peu drôles, hin hin, tu vois ? À lui prêter une attention qu’elle ne voulait pas. Surtout le nouvel ami de Maman, qui entre dans la salle de bains quand elle est toute nue sous la douche…

    #MALAISE

Lauréat de la catégorie « Même ta mère l’a lu »
(Aussi connue sous le nom de « C’est bon, on a compris que c’était bien. Purée les relou !« )

  • #3. La série Sauveur et fils, de Marie-Aude Murail (L’École des Loisirs, 2016-2017), tout le monde t’en a déjà parlé : parfait, à mon tour. Cette tétralogie, qui nous raconte la vie professionnelle et personnelle de Sauveur Saint-Yves, psychologue antillais aux penchants de Mère Thérésa et père célibataire d’un petit Lazare de 8 ans, est une fresque moderne foisonnante de personnages géniaux et d’instants de grâce. Ces livres font naître au creux de nos mains un microcosme si attachant qu’il en devient un deuxième chez nous, un foyer qu’on rechigne à quitter — c’est le même genre de dynamique que l’on retrouve dans les sitcoms où, au bout d’un moment, qu’importe ce qu’il arrive aux personnages, tout ce qui compte c’est de continuer à le vivre avec eux. (Et c’est comme ça qu’on se retrouve à la 14e saison de Grey’s Anatomy.) Mais Sauveur et Fils, en filigrane, c’est bien davantage.

    Avec une facilité de grand chef d’orchestre, M.-A. Murail fait se croiser les fils d’intrigues sans jamais s’emmêler (alors que toi tu galères avec tes écouteurs que tu as pourtant sagement enroulés), trace en pointillés des lignes de réflexion sur de nombreux sujets sociaux, et dessine au numéro les contours de personnages d’une profondeur et d’une richesse aussi réjouissante que déstabilisante. Lire Murail, c’est se trouver pris en continu de ce vif sentiment de sonder — quand un passant croisé t’apparaît soudain pour l’être humain entier qu’il est, à vivre ses propres histoires intenses dans lesquelles tu n’es, toi, qu’un point flou passé très vite à l’arrière-plan. Hashtag aime ton prochain ? (Je suis tellement rock’n’roll.)

Et puis j’aimerais aussi te parler très succinctement (juré) de ces deux-là, qui sont un peu de la famille des bizarroïdes inclassables :

 

#1. Kobané calling, de Zérocalcare (Cambourakis 2016) — Une BD socialo-politico-éducativo-funny sur Kobané, ville kurde de Syrie, arrachée aux kalach de Daesh par les locaux, devenue une sorte d’utopie multiculturelle où vivent de nombreuses communautés, au milieu de cette guerre de la terreur qui dézingue la région. Le style graphique n’est pas renversant, assez commun, mais l’approche, le ton et le rythme narratif de ce presque « Carnet de voyage » sont géniaux, et j’ai adoré cette lecture.

#2. Welcome, de Guillaume Trouillard (Éditions de la Cerise 2013) est un imagier (oui, comme pour les petits) mais pour les grands. Il image tout. Il image les cannettes de bière, il image les champignons vénéneux, il image les papillons, il image les grues métalliques — et de ce fatras de vie humaine bien rangé, à la fois adouci par l’aquarelle et magnifié par ses couleurs vives et son trait fin, ressort une poésie inattendue, saisissante. J’ai souvent cet imagier ouvert sur mon bureau pour écrire des histoires, parce que rien de tel que de regarder les crabes de Guillaume Trouillard pour sentir les bulles se former dans le sable sous tes pieds.

 

C’est la fin des « Top » ! D’autres livres parmi mes lectures mensuelles étaient vraiment cool, aussi, n’hésitez pas à me demander des précisions en commentaire si vous voulez mon avis sur tel ou tel titre. Mais pour l’heure j’arrête car on s’épuise à force de dire du bien : vite, vite, envoyons les Flop.

MEH (3)

  • Les révoltés de la Bounty, de Jules Verne (1879) : pas lu Jules Verne depuis mes 8 ans, je me dis, « Hé ! Prenons ce petit bout, là ». Ce que j’en pense ? Je me dis que je suis mal tombée. Fadasse comme de la soupe au caillou, pas de style passé le premier paragraphe, c’est un atone récapitulatif des événements ; à ce tarif, j’aurais mieux fait de lire un mail de ma banquière.
  • L’Amour et les forêts, d’Éric Reinhardt (Gallimard, 2016) : je n’ai dit que du mal de La chambre des époux, mais L’Amour et les forêts ne m’a pas entièrement déplu. Pourtant, je ne l’ai pas fini. Le style de Reinhardt n’est pas pour moi, je trouve qu’il en fait des caisses, et ses grands tremblements romantiques retombent comme un soufflet mal cuit dans mon assiette.
  • Bicyle 3000, d’O Se Hyung : Pas mal, mais j’ai trouvé l’incarnation des personnages et surtout la construction de l’histoire (en flash-backs permettant d’élucider peu à peu le meurtre) un peu faibles… ce qui du coup freine l’implication émotionnelle — on n’est pas « dedans ». Donc *Meh* ¯\_(ツ)_/¯

FLOP (1)

Recueil de poèmes illustré, Milk and Honey (Lait and Miel, dans sa traduction chez Charleston) envahit la blogosphère depuis des semaines. De mon côté, c’est un bon flop bien rond, un drop élégant dans la pataugeoire de la poésie contemporaine. Mais comme j’en ai déjà parlé dans mon article 5 mauvais livres à la modes — et ce que je vous recommande à la place, je ne vais pas me répéter ici, aussi si vous attendiez avec impatience le moment langue de vipère de ce C’est le 1er, sortez les pop-corn et cliquez sur le lien ci-dessus.

Et sinon, retenez qu’en poétesse anglaise contemporaine, je vous recommande la merveilleuse Carol Ann Duffy.

 

§

2) CHRONIQUES D’AILLEURS

  • #2. La chronique de Nightwork, de Vincent Mondiot (Actes Sud Junior, 2017), par Lucile sur le site La ronde des livres. Disons que parfois, on sent des enthousiasmes tellement honnêtes, des chocs littéraires si authentiques, qu’on ne peut qu’être appelé, morbidement, comme ces automobilistes qui ralentissent pour regarder un accident. (HA HA ! Ma comparaison est complètement bizarre, désolée Lucille !!)

#ZINZIN

  • #3. T’as entendu parler de la polémique « De la guimauve pour la jeunesse ? » Non ? Bless. Le monde diplomatique (lequel, si tu ne l’as jamais parcouru, est un journal high-level de politique écrit très petit), a publié le 1er novembre 2017 un article qui, comme tu peux le deviner d’après son titre, crache dans la soupe du rayon jeunesse. Cet article, je ne te le link pas, pour trois raisons :
    • 1) il est idiot et très mal renseigné,
    • 2) il est payant pour les non-abonnés (ce qui me met toujours dans une espèce de rage incompréhensible), et surtout :
    • 3) la réponse qui lui a été faite est très éclairante sur son contenu, et bien plus renseignée. C’est cet article, donc, que je te recommande : Balayer la guimauve devant sa porte, par Cécile Boulaire (universitaire spécialisée en littérature jeunesse). Attention, c’est un article sérieux, ON SE REDRESSE, DANS LE FOND.

  • #4. Pour te remettre de l’article intello du point #3, je te recommande vivement Des albums à l’effet « WOW ! » garanti, un florilège ébaubissant présenté par Tom de La Voix du Livre, qui te donnera envie de gambader gaiement jusqu’à la librairie jeunesse la plus proche pour t’extasier sur ces magnifiques albums colorés, et les sniffer tel un inquiétant addict. (Non, ça c’est juste moi ? Ok.)

§

3) AILLEURS SUR LE WEB

Je t’ai mis le lien de Sonder un peu plus haut, c’est donc l’occasion de te faire découvrir, si tu ne le connais pas, le Dictionary of obscure sorrows. (Dictionnaire des nébuleuses douleurs (adaptation libre))

For lack of a better word

C’est une chaîne Youtube dont le concept est simple : inventer le lexique de nos peines douces-amères, quand le mot manque. Chaque vidéo fournit la définition d’un seul mot, c’est souvent saisissant et émouvant. Deux vidéos que j’aime particulièrement :

  1. Zénosyne — Le sentiment que le temps s’accélère
  2. Lachésisme — L’attrait pour la fulgurance des catastrophes

Petits avertissements cependant :

  1. Il faut être assez balèze en anglais.
  2. Je déconseille de regarder plus de 5 ou 6 vidéos à la suite : au bout d’un moment, la voix posée du narrateur autant que le montage vidéo propret peuvent susciter une sorte de vague désenchantement, d’écœurement. (Il y a des choses qui sont bonnes à petites doses. Les fans de Black Mirror savent de quoi je parle.)

§

4) HAPPY NOMBRIL
Expression volée à Lola de L’horizon des mots

Qu’est-ce qui m’a rendue heureuse, le mois dernier ? Hum, let me think…

#LA RACLETTE

Pardon, c’est un site littéraire ici ? Scusi.

  • Le Salon du Livre et de la Presse de Jeunesse de Montreuil 2017, qui était le premier que je faisais en tant que membre de l’équipe de Sarbacane. C’était génial pour de nombreuses raisons mais en outre pour les rencontres que j’y ai faites — auteurs, éditeurs, lecteurs, et… pas mal de blogueuses géniales passées me saluer, qui se reconnaîtront ! J’espère ne pas vous avoir effrayées par mon débit surexcité ou mes regards égarés de personne en manque de sommeil.

Objectivement le plus beau des stands. Objectivement.

J’ai vendu plein de liiiivres !

§

Qu’y a-t-il à venir sur Allez Vous Faire Lire ?

  1. Des articles critiques épatants, beware (dont un premier ce dimanche 7, signé Stern !)
  2. « Quel serait ton livre jeunesse préféré de 2017 ? » : tes auteurs chouchous répondent (à paraître le dimanche 14 janvier)
  3. Mon Top 15 littérature jeunesse 2017 (à paraître fin janvier)

Encore un mois où tu vas niquer ta PAL si tu traînes trop par ici.

Franchement, c’est pas très sympa de ma part.

À vite !

Lupiot

Lupiot Allez Vous Faire Lire

Tu peux ajouter ton article « C’est le 1er » à la liste en cliquant sur la grenouille bleue (je le reporterai manuellement ci-dessous !) :

Les fantastiches C’est le 1er, je balance tout de janvier 2017 :

  1. Chaussettes et chocolat
  2. Les Cheesecake de Dolorès
  3. Des Livres et les mots
  4. Histoires vermoulues
  5. Les Lectures du Monstre
  6. Light and Smell
  7. Ma petite médiathèque
  8. Le Monde Fantasyque
  9. Niognot
  10. Les Notes de Grace M.
  11. L’Ourse bibliophile
  12. Un Point c’est tout
  13. Rivages invertains
  14. Sariah Lit
  15. Le Sortilège des mots
  16. Tanuki No Monogatari
  17. La Taverne de Jules
  18. La Tête en Claire
  19. Le Vent dans les pages

Je note que les blogueuses habituellement fidèles au rendez-vous sont encore en train de digérer leurs repas de fêtes car je ne suis pas la seule à être en retard

Lalala

Si je t’ai oublié, laisse-moi un petit cri plaintif dans les commentaires, tel un animal abandonné :
« Tu m’as oublié(e) ! »

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25 réflexions sur “C’est le 1er, je balance tout (#12, janvier 2018)

  1. J’avais bien aimé Bicycle 3000. Un quelque chose dans la narration qui m’avais marqué. Et c’est surtout que comme je n’en avait jamais entendu parler c’était une très bonne suprise.
    Très bonne année 2018

    J'aime

  2. Tu vois, pour une fois, je ne te suis pas sur un de tes tops ! J’ai beaucoup aimé le premier Sauveur et Fils mais en revanche la suite m’a profondément ennuyée… (je me suis arrêtée au troisième tome du coup).
    J’ai trouvé Sauveur parfois très moralisateur, les remises en question constante de sa meuf un poil lourdingues. Et puis, ce côté psy sauveur qu’il a parfois, et qui le fait sortir de son rôle auprès de ses « patients », ça m’a irrité profondément. Par contre, c’est une bonne série concernant les personnages secondaires qui sont chouettes et qui rattrapent (un peu) le coup. Pour le reste, bah… Voilà. J’pense que t’as rallongé ma wish-list de quelques kilomètres, *again*.
    Une bonne année à toi 🙂

    Aimé par 1 personne

  3. Oh je suis contente que tu fasses connaître Welcome, que j’ai découvert au Lyon BD Festival et qui depuis trône sur ma table basse et se laisse ouvrir au gré des envies de mes visiteurs (et de moi-même). Je me suis achetée la planche avec les peuples bientôt disparues, je peux regarder ces visages pendant des heures (au moins ! 🙂 )
    Je file voir les albums à effet Wow, adieu !

    Aimé par 1 personne

  4. (WordPress aura ma peau, une fois sur deux il ne me laisse pas commenter direct depuis mon téléphone xD et j’en viens à faire des copier-coller : )

    Ouiiiii tu es de retour !
    Sita est très chouette, figure toi que je viens de redécouvrir sa chaîne mais elle et moi on fréquentait des forums rpg quand on avait 13 ans ! Long long story ah ah ! Et on s’est vues pour la première fois à Montreuil !

    Que de BD ! J’ai beau essayé, je suis une flemmarde ! Pourquoi noël a été sponsorisé par Manu Larcenet, va falloir que je m’y mette (Rapport Brodeck en tête !). J’ai failli acheter Kobane pour mon frère, qui voulait en savoir plus sur le conflit syrien (et moi je voulais qu’il en sache olus en Bd) mais finalement j’ai pris Hospital Freedom (ou freedom hospital – J’ai un doute et je suis encore au chaud sous ma couette donc je n’irai pas vérifier !)

    Trop cool que tu aies aimé Sauveur (que tu as osé comparer à Greys Anatomy ‘-_-) et vivement le 4 ! Je suis actuellement dans Miss Charity et ça rend les vacances plus douces encore 🙂
    D’ailleurs j’ai trouvé ton texte d’introduction très joli 🙂
    Il me semblait qu’une critique de La Belle Sauvage devait arriver, non ? Je l’ai manquée ? (Je l’ai ENFIN fini, très bon moment mais… mais.)

    On devrait instaurer une semaine de congé dédiée à la lecture. Ce serait bien.

    Aimé par 1 personne

  5. Comme j’aime tes articles !
    Ils me font toujours rire comme une grosse dinde (avouons que c’est particulièrement charmant) et rire comme ça, ça ne se refuse pas.
    Je valide complètement la tétralogie Sauveur et Fils – en même temps je valide à peu près tous les romans de Marie-Aude Murail, mais EN PLUS il y a des cochons d’inde sur les couvertures de ceux-là, donc ils ne peuvent être que fantastiques. J’attends le quatrième tome avec impatience.

    Et je reconnais que le stand Sarbacane à Montreuil était trop cool, mais en partie pour un détail absolument futile : vos chaises étaient trop cool (normal j’ai les mêmes dans mon salon). Longue vie à Ikea, (et bonne année !)

    Aimé par 1 personne

  6. Oh, Le Chien Gardien d’étoiles… j’avais tellement pleuré ! J’ignorais qu’i y avait un second tome, je prépare les mouchoirs en prévision de ma lecture.
    Lettres d’un mauvais élève est vraiment fort, un peu comme toute la collection des Petites Poches (un merci énorme aux filles de Dans ta page qui me l’ont virtuellement faite découvrir !).
    Héhé ça fait plaisir de se voir citée – NIGHTWORK TROP GÉNIAL WOW WOW WOW – et ton parallèle avec les accidents de la route est tout à fait bienvenu. (pssst Lucille ça s’écrit avec 2 L !)
    Bon bon bon eh bien bonne année ?
    Je suis tellement en retard sur mes « C’est le 1er » ohlala…

    Aimé par 1 personne

  7. J’aimerais beaucoup pouvoir couiner que j’ai été oubliée, mais en vrai je suis juste très très à la bourre huhu J’ai même pas encore lu la plupart des autres C’est le 1er, honte sur moi !
    Ma prof de librairie nous a fait lire Lettres d’un mauvais élève l’année dernière, il a marqué toute la promo haha Et j’ai lu il y a un moment Le chien chasseur d’étoiles, je confirme tellement le sentiment de « c’est si joli mais aoutch ça pince le coeur » ♥
    Une très belle année à toi (et à toute l’équipe du blog aussi huhu) en tout cas ! ☼

    Aimé par 1 personne

  8. Je viens de me rendre compte que tu m’as vendu « les belles vies » au SLJP aha !
    Sinon, je voulais te dire que je suis une grande fan de ton blog ! J’aime beaucoup recevoir un petit mail « nouvel article sur allez vous faire lire » que je m’empresse de consulter. J’aime ton humour, ta vision des choses et des goûts littéraires surtout (bah oui, c’est important). Je ne sais pas trop pourquoi je te dis cela maintenant, peut-être que je suis portée par l’énergie de ce début 2018…
    Bref, je te souhaite également, puisque c’est la période, une super année !
    Ah oui, je ferai mon stage de 3ème chez Sarbacane début février. J’espère t’y voir 😉

    Aimé par 1 personne

    • Hello Garance ! Merci beaucoup pour ton message qui me fait très plaisir, et bien sûr que tu me verras chez Sarbac’ en Février, les bureaux ne sont pas très grands 😉 On aura l’occasion d’échanger ! À bientôt

      J'aime

  9. Pingback: C’est le 1er Janvier 2018, j’balance tout #12

  10. J’avais dit que le referais en 2018… et je me déçois d’avoir été si mal organisée.
    En février je balancerai tout !!!!

    Je te remercie pour la découverte de Carol Ann Duffy. Je le note immédiatement. Je n’ai pas osé lire ta déception à propos de Milk and Honey, ayant été extrêmement marquée moi-même et le gardant dans mon coeur, mais découvrir une poétesse qui t’a convaincue me ferait si plaisir !

    Je me rends compte à la lecture de cet article que j’ai du te croiser/parler à Montreuil. Je suis passée plusieurs fois sur le stand mais comme une quichette je n’ai pas fait le rapprochement avec toi. Pfff. Quel dommage.
    A charge de revanche pour la prochaine fois.

    Ah et j’ai une question concernant la bande dessinée « les amours disparues » : le résumé me fait un peu peur : est ce que tout le récit est axé autour du point de vue de l’homme dont il est question dans le synopsis ou bien la bd contient-elle une certaine diversité ?
    (Je vais à Angoulême et je suis à 2 doigts de craquer. D’autant que j’aimerai réaliser une vidéo spéciale autrices découvertes grâce à Angoulême).

    C’est toujours une joie de te lire !
    Merci pour cet article plein de recommandations.

    PS : désolée pour ce pavé. J’espère qu’il est digeste.

    Aimé par 1 personne

    • Carol Ann Duffy : une merveille ❤
      Montreuil : ah, peut-être, en effet ! J'y étais presque tout le temps. T'inquiète, on aura d'autres occasions. (Je serai sur le stand de Sarbacane pendant tout Angoulême ! Passe nous voir et salue-moi !)

      Les amours disparues : je ne suis pas sûre d'avoir compris la question sur la diversité. Le narrateur est le mec de la BD oui, donc on est du point de vue de ce narrateur, un personnage paumé et assez antipathique, ce qui n'empêche pas une superbe finesse dans les relations. Elles sont vues de *son* point de vue, qui est tordu et telllement bien incarné dans le genre. (Et nous sommes des gens intelligents capables de supporter les personnages tordus normalement (sauf trauma personnel très proche de cette histoire !)) En l'occurrence, je ne trouve pas la BD complètement badante, si c'est ça la question (pas comme le film "Mon Roi", par ex., si on est sur les relations tordues). Et les images symboliques, surréalistes, proposées par la dessinatrice sont teelllllement géniales… *O* Bref j'ai adoré. J'ai envie de lire "La tendresse des pierres" de la même autrice-dessinatrice (même genre d'approche freudienne surréaliste ouf).

      À bientôt à Angoulême !!

      J'aime

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